Ca urge, Panurge!

Dimanche matin, par moins cinq degrés et un magnifique soleil avé le ciel bleu, j’emmenai mon fils au cinoche avec deux copines à l’ADN exactement similaire et daté d’environ 7 ans au compteur du carbone 14. Rires aux éclats, cavalcades dans les rues désertes, amitiés aux grasse-matineurs et écrasement de nez, que j’ai fin et délicat comme chacun le sait, sur la porte close, parce que Way To Blue, agence de communication, n’est pas tout à fait au point question communication des horaires de cinoche en rase Provincie.

;

Sans nous laisser abattre le moins du monde, nous reprîmes le même tableau quelques heures plus tard, et avec plus de succès cette fois.

;

 

:

Un générique de dessin animé du siècle dernier de mon enfance, un brin longuet, je bâillai et sortis mon iPhone pour twitter mon infortune aux copines.

:

Place au Marchand de Sable, à Philibert le Mouton, aussi molletonneux qu’une descente de lit en porc-épic. Tiens, je rouvre un œil, Philibert est doté d’une tête à claques, certes, mais aussi d’une sacrée dose d’humour à deux balles dans le coin des sabots. Tu en connais beaucoup, toi, des moutons qui t’assènent un « ça envoie trop du pâté par la poste, ce truc » ? Avis à nos ados chéris, une belle alternative au très ennuyeux « c’est trop trop bien ».

;;

Suivent des scènes de la Mer du Nord, la vraie (c’est un film allemand), sauvage et chahutée, couleurs uniques. Des enfants aui jouent et qui rêvent de l’avenir et de grands voyages au long cours.

:

Ces deux mondes, imaginaire et réel, vont alors se rencontrer aussi délicatement qu’un atterrissage approximatif de Philibert sur la plate-forme du phare où vit Théo, sept ou huit ans. C’est que le Marchand de Sable a besoin de Théo , car Tournicauchemar lui a dérobé le sable magique grâce auquel les enfants de la Terre font de jolis rêves, menaçant de peupler les nuits des enfants du monde entier de cauchemars affreux.

;

 

;

Est-ce que quand je serai grand je serai capitaine de bateau ? demande Théo.

Tu l’es déjà, puisque c’est ton rêve, répond le Marchand de Sable.

;

 

Un film plein de poésie, d’optimisme, de rêves et d’images d’une beauté de livre d’enfant très réussi, à ne pas rater si tes marmots ont jusqu’à sept ans, je dirais.

;

 

;

C’est vrai que quand on est grand on n’a plus jamais peur ? demande Théo.

Non, on a toujours peur, mais un peu moins, lui répond sa mère.

;

 

;

 

Le Marchand de Sable, en salles le 9 février, 1h24.

 

Les commentaires

lexou

dommage que crevette soit trop petite, il me faut attendre encore 3 ans pour l’emmener pour voir un dessin animé…

Réponse
Lola

Si j’ai bien compris la critique que tu en fais, c’est bien pour les mômes (de moins de 7 ans), mais faut les larguer dans le ciné pour les reprendre après, parce que pour les adultes, c’est ennuyeux, c’est ça ?

Réponse
thenewme

J’ai gagné deux places pour aller le voir. Je donnerai mon avis ensuite. Ou pas. J’aime faire avancer les choses. Ou reculer. Bref.

Réponse
Poulette Dodue

Ben j’ai pas gagné de place MOI !! Ton fiston et ces claudettes ont aimés donc ?!
@Valoche : HA SI ton avis nous intéresse (et m’inquiète !) ;-D

Réponse

Laisser un commentaire