Lapin d’épices

Le Moelleux revint de l’école passablement excité jeudi dernier. Il m’annonce, très heureux, que le lendemain, en classe, ils feront du pain d’épices de leurs petites mimines pas toujours très nettes avec traces de feutre à ardoise (les instits sont des chochottes, de notre temps, c’était ardoise en ardoise, et « touche » qui crissait – et éponge qui pue dans sa boîte dans le cartable, quelle belle époque), et que, clou (de girofle) sur le spice cake, les parents sont invités à venir en manger le vendredi dès quinze heures.

Quel dommage, mon chéri, que je travaillasse passe la soirée chez Louise Petticoat dans une tenue tout à fait correcte mais disons un brin dézinguée. (N’insiste pas, les photos circulent sous le manteau, et elles y resteront. Nom de code: #LPNEUO). Non, mais, vraiment.

Ce qui ne m’empêcha pas, en mère attentive, de lui demander samedi matin, pleine d’espoir eu égard à ses difficultés alimentaires, comment s’était déroulée l’activité pain d’épices, donc.

 

-Super, maman.

-Et il était bon?

-Je sais pas, j’ai pas goûté, j’aime pas.

-Si tu n’as pas goûté, comment peux-tu savoir que tu n’aimes pas? D’ailleurs, qu’est-ce que tu n’aimes pas dans le pain d’épices?

-Ben, l’épice.

 

On n’est pas rendus.

 

Les commentaires

cleopat

moralité : il n en veut pas et pis c’est tout !
soit: épices et tout !
on n’est pas rendus avec moi non plus;)

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