Un an de lavables

Quand j’ai passé commande d’Ultime, comme c’était mon quatrième enfant, je me suis dit qu’il fallait un peu varier les plaisirs, renouveler le lol, faire de nouvelles expériences  et j’ai coché les cases

-crapahute à quatre pattes

-est disposé à tenter l’allaitement long

-intolérant au lactose  (Là j’ai pas fait exprès, j’ai rippé,  j’ai pas vu la case « fait ses nuits à trois semaines », c’est super ballot.)

-refuse de porter des chaussures

-porte des couches lavables

J’avoue. J’ai toujours dit que le plus important, c’est ce que tu mets dans la tête de tes mômes, un peu moins ce que tu leur mets dans l’estomac, et définitivement moins ce que tu leur colles aux fesses. Ca m’a pas empêchée d’avoir envie d’essayer – surtout que tout le monde me le déconseillait (argument généralement décisif en ce qui me concerne) (tout le monde est généralement bien intentionné).

J’ai donc passé la fin de ma grossesse à benchmarker frénétiquement. A me renseigner. A questionner. Pour un quatrième et a priori dernier enfant, tu n’as pas trop envie de tâtonner pour trouver ce qui te convient, et convient à ton bébé, en te disant que ça servira bien toujours au suivant. Non, niet, nenni, c’est fini j’ai dit (d’ici à ce que j’ai récupéré mon quota de sommeil réglementaire, je serai ménopausée depuis longtemps).

Mon cahier des charges était simplissime: les couches devaient convenir à la morphologie d’Ultime, et être faciles à utiliser – j’aurais eu du mal à convaincre le Jules puis la nounou s’il fallait un CAP Petite Enfance pour s’en sortir.

Ca tombe bien, le site Eco-Bébé propose un kit d’essai à composer soi-même. Dedans, plusieurs marques, plusieurs systèmes, que tu peux essayer (enfin, ton baybay) (note, c’est lui qui les salit, c’est pas lui qui les lave, le baybay est une arnaque à lui tout seul) tranquille, pour mieux choisir ce qui te convient ensuite.

J’ai choisi les BumGenius V4. Des couches TE1. Ca veut dire qu’il s’agit d’une couche-culotte avec une poche où l’on glisse un insert – ou deux pour la nuit – et c’est tout.

Je tourne avec trente couches évolutives à scratch, parce que j’ai décidé arbitrairement que ça s’ajuste mieux et que c’est plus facile à fermer sur un bébé modèle anguille.

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Concrètement, au bout d’un an d’utilisation, qu’est-ce que ça change? Rien, ou presque, mais en mieux, et c’est ça qui est cool.

-Je fais en moyenne deux à trois lessives de couches par semaine. Rapporté au nombre de machines total d’une famille de six: peanuts. Lavage à 60° avec prélavage quand c’est un peu cradopoulos, sinon, sans, avec une lessive bébé friendly.  Séchage indifféremment au soleil, au coin du feu, ou au sèche-linge.

-Plus jamais je pleure un samedi soir à 22 heures que le paquet de couches est vide.

-Plus jamais je peste au supermarché que mon caddie est plein juste avec un carton de couches.

-Je ne passe plus des heures à comparer les prix dans un rayon de cinquante kilomètres. J’ai investi une fois, j’ai déjà oublié le prix. Je change sans compter, sans me dire qu’elle a déjà dépassé le budget mensuel.

-Ultime n’a jamais eu les fesses rouges. Pas plus de fuites qu’avec des jetables. Un popotin un peu plus gros, mais amortisseur de chocs de casse-cou, ça compense.

-Il paraît que j’épargne à la planète je ne sais combien de tonnes de déchets. Je consomme un peu plus d’eau, mais dans ma région, on va dire que c’est pas ça qui manque.

Le truc en plus? Pour les sorties, j’ai demandé à Ariane, créatrice de mignonneries sous le nom de Silly&Billy de créer rien que pour moi ces mignons pochons à couches (le pochon pour les couches sales est doublé de plastique).

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Pour chez la nounou, des modèles plus grands, mais tout aussi choupis.

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Kit découverte offert par le site Eco-Bébé en juillet 2012 (no comment).

Les commentaires

Bouboulette

Quand j’avais tenté pour ma troiz’ mon choix s’était aussi porté sur ces modèles ! Mais j’ai tenu 3 semaines, j’ai tout revendu, à perte, c’est balo !

Réponse
dina

Pour l’argument eau, quand tu sais quelle quantité il faut pour faire un paquet de couche jetable (bon évidement j’ai pas les chiffres…), tu relativises.
Et j’ajouterais personnellement l’argument continence ; mes deux filles l’étaient à 22 et 20 mois contre 36 pour mon fils en jetables (doit-on y voir une corrélation, je n’en sais rien cependant car d’autres facteurs entrent en jeu dans cet apprentissage.)
Bref si vous y avez trouvé un équilibre et une satisfaction, banco !

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