Le charme désuet

Certaines en rêvent depuis qu’elles sont hautes comme trois pommes. Bien que le Prince Charmant sente le crottin depuis un bon moment déjà, rien n’y fait, elles n’attendent que ce jour où telles Cendrillon elles enfileront la robe qui leur donnera pour une journée seulement l’illusion suprême, avant que la poussière du quotidien ne les rattrape dès le lendemain.

 

Caroline, elle, dit non, c’est tout à fait son droit*. Elle ne veut pas de Monsieur Son Mari. Elle ne veut pas se prendre la tête avec le plan de table, elle ne veut pas de robe blanche, tellement gnan-gnan. Elle ne veut pas de promesses illusoires. Très bien. Mais un peu réducteur, non ?

 

Et si le mariage c’était pas rien qu’une histoire de dentelles, et de petits-fours, et de tontons bourrés qui tombent de leur chaise dans l’étang (toute ressemblance avec la réalité de ma famille est évidemment absolument fortuite) ?

 

Le mariage n’est pas une preuve d’amour. Attendre que Chéri-Chéri mette le genou à terre en nous passant un diamant au doigt ne veut rien dire au regard d’une vie. Il veut juste peut-être dire que Chéri-Chéri a enfin compris que tu avais envie d’une robe à douze mille brozoufs, d’un chignon alambiqué, et d’une valse les yeux dans les yeux – le tout te paraîtra affreusement meringue et ringard dans moins de temps qu’il te faudra pour faire un gosse. Ou que Chéri-Chéri, t’aime, effectivement, à cet instant T, au point de se prêter à ce cérémonial dégradant, puisque hautement sexiste (je me demande comment ça gueule pas autant que pour Petit Bateau ou les pubs de lessive, tiens).

 

Parce que faut bien ouvrir les yeux sur un truc : on réfléchit rarement (moi itou, et j’ai comme qui dirait toute légitimité pour parler de ça) à ce que veut vraiment dire se marier avant d’en avoir connu les affres. Quand tout est beau, même l’idée d’embrasser Tata-Georgette-qui-pique nous paraît absolument insignifiant au regard de cette méga teuf qu’on va se faire, avec un coussin à alliances assorti aux boutonnières de ces messieurs du cortège (l’abus de forums Doctissimo nuit gravement à la santé – mentale).

 

 

Mais le mariage n’est pas qu’une cérémonie. Le mariage n’est pas une histoire d’un soir. Le mariage est l’histoire d’une vie. Qui comme toutes les vies, aura ses lignes droites et ses virages dangereux, ses détours et ses voies sans issue. Ses promesses non tenues peut-être, pas toujours, pas forcément, mais sa possibilité de pardon, toujours.

 

C’est quand ça devient dur, quand on ne sait plus trop pourquoi on est là ni ce qu’on a encore à se dire et à se faire, si ce n’est du mal, que le mariage, pour moi, prend tout son sens. Quand tout se délite autour de nous, le mariage est ce fil ténu qui nous tient encore ensemble, que nous hésitons à défaire, et qui nous permettra de trouver le courage, l’envie, la volonté de construire ensemble.

 

Alors bien sûr, s’endetter ensemble sur trente ans, ça crée aussi des liens. Faire des enfants, c’est l’assurance de devoir se coltiner l’autre à vie, aussi. Mais ce ne sont que des éléments extérieurs au couple : de bonnes excuses, en somme. Le mariage, lui, n’engage que ses protagonistes. En toute (in)conscience.

 

Il est faux de dire qu’on se marie pour le meilleur et pour le pire : le meilleur, on l’a déjà. Le pire ne manquera pas de venir, et il sera bon à ce moment là de se rappeler qu’on s’est engagés à l’affronter ensemble, quoi qu’il arrive.

http://www.flickr.com/photos/louisette_/5600419734/
Photo de Louise Petticoat, avec son aimable autorisation, mais de toutes façons on s’en fout, elle est en vacances. (Reviens, Louise, c’était pour rire!)

*Base de réflexion pure. Je n’ai d’ailleurs pas lu les commentaires, n’y ayant pas accès. Aucun jugement de valeur de ma part.

