Etain

Ce matin là je me suis levée à six heures, comme tant d’autres matins. C’était un vendredi. Nous avions espéré de la neige, et c’est un brouillard gris qui nous accueillit.

J’ai séché mes cheveux très courts après la douche, j’ai maquillé mes yeux, j’ai enfilé des bas clairs, un bustier parme brodé de perles. J’ai noué soigneusement les rubans de mes chaussures en velours noir sur mes chevilles.

La Collégienne était belle comme le jour dans sa robe en soie blanche, son petit bouquet d’orchidées à la main.

Je suis montée devant, dans la 307 qu’il conduisait. Peu après douze heures, j’ai dit oui.

Nous sommes rentrés à la maison quelques minutes plus tard, et, un verre de champagne à la main, il m’a tendu une bague que je porte depuis à l’annulaire gauche.

J’ai ôté mes chaussures et j’ai mis les magrets de canard au miel et au romarin au four.

Dans le bonheur et dans les épreuves.

Dix ans.

etain

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