Qu’on oublie de danser

Elle a crié dans son sommeil, peu avant six heures

Non! Je ne veux pas! Je. Ne. Veux. Pas!

Moi, j’ai souri. So Pili-Pili, me suis-je dit.

Et pourtant, moi non plus je ne veux pas.

Que l’hiver frappe à la porte, que le froid ne tarde plus. Que la nuit soit déjà là tandis que je peine encore sous les néons de mon bureau. Que la bêtise l’emporte, souvent. Que l’intolérance règne, partout. Que la violence nous submerge de toutes parts. (Je suis pour la paix dans le monde et contre la guerre.) Que tout devienne moins facile et tellement plus incertain. Avoir peur de l’avenir, pas tant pour moi que pour les enfants. Qu’on ne sache, malgré tous nos GPS et nos satellites, pas tellement où l’on va, finalement. Avoir tant de choses à penser, si peu de temps pour les réaliser. Du nivellement par le bas. De la médiocrité. De la paresse intellectuelle. De la haine ordinaire.

Tomber dans une spirale de négativité. Qu’on oublie de danser. D’entrevoir la beauté dans la grisaille, voire la noirceur. De garder une âme d’enfant.

Good time pour faire des gaufres. Avec du sucre glace dessus.

novembre

Les commentaires

faithfullyyours

Moi aussi je suis pour la paix dans le monde tu sais. Je veux que les hommes fassent une ronde tous ensemble autour de la terre en se donnant la main. Mais qu’avant ils les désinfectent tous avec de la solution hydroalcoolique évidemment.

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Amy

Oui, faisons des gaufres ! Tout l’hiver, et une partie du printemps aussi, avec des livres et un plaid…

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