Faire ses comptes

1 premier job – 12 ans d’ancienneté – 1 porte poussée chaque matin – 130 km quotidiens – 1 motivation profonde d’apprendre chaque jour– 3 congés de maternité – 1 job passionnant – 130 collègues qui ne parlent  pas ma langue – 1 rage d’y arriver – pas une seule tasse de café – 1 temps plus que plein – des responsabilités – 1 sacrée organisation – des litres de thé – 1 position enviée – des milliers de mails – 1 joyeuse bande – des fous rires mémorables – 1 ambiance détendue – des preuves de confiance

Et puis…

1 changement de service suite à réorganisation – 1 année  – 1 chef inhumain (et con) – 1 petit chef version roquet – 1 ambiance de merde – 1 douzaine d’arrogants – 1 dizaine de coups bas – 1 lutte pour sa survie personnelle – 1 mal fou à se lever le matin – 1 Supradyn Boost par jour, à en avoir la nausée – 1 entretien annuel d’évaluation d’humiliation – 1 négation complète de mon travail malgré des clients ravis – 1projet d’évolution qui ne me convient pas – 1 organisation foireuse – 1 déménagement en vue  – 1 bouffée de regrets – 1 tablette de chocolat quotidienne – 1 rage au cœur – 1 combat – 1 carapace – 1 découragement  – 1 sourire, parfois, qui te fait hésiter – 1 sentiment de rester l’alien après autant de temps – 1 envie d’en finir – 1 goutte d’eau qui fait déborder le vase – 1 motivation à zéro  – 1 peu moins d’humanité chaque jour –  1 boule à l’estomac en garant la voiture sur le parking – 1 sensation de gâchis  – 1 décision : je cherche un job – 1 lueur d’espoir : le jour où je claquerai ma démission sur le bureau du DRH.

Les commentaires

VGD75

Il y a trois ans, j’en avais ras-le-bol de mon job sans perspective d’évolution. Je revenais de congés maternité et ils avaient embauché une nouvelle qui prenait le pouvoir (d’un job où le pouvoir n’a aucun intérêt me semblait-il). Bref, après presque 10 ans de bons et loyaux services, j’ai filé ma démission après avoir trouvé un autre poste. J’en jubilais d’avance. Trois ans après, il s’avère que c’était l’une des pires décisions prises. Le job que j’avais trouvé, je m’en suis fait virer pour motifs économiques moins d’un an après. Ils ont quand même eu la « délicatesse » de me trouver le job où je suis actuellement mais où j’ai perdu pleins d’avantages (et je m’ennuie). Résultat, il va falloir que je change bientôt… Bref, faut bien réflêchir avant de prendre ce genre de décisions… Sinon, des gens qui ont changé et qui ne regrettent pas, j’en connais aussi 🙂

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Mon parcours dans cette boîte est un peu compliqué: j’ai changé de service, j’ai eu le choix qui n’en étais pas un: ou je faisais les poussières, ou je continuais mon job ailleurs, ce que j’ai fait, en connaissance de cause puisque la réputation de ce service était merdique. Je l’ai accepté un an, mais les conditions se sont tellement dégradées que non, je ne peux plus cautionner ça.

Réponse
Begonia

Je n’ai jamais regretté une entreprise que j’ai quitté, même si je déteste la boîte où je bosse, même s’ils ont réussi à me dégouter de mon job.

Je m’attaque aux envois de cv dès la mi-août et rêve comme toi du jour où j’annoncerai ma démission ! Et pour la première fois en huit ans, ce seront des larmes de joie que je verserai !

Je ne veux pas attendre le traditionnel « on sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on retrouve » !!

Réponse
Martine

J’espère que tu retrouveras très vite un nouveau job qui te rendra le sourire et l’envie d’aller travailler tous les matins.

Réponse
Martine

Je viens d’avoir une réponse négative, pour un poste qui me branchait bien. J’ai passé l’entretien hier et je pensais que ça c’était plutôt bien passé, je suis trop dégoutée . . .

Réponse
Béatrice

Et ben …..
Je ne sais pas trop quoi dire, moi la fonctionnaire « vernie » …. Plein de bonnes ondes pour tes recherches et courage en attendant 😉

Réponse
Miss Cz

courage Mentalo
c’est très difficile ce genre de situation, rester 10h00 avec des personnes que l’on ne supporte plus, avoir la boule au ventre le matin quand le réveil sonne, se donner à fond et n’avoir que des reproches c’est très difficile…

tu as pris une bonne décision d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte

Réponse
Miss Cz

certes
mais tu peux regarder les offres, mettre un coup de neuf à ton CV
répondre à quelques annonces même si elles t’intéressent pas forcément beaucoup, histoire de voir de ce que vaut ton CV sur le marché du travail et si possible de t’entraîner à passer des entretiens

il y a quelques temps c’est ce que j’ai fait (avant la chute) j’ai même eu un entretien, bon le responsable était un gros naze, le job sous payé vu les heures à faire, MAIS je me suis bien débrouillée pendant l’entretien, je lui ai dit « non »
l’a eu l’air tout triste, il m’a demandé de réfléchir, hein pas me hâter dans ma décision
il m’a rappelé 3 jours après, j’ai refusé
mais j’ai aimé l’intérêt qu’a suscité mon CV
et je vois les « nouvelles » questions qu’on peut poser

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

C’est clair! J’ai passé l’aprem à éplucher les sites d’annonces. Bon pour le moment je n’en ai retenu qu’une, aprce que si je ne sais pas encore bien ce que je veux, je sais exactement ce que je ne veux plus! Puis je vais prendre rendez-vous avec des chasseurs de têtes, aussi.

