Bons baisers #21

Chère Métalo,

Comme je sais que toi aussi tu rêves des îles,
je t’envoie cette petite carte postale si révélatrice
du cadre pittoresque dans lequel je m’apprète à m’immerger
pour les 15 prochains jours.

Les autochtones indigènes ont des moeurs bizarres,
que je ne comprends pas très bien,
comme faire des processions habillés en noir
derrière des os à moëlle avec une fanfare,
mais ils m’ont déjà offert  quelques petits godets
d’une boisson goûtue qui aide à
relativiser le climat torride de ces contrées.

Spéculoos et violette sont les parfums de l’année, semble-t-il…

Je te raconte ça dès mon retour.

Le G.

Les commentaires

Marie Mimix

… du Péket de Liège pour les Festivités du Quinze-Août à Dju d’la Mouse…
Quelle mise en scène, si mon chien était là, l’os serait « à blanc » !!!!

Réponse
Didier

quelle est donc cette chose posée sur du céleri branche et des carottes fanes ????????????
Une forme bien étrange je trouve 😉

Réponse
Le G.

L’enterrement de Matî l’Ohê (« Mathieu l’os » en wallon) est une cérémonie burlesque qui clôture les festivités du 15 août à Liège. Cet enterrement folklorique est célébré en Outremeuse, un quartier de la ville, le 16 août, lendemain de la Sainte-Marie, à 17H00. Matî l’Ohê est un jambon à l’os comme le laisse deviner sont appellation wallonne qui signifie Mathieu l’os. La célébration est accompagnée des larmes de nombreuses pleureuses.

On enterrait à l’origine Matî l’Ohê le mercredi des Cendres pour représenter l’enterrement du carnaval. On enterrait alors os et croûtes de tartes. Cette tradition ne se fait plus actuellement que pour clôturer les fêtes du 15 août.

http://liege-urbain.skynetblogs.be/archive/2006/08/16/enterrement-de-mati-l-ohe.html

Quant à la goutue boisson, il s’agit bien sur de péket .

A votre bonne convenance, vous pourrez l’écrire pékèt, pèkèt ou encore peket (orthographe que nous aurons choisie par souci de simplicité, par paresse diront les mauvaises langues). Une chose sur laquelle tout le monde s’entend, quand même, c’est qu’il s’agit bien du nom wallon pour désigner le genièvre, un alcool blanc à base de grains et de baies de genévrier.

Et son étymologie alors ? Une nouvelle fois, les explications divergent… Pour certains, peket vient du mot wallon qui signifie « piquant », pour d’autres, c’est un dérivé de peke, le mot utilisé dans certaines régions de Wallonie pour évoquer les baies de genévrier.

Pour ce qui est de l’origine géographique, il ne s’agit plus seulement d’une différence d’explication, c’est carrément à une guerre que l’on a affaire. Selon un spécialiste d’une confrérie contacté par nos soins, la dénomination « peket » désigne en premier lieu un alcool du namurois… « Oufti ! M’a répondu un distillateur liégeois, c’est parce que les namurois veulent tirer la couverture à eux ! ». Les normes européennes mettront tout le monde d’accord en imposant peket comme « alcool à 30° produit en Wallonie ».

Pomme, poire… il ne manque que les scoubidous !

Pour les puristes, le peket est blanc et parfumé aux baies de genévrier, un point c’est tout. On l’appelle d’ailleurs aussi tout simplement « blanc ». Pourtant, aujourd’hui, les pekets aromatisés se comptent par dizaines : pomme, citron, melon… pour rester dans les classiques ou cuberdon, cactus, pain d’épice… pour les plus audacieux. Mais attention, on ne peut alors plus officiellement parler de « peket » car l’alcool est alors servi aux environs de 20° (histoire de pouvoir s’en jeter quelques uns sous la cravate quand même). En même temps, allez dire à un Liégeois le 15 août qu’un peket citron ne s’appelle pas un peket…

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