Les commentaires

Mme Déjantée

Avec Mr Déjanté on s’est mariés quand l’Anté-pré-ado avait deux ans… ma mère avait tellement pleuré parce que sa fille de presque 20 ans était enceinte que je me suis dis qu’il fallait bien un peu de fête pour compenser…
Nous ne nous sommes pas mariés pour les promesses, le rêve de princesse et le cérémonial… les engagements avaient déjà été pris, il y a bien longtemps, à un âge où personne ne nous aurait cru de toute façon…
Nous nous sommes mariés pour réunir nos amis, notre famille et parce que dans la vie il n’y a pas tant que ça d’occasions de se réjouir…
Nous avons loué tout un internat pour loger (à la dure) tous ceux qui accepteraient de mettre leur vie en parenthèse pendant deux jours pour aller à la rencontre d’autres qu’ils ne connaissent pas…nous avons décoré la salle de lierre et blé glanés dans les champs, nous avons loué les service d’un groupe folk du coin pour s’étourdir un moment dans la danse..
Nous avions rencontré un curé bobo qui a accepté que nous réécrivions toute la cérémonie à notre sauce, les gens ont chanté, tapé dans les mains et pleuré..J’ai accepté que Mr Déjanté me passe une alliance au doigt car je voulais la regarder comme le Petit Prince regarde son étoile…belle parce qu’une rose s’y cache…
Ce n’était pas un mariage, c’était un bel instant…

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Très très jolie histoire, je vous imagine très bien, sans vous connaître. Le mariage en tant que cérémonie comme point d’orgue du mariage que j’ai traité ici en tant qu' »institution », parce quela vision de Carloine me semblait réductrice (à mon sens à moi).
Nous… avons fait la fête 5 ans après…

Réponse
Maman sur Terre

Je suis contente que tu rebondisses sur le billet de Femin’elles parce que je le trouvais en effet assez réducteur du mariage, ce que j’ai dit dans mon commentaire d’ailleurs.

Moi j’ai demandé la main de mon homme. Enfin pas tout à fait mais en tout cas y’a pas eu de genoux à terre, ni de bague dans le verre de champagne. Mon homme il le savait : s’engager avec moi c’était se marier avec moi. Je ne concevais pas la vie de couple sans un aboutissement par le mariage. On se connaissait déjà, il le savait.
Aussi quand on a commencé à avoir une vraie relation tous les deux, on a parlé mariage. Pas de demande, pas de réponse. Le fait de sortir avec moi c’était déjà un oui qu’il m’avait fait.

Et même si la fête, la robe, les cadeaux, les invités ont été à la hauteur de mes attentes et resteront un souvenir merveilleux pour moi, ce n’est pas le plus fort de mon mariage. Le plus fort c’est notre démarche, notre envie à tous les deux, notre promesse officialisée devant témoins.

Bref je vais pas en faire tout un long dicours mais merci d’avoir approfondi la question 🙂

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Je n’ai pas pu lire les commentaires et finalement c’est pas plus mal, je reste « vierge » de vos impressions. Pour mon mari, faire des enfants ensemble, c’était d’abord se marier. Moi qui n’en avais pas forcément envie après une expérience désastreuse, j’ai compris sa démarche (je dis démarche parce que pas de demande, et pas de oui ;-)). En regardant en arrière, je suis presque soulagée de l’avoir fait…

Réponse
Béatrice

Ben je sais bien ….
Et c’est pas dit que je ne replonge pas, un jour …. et pour le coup, ta dernière phrase aura, cette fois ci, tout son sens ! <3 (j'ai pas de pavé numérique pour en faire un joli !!)

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Je disais à LMJ qu’on réfléchit vachement plus pour un second que pour un premier. Le premier on le fait un peu pour la fête, le second, la fête est accessoire, et l’important c’est sa signification et l’engagement, parce qu’on sait à peu près à quoi on s’avance…

Réponse
Ginie et son pêle-mêle

Mon Homme, fils de séparés (car pas mariés) était contre le mariage quand je l’ai connu. A l’inverse, moi je crois à ce que cet engagement représente et pas à la vision que certains s’en font en se disant « au pire, si ça ne marche pas on n’a qu’à divorcer ». Ton dernier paragraphe est tellement vrai et certains ont tendance à l’oublier, à baisser les bras trop vite.
Mon Homme m’a écouté et je sais qu’il a changé d’avis ; il n’a pas encore fait sa demande mais nous parlons déjà de l’organisation, de nos tenues, du lieu, de la suite, de la famille que nous formerons … ça me fera bizarre de dire « mon mari » au début mais finalement, je préfère ça plutôt que de chercher le terme approprié entre « mon chéri, copain, homme, compagnon, conjoint … »
Bel article en tout cas !

