Le premier jour où… j’ai été décalée

Il est toujours amusant de penser que nous nous embrassons gaiement sous le gui à minuit pile le 31 décembre, notre minuit, en allumant brièvement la télé sur les cadors du divertissement pour ne pas manquer le décompte fatidique et la seconde qui change tout (quand eux ont enregistré un 15 décembre à 17 heures, maquillés de paillettes et coiffés de bouclettes, faut pas se leurrer) alors que pour d’autres, c’est déjà l’heure de la choucroute de cheveux au citrate de bétaïne des lendemains de fête – quand certains en sont encore à accrocher les lampions de la fête qui n’a pas encore commencé.

 

Des décalages horaires, si on a eu la chance de voyager un tout petit peu, on en a tous pris dans les dents. De la journée interminable quand tu voles vers l’ouest aux pleins phares en pleine nuit quand tu vas vers l’est, ou que tu reviens de l’ouest, forcément… De l’aube qui pointe bien trop tôt aux soirées où tu piques du nez dès vingt heures, pas le choix, c’est vendu en kit avec le voyage.

 

On a tous au moins une fois réveillé un autochtone à point d’heure en cafouillant dans le calcul des heures en plus ou moins au moment de l’appeler. Quand c’est pas la Collégienne globe-trotteuse qui règle celle de sa montre à l’envers, faisant monter mon rythme cardiaque à 200 et baisser mon espérance de vie de cinq ans.

-Oh pardon, tu dormais?

-Grmblxxx, il est trois heures du matin ici!

-Oups… ah ben je te rappelle demain alors! Bonne nuit!

-C’est cela, oui…

 

Le décalage horaire, finalement, c’est pour ceux restés à quai que c’est le plus dur. Ainsi, quand le Jules se dore la pilule est en déplacement professionnel à Tahiti, la communication demande un poil d’organisation pour la réservation du créneau horaire, et donne lieu à des conversations hautement surréalistes et absurdes, en mode l’Allumeur de réverbères du Petit Prince:

 

-Bonsoir!

-Bonjour!

-Tu fais quoi?

-Je prends le petit déjeuner sur la plage, et toi?

-Je vais coucher les enfants, là. Ils aimeraient te dire bonne nuit!

-Bonjour les enfants!

 

Comment tu veux les coucher après ça, hein?

 

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Chaque mercredi, la joyeuse troupe des premières fois composée de ZetteMHFCathyPapiluc, CambroussienneLilithJoufflettel’Herbe folleLaurentClem la matriochka, Cerysette des bois, Monette, Raquel, Léia,… se réunit pour disserter sur un sujet défini ensemble sur la page du groupe Facebook dédiée. Rejoins-nous!

 

Les commentaires

MèreDe (@M3reDe)

Il est de nouveau reparti à Tahiti?! Pour ma part, je n’ai jamais connu de décalages horaires hormis ceux imposés par mes enfants, petits, qui faisaient la java la nuit et dormaient le jour…

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Fredauboulot

Ayant vécu quelques années au Japon, je vois tout-à-fait de quoi tu parles!
Et aujourd’hui dans le cadre de mon travail, certains Français m’appellent d’outre-mer, et je leur dis « bonne fin de journée » alors que c’est déjà le milieu de la nuit pour eux… 🙂
Mais c’est vrai que le « Bonjour les enfants! » au moment du coucher…ça énerve juste un peu.

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O-M

Je pouffe…..quand je suis arrivée dans le fin fond de la Touraine, à savoir le Loir-et-Cher (merci M.Delpech d’avoir si bien contribué à l’essort touristique de mon 41), je vais à l’épicerie vers les 8h30 et en partant, Madeleine ( l’épicière) me dit : allez bonsoir…..
J’ai appris que dans mon village, on ne souhaite que le bon soir (je cherche encore le fuseau horaire qui justifie cela !)

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charlotte

Ma grand-mère n’y comprend strictement rien! Lorsque j’étais au Canada (6h de moins) elle pensait que la nuit tombait en même temps qu’en France… Je n’aurai vu quasiment que la nuit dans ce cas là.
Bizarrement je me plante plus dans le changement d’heure en avril et en octobre que lors des voyages. Va chercher 🙂

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