J’suis bidon

L’autre soir, en démarrant dans le garage du Knast, la Mentalomobile, qui a toujours un truc à me dire au moyen de son petit écran à cristaux liquides (roses, parce qu’on se caille les miches en ce moment), me dit: « Niveau de lave-glace bas ».

 

Ciel. Moi, si j’ai pas de lave-glace pour rouler, ça m’enquiquine autant qu’un string pas stretch : je me tortille sur mon siège. Du coup, si je m’arrêtais à la prochaine station en acheter, puis après, je ferais l’expérience exaltante du remplissage de réservoir lave-glace avec des moufles, juste pour la beauté de la science.

 

Bon, quand je suis arrivée à la station, je me suis dit que tant qu’à faire, j’avais qu’à faire le plein de gasoil, aussi.

 

J’ai une vie passionnante, surtout le mercredi soir.

 

Y avait un peu de monde. Y avait plein de gens avec le coffre ouvert, remplissant des bidons. Je pestai. C’est interdit, c’est dangereux, pis ça prend un temps fou.

Je fis un malaise vagal quand le type devant moi s’en alla en sifflotant, laissant sa voiture sur place, dévaliser la boutique de la station. Douze minutes, le con. Douze. Plus dix avant pour remplir ses bidons ET son réservoir, si tu suis. Donc vingt-deux. Pour pas devoir marcher dix mètres, s’il avait déplacé civiquement sa caisse. Ce genre de comportement me hérisse le poil du mollet d’une force, t’imagines même pas.

 

C’est comme ça que finalement, j’achetai un paquet de Tuc, un paquet de chips Salt’n Pepper que j’attaquai aussitôt (les nerfs ont bon dos), et des mini pizzas surgelées pour les gamins – vu l’heure.

 

J’ai toujours pas de lave-glace.

 

Mais j’ai changé de culotte.

 

 

Oh oui, l'allumette!

Les commentaires

O-M

Ce genre de comportement me hérisse aussi les poils ( je ne te dirai pas lesquels…)
Il y a ceux aussi, ( les personnes d’un certain âge dirons-nous respectueusement) qui remontent dans leur bagnole, mémé cherche le chéquier dans le sac, puis le stylo, comme il n’ a pas bien vu -ou qu’il a bouffé le montant – il retourne voir, au passage vérifie qu’il a bien fermé le bouchon du réservoir, et consciencieusement remonte pour rédiger son chèque, sans avoir bougé sa grosse C5 d’un quart de pneu.

Ah c’est à moi…..déjà, j’y crois pas didon !

ps : je te jure sur la tête d’Axane que c’est du vécu

Réponse
Cambroussienne

Je me souviens d’un jour où j’ai voulu m’arrêter pour alimenter le réservoir de la voiture. J’ai changé d’avis quand j’ai vu la personne à côté de moi : elle fumait sans complexe.

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