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Si la fête vous enchante, c’est chouette. Maintenant, je ne crois pas que celle-ci soit insdispensable non plus. Moi je dissocie complètement les deux en tout cas. Même si ne jamais perdre une occasion de faire la fête, c’est une évidence 😉

Réponse
clemlamatriochka

Très joli. Je partage tout à fait ta vision du mariage.
Pour moi, l’office et la fête du mariage sont une source inépuisable de joie, de bons souvenirs et de notre engagement. Bien sûr, l’engagement peut se prendre autrement mais il est plus difficile de revenir sur celui-ci, ce fil ténu dont tu parles…

Réponse
madamezazaofmars

J’ ai demandé mon ex en mariage, c’ était il ya longtemps, et il a dit non, fucking bride !!!

Réponse
MissBrownie

De toutes façons, pour mon homme, il était hors de question d’avoir des enfants sans se marier avant… j’aurai fait n’importe quoi pour avoir des enfants 😛
Ne pas avoir le même nom que mes enfants, je ne l’aurais pas supporté 😉

Réponse
Poulette Dodue

Prévu en 2026 !! Oui me marier à 50 piges avec mes 2 gars (heu mes fils hein !), cela ferai 30 piges de vie à 2 puis 4… c’est ça mon « idéal »

Réponse
Xtinette

Notre mariage était très personnel : on a invité qui on voulait, on a tout choisi (et tout payé). Il était à notre image. Avec une cérémonie que nous avons créée nous-mêmes. Bref, un grand moment !

Réponse
MrsB

Mon avis à dix copecs dont on se fiche comme de notre première paire de chaussons tricotés.

Du haut de mes bas, hm du haut de mon quart de siècle en tant que mariée.
S’il est une chose sûre et certaine je n’aurais qu’un mari. Non que je pense que notre contrat moral est gravé dans l’airain des ailes d’un cupidon qui aurait trop lu Cendrillon, mais je serais la femme d’un seul mari. Nous nous sommes donnés de la peine pour conserver ce mariage aussi intact que possible car croiser le fer au sein d’un couple en ayant à coeur de ne jamais blesser l’autre est une gageure bien plus épuisante que partager l’alcôve, bien plus généreuse que partager son compte en banque. Et Cupide (le cousin de Cupidon) est témoin que plus d’une fois au cours d’un mariage on calcule l’effort consenti avec mesquinerie avec un bel égocentrisme qui fait penser que l’autre ne fait rien.
En réalité, je crois que seuls les mariages de raison durent, l’amour est étranger à la notion, par raison j’entends, celle qui fait que parfois on sait être et laisser seul(e) au sein d’un couple, celle qui nous pousse à refouler l’envie de massacre qui nous prend au détour d’un énervement, celle qui nous amène à regarder ensemble vers l’avenir en choyant le présent et en gardant le passé à l’esprit.
Pour la cérémonie en elle même, j’ai laissé ma mère choisir la robe je m’en fichais comme de mes premières Start-Rite (encore que les rouge cerise à brides j’en rêve encore), on a laissé les parents choisir les invités, les fleurs, le menu, on n’ avait de liste de mariage dans un grand magasin, on a reçu des cadeaux de très bon ou mauvais goût, rien d’ utile ou presque. Les alliances sont de simples joncs en or, gravées à l’intérieur d’une date (très pratique pour se souvenir du D-Day). La robe et le bouquet étaient jolis et frais comme un matin de juin, les invités étaient contents d’être là, le dîner était digne d’un banquet old school, c’était une belle journée sans thème autre qu’un mariage en robe blanche/habit dans la tradition, au domicile de la famille de la mariée.
L’avantage de laisser les clés de la réussite de cette journée aux parents c’est que les fiancés, nous roucoulions tranquillement au fond des bois pendant que ces dames aux capelines grises s’échinaient à organiser une jolie fête de mariage.
Je ne fantasmais par sur cette journée même si j’ étais pressée et heureuse de me marier avec ce jeune homme là, pour vivre tous les jours avec lui …on est obsolète aussi chez les B’… bref….mille mots ou presque, désolée Mentalo pour la longueur du message.

