Le premier jour où… je me suis mise sur mon trente-et-un

J’ai toujours aimé les mariages, les communions, les fêtes de famille que j’avais très nombreuse. J’étais parmi les plus jeunes, de ceux qui savourent le plus la fête et cette journée particulière.

Mais ce que j’aimais le plus, c’était de voir s’affairer ma mère, des semaines à l’avance, à la tenue que nous porterions.

A moi les robes à volants, à smocks, à dentelles, celles qu’on ne met que quelques fois, parce qu’elles sont trop petites avant d’avoir été abîmées. Et puis les chaussures… en ces jours de fête, à moi les jolies chaussures de fille, souvent blanches ou bleu marine, contre lesquelles je troquais mes infâmes molières marron héritées de seconde ou troisième main d’un quelconque cousin.

A moi aussi les coiffures élaborées des grands jours, fleurs piquées dans de longues tresses africaines, ou demi-queues très sages. Une fois habillés, il nous fallait attendre, immobiles dans le canapé du salon, que notre mère à son tour s’habille – et peste d’avoir éraflé son vernis.

Bien des années plus tard, je dus troquer mon uniforme d’étudiante  de fac lambda (jeans et Converse) contre une tenue plus appropriée à l’exercice tant redouté des examens oraux. C’était l’époque où la jupe est obligatoire pour les filles, et ma mère s’empressa de m’acheter un tailleur lavande qui me donnait le teint d’une endive pas très en forme, à moins que ce ne fut le stress des examens.

Lors de la première sortie du dit tailleur, agrémenté d’un chemisier blanc comme il se doit, elle me contraint au supplice de la photo souvenir. Je me tenais, de manière absolument naturelle évidemment, à côté du pommier en fleurs, et sur les clichés, j’ai dix-neuf ans, et l’air d’aller à l’abattoir.

J’ai fait un magnifique 3/20 ce jour-là.

Les commentaires

Blonde paresseuse

Mêmes souvenirs de robes à smocks, avec petit cols en dentelle… (bons, les souvenirs… jusqu’à un certain âge).

Une grand-mère qui t’entretient dans le fait qu’au collège, il serait de bon ton de porter un kilt avec des soquettes et un pull bleu marine. En plein dans les années 80 !

Partagée entre lui faire plaisir et avoir l’air ridicule. J’ai dit non ! Vive le fluo, les bandeaux dans les cheveux et les épaulettes 😉 (ok, ridicule aussi, vu d’ici)

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