Rosa Candida

En Islande, les filles naissent dans les roses. C’est ce qu’apprennent à leur dépens tout d’abord Arnljotur, passionné d’horticulture,  et Anna, étudiante en biologie génétique, deux jeunes gens qui se connaissent à peine, et se retrouvent cependant à jamais liés par cette vie naissante. Entre eux, pourtant, rien de plus qu’une nuit, et aucun avenir commun.

 

Et  la vie continue, ainsi qu’elle était tracée. Arnjolitur s’en va, loin, avec pour tout trésor quelques boutures de sa rarissime rose à huit pétales, et une photo de Flora Sol, son enfant. Anna, elle, continue ses études en Islande. Mais leur petite fille va tout de même chambouler leur vie pour de bon.

 

D’après mon expérience, c’est justement quand on se met à escompter quelque chose de précis, que tout autre chose arrive.

 

Arnljotur pourrait paraître tout d’abord passif ou résigné. Il n’en est rien, on le sent avide de grandir, de mûrir, de comprendre. C’est en partant loin de chez lui, dans un pays dont il ne parle pas la langue, que paradoxalement il va se trouver, tout comme il met de l’ordre dans le jardin abandonné dont il a la charge.

 

Les personnages sont aussi mystérieux que denses à l’intérieur. Ce roman est un trésor de délicatesse et de douceur, un Bildungsroman (roman d’évolution) de la plus jolie espèce. On ne regrette qu’une chose, qu’il se termine bien trop vite, sans qu’on sache si…

 

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir, 2007

(2010 pour la traduction française, Prix Page des libraires en 2010)

Les commentaires

Xel0u le l0up

Moi j’ai pas du tout aimé, j’ai trouvé ça lent et mou… (mais j’ai du rester sur la première impression que j’ai eu du jeune homme ^^)

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Mademoiselle Coquelicot

Mon avis n’est pas aussi radical que celui de Xelou, mais disons que je ne l’ai pas adoré non plus. En lisant ce livre, j’ai eu l’impression d’être plongée dans un drôle d’univers, que je n’ai pas très bien réussi à définir… Pareil pour les personnages, je n’ai pas réussi à me les imaginer. Un drôle de livre, que j’ai tout de même pris plaisir à lire mais qui me laisse une impression un peu bizarre!

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Bismarck

Ah, entre ton message et les commentaires, ma curiosité augmente. J’avais entendu parler de ce livre, sans bien me rendre compte que l’auteur était islandaise (ce qui augmente son attrait). Un petit tour chez un libraire virtuel s’impose.

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Blogueuse égarée

Ta citation, elle m’en a rappelé une autre, que j’adore, tirée de Sur la route de Madison. Clint Eastwood dit cette chose magnifique : « Most people are afraid of change, but if you look at it as something you can always count on, then it’s really a comfort. There’s not many things you can really count on. »
C’est pas chouette ?

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PetitBourgeon

Tiens je suis en train de le lire justement 🙂 Le titre et le résumé m’ont inspirée, je vais le rouvrir vite ! (dit celle qui abandonnait les bouquins qu’elle ouvrait)

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