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Tu sais que tes interventions sont toujours très appréciées. Et tu dis très joliment ce que je pense. Je n’ai pas abordé cette thématique de l’amour et de la raison, certes, mais je pense qu’un mariage qui dure est un mariage qui associe les deux: avoir assez d’amour pour l’autre pour être raisonnable… J’ai été mariée deux fois, la première tellement brièvement qu’on dira que c’était un brouillon quasi oublié, une erreur de jeunesse comme on dit.

Réponse
La Mère Joie

Moi je crois surtout qu’il faut bien distinguer être amoureux et aimer. On a tendance à confondre les deux.
(oui, je vais manger)

Réponse
MrsB

Yep.
C’était d’ailleurs le thème abordé par le prêtre lors de la préparation à notre mariage.
Il nous trouvait trop joli couple pour être honnête et surtout résistant à l’usure de cet état amoureux.
Vous allez peut être rire mais sans les mots pleins de bon sens de ce brave curé de cambrousse, je ne sais pas si j’aurais abordé le mariage avec la même foi dans le quotidien tissant étroitement et intimement un mariage. (Je ne sais pas si l’équivalent existe dans le mariage uniquement civil).
Il parait que l’amour on peut le nourrir, le lustrer pour qu’il brille longtemps . L’état amoureux il parait que c’est juste une affaire chimique. Je dis il parait parce que je suis toujours amoureuse de mon mari, alors qu’en toute logique de l’ al-chimie je ne devrais plus, ou alors il a rudement bien fait de rester fidèle à son eau de toilette florentine. 😉

Réponse
Bismarck

J’ai un peu forcé la main du mien, pour avoir la robe blanche; mais il n’y a pas eu de grosse fête: juste un dîner avec nos parents, soeurs et témoins.
Je dirais que le mariage, plutôt que de sceller un lien, en crée un autre, il engage pour des années.

Réponse
MamanSioux

Moi qui n’avais pas encore réfléchi à tout ça aussi profondément, ton article m’ouvre de nouvelles perspectives. Ce qui m’intéresse le plus en ce moment, c’est de faire des enfants : ça c’est effectivement un lien indéfectible qui engage aussi à faire de son mieux avec son conjoint pour toute la vie, pour notre bonheur de couple et celui de nos enfants.
Ce qui fait que je voyais le mariage davantage comme une grosse fête (et un peu un truc de princesse, j’en suis encore là) mais je cogite, je cogite….
Merci pour ce beau billet si bien pensé et mis en mots.

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

En général, on réfléchit plutôt après qu’avant, quand ça sent le roussi 😉 Les enfants ne sont de loin pas une assurance-vie du couple, même s’ils nous obligent à garder contact, ils ne sont qu’un prétexte. Il serait bon de dissocier les deux, je crois. rester ensemble parce qu’on le veut tous les deux, pas « pour les enfants » (quelle charge à porter pour eux!)

Réponse
Clochette

Ben dites donc Madame (si j’ai bien compris) aux yeux verts, c’est limite si e n’ai pas pleurée en lisant ce post, voilà une bien jolie définition du mariage et ce à la fois dans toute sa superficialité et dans toute sa réalité. J’espère que ce post n’a pas été inspiré par une période accidentée de la vie conjugale et si toutefois c’est le cas j’espère que vous saurez l’affronter à deux!
Bonne journée et merci

Réponse
Suzanne Helen

Ton texte est vraiment très beau. Je suis à la recherche de jolies choses réfléchies à lire pendant ma cérémonie laïque parce que je ne trouve pas toujours les mots pour l’exprimer moi-même. La fin de ton article colle à ma vision de l’acte de se marier.
Merci pour cette jolie réflexion !

Réponse
kelig

bonjour, nouvelle lectrice je suis ! 🙂 et votre article sur le mariage m’a donné envie de vous laisser une bafouille. Bien sur comme beaucoup de fille je rêvais d’un mariage avec le mec bien sous tout rapport moi aussi …

Deux expériences de de vie de 3 ans chacune avec des « catastrophes nucléaires » comme je m’amuse à les décrire m’ont définitivement fait voir la réalité en face: « tout être humain est loin d’être parfait, faut juste pas vivre avec les pires… » 1/ exit le prince charmant.

