Winter tour

Je pensais très fort à  écrire un billet super chouette quand j’ai perdu un bout de doigt (la faute aux mitaines piquées à l’Homme plus pratiques que mes moufles pour twitter mon infortune : j’ai toujours pas de Ugg)  qui s’était fait la malle avec mon nez par ce froid de gueux.

 

Ca fait une semaine que je prends le bus pour aller bosser, rapport à la neige. Et le souci du bus, c’est qu’il faut l’attendre. Et qu’il fait un froid de gueux dans mon Pôle Nord. Nan mais sérieux, pas un jour ne passe sans que je me dise

 

Punaise (en vrai je suis plus grossière, mais on va châtier), y a des gens qui dorment dehors, qui crèvent dehors, c’est carrément pas humain cette histoire.

 

Parce que déjà moi, dix minutes d’attente de bus à la méthode de l’oignon (une couche de fringues compatibles boulot, une couche de polaire, une couche de doudoune, une couche de bonnet, gants, écharpe) et dix minutes de marche suffisent à me congeler pour a journée, et quand vient le soir, l’envie de recommencer dans l’autre sens me ferait presque préférer la chaleur de mon bureau à celle de mon home sweet home. J’ai dit presque.

 

Puis des fois tu passes des heures bloquée sur les routes. Puis des fois tu peux juste pas aller au boulot tellement tout le monde s’ingénie à faire de joli tête-à-queue (Muriel, si tu passes par là, ça a un pluriel ce mot ?) en rien cochons, se prenant soudain pour Candeloro au volant de sa Twingo (pas Candeloro, les gens, je lis pas Voici pour savoir que Candeloro roule en Twingo, moi!). (Vaut mieux préciser parce que je perds toujours du monde en route dans les courants d’air des parenthèses.)

 

Bon donc des fois la seule activité de ta journée à part cuisiner un bon pot-au-feu à ta famille coincée comme toi, c’est d’aller dix-huit fois à pied  jusqu’à la départementale vérifier que non, le chasse-neige n’est toujours pas passé, et non, tu n’iras vraisemblablement pas travailler aujourd’hui.

 

Une boule de neige bien dirigée te rappelle que tu as emmené ton fils dans ton pèlerinage à la départementale, et que ho, fuck ze travail après tout, zénifions, renonçons, arrêtons de pester, jouissons, merde, c’est un jour de congé forcé qui tombe à pic, et que tout est si joli, comme ça.

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Hello, coton.

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Et d’un coup d’un seul, t’as plus d’orteils, mais la vie est belle.

Sauf que s’il faisait moins froid ce serait encore plus mieux, juste.

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Les commentaires

annick

le principe de l’oignon est censé te faire avoir moins froid pas le contraire….

un ptit bonhomme de neige dans le jardin?

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Miss Cz

ça me rappelle quand je vivais en Finlande… Il faisait tellement froid, tellement de neige. L’intervalle entre deux bus semblait interminable.

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georges

je pense à toi en regardant la météo (ouais je regarde toujours le temps chez le gens que je connais) … elle est trop belle la photo !

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Océane

Et il te reste des membres en bon état encore ^^!
Je viens de m’acheter le paire de moufle la plus délire du monde, fourrées, douces, géniales !!

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Poulette Dodue

Très jolie et poètique(;-)) ta photo !
Tes « courants d’air de parenthèses » sont enchantés !!!
Bloquée par la neige itou ! c’est beau mais c’est chiantissime !

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Béatrice

Donc si j’achète des bottes de neige, j’achète pas des Ugg, c’est ça ????
Trop belle ta photo ….. plein de neige ici aussi, mais il fait trop froid pour que je sorte en faire (des photos) !!!

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Moo

Bravo pour la photo Mentalo (je fais des rimes, c’est merveilleux). Je te prendrais bien un peu de neige, pas assez à mon goût par chez moi !

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Didier

Tu finis par :
« Sauf que s’il faisait moins froid ce serait encore plus mieux, juste. »

Sauf que s’il faisait moins froid, tu irais au boulot 😛

Allez profite pour nous faire d’autres magnifiques photos 😉

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Bismarck

Moi, je me suis arrêtée en route pour prendre des photos. Et le pire, c’est que j’ai fait la route pour rien (en dehors d’admirer le paysage): pas de bus, pas d’élèves…

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