Lundi

J’ai vu la pluie, la nuit.

J’ai vu le paysage qui défile.

J’ai vu la foule.

J’ai vu les couloirs carrelés de blanc.

J’ai vu les genoux posés sur un bout de carton, les mains qui se tendent, dans une muette supplique.

J’ai tenu la main chaude de mon amoureux.

J’ai marché avec lui, contre lui, des kilomètres, grimpé avec lui, contre lui, des dizaines de marches.

J’ai vu les chalets des marchés de Noël qui dénaturent tout, avec leur musique agaçante.

J’ai vu le ciel soudain si bleu, l’air vif et le soleil rien que pour nous – les amoureux sont toujours seuls au monde.

J’ai vu un legging #Hirsch sur les jambes d’une Japonaise sur les Champs.

J’ai vu l’effervescence des préparatifs.

J’ai vu les vitrines des magasins de luxe sans aucun désir, puisqu’en ce moment même j’avais tout.

J’ai vu chez Sotheby’s et au Musée Dapper des choses à couper le souffle, venues d’un autre monde, d’une autre histoire.

J’ai vu le bonheur, je l’ai touché.

J’ai vu l’amour dans ses yeux.

J’ai vu ses lèvres se poser sur les miennes.

J’ai posé ma tête sur son épaule.

J’ai vu mon alliance briller de tout son éclat.

J’ai vu Paris, lundi.

 

 

Les commentaires

amaryves

C’est bon d’être à deux comme au 1er jour….moins romantique mais tout aussi « calin » pour nous c’était à Sarlat la semaine dernière.

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