Puis arriva Le super-méga-pas-pire … celui en qui je pouvais avoir confiance. Cette confiance est apparue comme une ligne primordiale face à tous les trucs (bizarres ? ) qu’il me demandait d’accepter en vivant en amour avec lui : ne jamais manger sur la terrasse, rester des heures à rien faire sur le canapé plutôt que de courir partout le week-end, … et ne jamais se marier … hein ?

Enfant (10 ans) traumatisé par le déchirement de ses parents, il m’a tout de suite fait comprendre que pour lui ça serait non, et que c’était même pas la peine d’y penser…. ok … du coup ça m’a fait réfléchir sur ce qui me bottait le plus dans le mariage … la signature ? l’engagement ? la robe ? la fête ? oui c’était ça, la fête (et aussi la robe … ^^) les gens qui seraient à pour nous et rien d’autre. L’engagement, je sais que tant qu’il m’aime, il sera total. Car s’il a souffert de la séparation de ses parents, il a développé cette envie de faire le contraire : j’aime, je respecte et je ne quitte pas.

J’aime beaucoup ce que dit MrsB :

« Nous nous sommes donnés de la peine pour conserver ce mariage aussi intact que possible car croiser le fer au sein d’un couple en ayant à coeur de ne jamais blesser l’autre est une gageure bien plus épuisante que partager l’alcôve, bien plus généreuse que partager son compte en banque. Et Cupide (le cousin de Cupidon) est témoin que plus d’une fois au cours d’un mariage on calcule l’effort consenti avec mesquinerie avec un bel égocentrisme qui fait penser que l’autre ne fait rien.
En réalité, je crois que seuls les mariages de raison durent, l’amour est étranger à la notion, par raison j’entends, celle qui fait que parfois on sait être et laisser seul(e) au sein d’un couple, celle qui nous pousse à refouler l’envie de massacre qui nous prend au détour d’un énervement, celle qui nous amène à regarder ensemble vers l’avenir en choyant le présent et en gardant le passé à l’esprit. »

surtout qu’on s’est engueulé ce week end et que la glace n’est pas encore fondue …. patience patience … on est pas mariés, mais je sens ce fil fort entre nous … s’engueuler n’est rien, se respecter est tout …

Réponse
Alorom

Je suis indéfectiblement liée au Camarade puisque nous avons procréé ensemble, fous que nous sommes!
Et pourtant, je n’arrive pas à accepter l’idée du mariage..
Je suis très Brassens sur ce coup « J’ai l’honneur de ne pas te demander ta main »..

Réponse
accrochocolat

pourquoi on part toujours du principe que c’est les mecs qu’il faut convaincre et que les filles elles en meurent d’envie grrrrr ça m’énerve !

je mets l’amour au dessus de tout dans ma vie mais je ne suis pas du tout pro mariage et lui non plus…j’ai l’impression qu’on se marie pour les autres aussi (pour faire plaisir aux parents, pour que les gens ne jasent pas sur le fait que les enfants ne portent pas le même nom que la maman, etc) or pour moi mon couple c’est une histoire privée dans laquelle je n’ai pas envie qu’on vienne fourrer son nez (c’est mon côté ours) et je n’ai pas besoin de prendre à témoin 100 personnes pour dire « regardez comme on s’aime » j’aime pas non plus le côté « regardez comme on a bien réussi dans la vie avec tout l’argent qu’on a mis dans cette journée » bref je suis heureuse pour les couples qui en rêvent et qui le font mais ça me gonfle quand on essaie de me convaincre que je passe à côté de quelque chose de génial, comme si le mariage changeait tout ou comme s’il fallait absolument rentrer tous dans le même moule

Réponse
La Fille aux yeux couleur menthe à l'eau

Je ne suis pas sûre que tu as bien compris ce que je tente de dire, donc je te ferai la même réponse qu’Alorom. 😉
Chacun a ses arguments pour ou contre, tu as les tiens qui ne sont pas moins valables que les miens. Je ne cherche en aucun cas à convaincre quelqu’un de se marier (ou non) ou que j’ai fait le bon choix. Je dis juste que dire que réduire le mariage à une robe et à une fiesta est tellement… réducteur, justement.

Réponse
Gaëlle

Merci d’avoir répondu à l’article de Fémin’elles avec des mots très justes. Je trouvais aussi sa vision du mariage trop simpliste. On peut ne pas vouloir du grand jour et pour autant vouloir se marier (c’est marrant, en anglais on voit mieux la différence : I didn’t want just a wedding, I wanted a marriage !)