Réponse
Moo

Allez Menthalo, bats toi ! Tu mérites le meilleur… Garde ton optisme, c’est la clé de la réussite.

Réponse
Poulette Dodue

O que je comprend !!! Tu vas trouver THE job pis y vont gagné une vrai perle …
Réorientation en vue moi itou…(baisse activité) mais comme toi optimisme !!

Réponse
Bloody Mary

7 mois et j’ai déjà envie d’aller voir ailleurs ça se passe plutôt bien avec mes collègues mais entre eux c’est un peu la guerre (pas top niveau ambiance).
C’est mine de rien loin de chez moi
Dans ma position actuelle niveau évolution nada !
Hier j’ai vu The job pas mieux payé, et moins intéressant mais juste a côté de chez moi (15min a pied), pleins d’avantages et surtout évolution possible (en interne et formation), le recrutement est début septembre faite que je passe le test sans encombre je croise les poils du cul.

Alors je croise pour moi et pour toi tu vas trouver mieux !!!!

Réponse
bbflo

Très très difficile d’aller au boulot en trainant des pieds… à chaque fois que j’en ai eu marre, je suis partie. Et je n’ai jamais regretté.
Après, c’est difficile de conseiller, chacun sa vie, ses charges, ses impératifs etc…
Bon courage en tout cas, je te souhaite de trouver rapidement un poste dans lequel tu t’éclateras.

Réponse
alorom

Avec ton bagage et ton expérience c’est pas un arc que tu as c’est une guitare!!!
Alors fonce!!!!
J’en rêve de changer de job, non pas que je n’aime pas mon métier, je déteste la façon dont on m’empêche de le faire!!!
Et si je devenais photographe animalier??:D

Réponse
unesourisjaune

Tu as bien raison, on ne devrait jamais se rendre malade pour un boulot. Je te souhaite donc beaucoup de courage pour cette recherche, mais ton post respire la volonté donc je ne me fais pas trop de souci pour toi !
Bises

Réponse
Bismarck

Tiens bon jusqu’aux vacances, et puis après, tu auras forcément la pêche pour trouver mieux. Ou autre chose d’aussi bien, en tout cas, je te le souhaite.
Bon courage!

Réponse
sabine

Ah pas facile, ma pauvre ça doit vraiment être costaud pour te lever le matin, heureusement que t’es de nature optimiste! Je te souhaite du courage mais je sais que tu en as plein! 🙂

Réponse
Lola

De notre côté, on commence à respirer après 18 mois de galère… mon mari a eu un job tel celui que tu décris (2ème partie évidemment), il rentrait crispé, commençait à prendre un verre d’alcool par soir pour arriver à décompresser, partait au boulot la boule au ventre… puis tout s’est arrêté d’un coup : négociation, transaction et hop dehors, direction liberté retrouvée. C’était à Noël 2008. Sauf que « dehors » c’était la crise, aucun mouvement sur le marché de l’emploi ou presque en 2009. Et de mon côté, 5ème plan social dans ma boite, je ne suis pas impactée (ouf…), mais j’ai vu des collègues (plein) partir… surtout depuis fin Q1 2010.
Alors, les leçons de tout ça :
1. 2010, c’est mieux que 2009, c’est déjà un énORme point positif pour toi !
2. Même après 18 mois de galère, mon mari n’a jamais regretté d’être parti de son job pourri. Même avec la pression de la fin des ASSEDICS qui se rapproche. Et aujourd’hui, il est (enfin) capable de valoriser la « qualité » de vie versus la qualité de la paie…
3. Les chasseurs de tête, mouais… c’est comme les agents immobiliers pour étudiants quand il n’y a pas d’appartement à louer : milieu hostile, inhumain, et assez peu intéressé par ton cas… y’a que leurs clients (les recruteurs) et leurs objectifs en fin de mois qui comptent… OK, c’est la vie, mais autant le savoir
4. Seuls 20% des postes en France (je ne sais pas en zone frontalière) sont pourvus via chasseurs de têtes et petites annonces… le reste se fait par réseau et cooptation. Viadeo et LinkedIn plus forts que MichaelPage…? Si tu as des collègues qui sont partis vers d’autres horizons ces dernières années, c’est un bon point de départ…
5. Tant que tu es en poste, même s’il est déplaisant, ton CV ne se déprécie pas, et ta valeur « commerciale » reste la même (et continue à s’enrichir)… ce qui n’est plus du tout le cas quand tu as repris ta liberté
6. 2010 est une bien meilleure année que 2009 pour les cadres d’expérience, ça repart discrètement, mais ça repart… ah, je l’ai déjà dit ?
Bon courage à toi, quoi qu’il en soit. Et je pense sincèrement que le plus dur, c’est de prendre la décision…

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Merci Lola. Là où je bosse, les chasseurs de tête sont très influents. Evidemment je reste en poste tant que je n’ai pas trouvé la perle! Mes ex-collègues: un filon inexploitable, parce que justement je veux changer d’atmosphère, donc de nationalité de l’entreprise. Et oui, ça repart, les annonces sur les sites spécialisés en témoignent! Courage à vous!

Réponse

Laisser un commentaire