J’avoue que quand on s’est lancés dans l’aventure, on s’est d’abord préoccupés des préparatifs du grand jour. Ca nous paraissait tellement évident de nous marier, mais on ne savait pas pourquoi. Et on était plutôt absorbés par la cérémonie, la robe et tout le tralala !

Et puis, on a commencé à réfléchir aux vraies bonnes raisons de nous marier. Nous marier n’était pas une fin en soi finalement, mais plutôt un engagement que nous prenions, l’un envers l’autre, de faire notre vie à deux, ensemble, quoi qu’il arrive. D’être toujours là l’un pour l’autre dans les bons moments comme dans ceux plus difficiles.

Et même si on a de très beaux souvenirs de cette belle journée, le plus fort, c’est maintenant !

Et pour clore ce roman (oups, j’me suis un peu laissée emporter par les mots !), le nom de famille par contre, y a pas moyen, je garde le mien !

Réponse
Gaëlle

Arrrg, essayé de laisser un commentaire, pourquoi ça a pas marché ??!! Frustrant :S Allez, je recommence (je réessaie en tout cas) :

Merci d’avoir répondu à l’article de Fémin’elles avec des mots si justes. Je le trouvais aussi assez simpliste : on peut ne pas vouloir du grand jour et pour autant vouloir se marier (en anglais on voit mieux la différence : I didn’t want a wedding, I wanted a marriage !).

J’avoue que nous aussi, quand on s’est lancés dans l’aventure, on était plus préoccupés par les préparatifs, la cérémonie, la robe et tout le tralala. La mariage était pour nous une évidence, mais on savait pas vraiment pourquoi.

Et puis, on a commencé à réfléchir aux vraies bonnes raisons de nous marier. Pour nous le mariage n’était pas une fin en soi. C’était au contraire un engagement que nous prenions l’un envers l’autre d’unir nos deux histoires pour en faire une ensemble : notre vie l’un avec l’autre dans les bons moments comme les plus difficiles.

Et même si nous avons de très beaux souvenirs de cette belle journée, le plus fort, c’est maintenant !

Pour clore ce roman (désolée de m’être laissée emporter par les mots…), je dirais que pour ce qui est du nom de famille, par contre, y a pas moyen, je garde le mien !

Réponse
petite parisienne

Je ne commenterais pas vraiment dans le sens de la critique. Mais même si je sais que je rêve de me marier un jour, c’est un tout qui représente quelque chose pour moi.
Pas une journée.
Encore mois une famille (je n’en ai pas vraiment)
Oui, il y a quelque chose du domaine de la rêverie et de l’idyllique et à ce titre j’aime ton titre « charme désuet » mais à tous ceux qui sont contre (et je comprends parfaitement que l’on ait ni l’envie ni le besoin de se marier… ) Je n’arrive pas à trouver les mots pour leur dire ce que je ressens.
Oui il y a une sorte d’engagement, un élan du coeur mais de la vie aussi.
Et puis peut être aussi que je suis « vieille fille » et que l’idée mariage-enfant, je la trouve séduisante même si pas obligatoire du tout. C’est bête. C’est vrai.
Et c’est beaucoup plus que ça surtout.

Et surtout… j’aime l’illustration qui accompagne le billet, parce que…

(bah j’ai commenté du coup :p ]

Réponse
petite parisienne

Parce que déjà j’aime la photo! ^^
Ensuite j’aime le choix original (ou métaphorique (?) ) de la photo! En tout cas un peu décalé 😉
(et puis couleur été c’est important ! :p )

Réponse
Nanette

J’étais passée à côté de ce billet… Mon mariage (en plus d’être la fête meringue-planteur-mousseux-rosé-champagne et fiesta), je le voyais comme une cerise sur un gâteau qu’on a mis 4 ans et demi à construire. En m’épousant moi, il épousait aussi mon fils et s’intégrait encore plus dans notre duo.
Ca m’a guérie de cette idée folle que j’avais que personne ne m’épouserait !

Réponse
chocoladdict

les mecs à quand un blog sur le mariage ))

ouais je crois que je me suis emballée et en effet se marier pour la belle robe c’est carrément réducteur (dans ce cas là tu fais une soirée déguisée et tu te déguises en mariée…bon ok je sors))

Réponse

Laisser un commentaire