L’envol du héron

 

Je lis en ce moment L’envol du héron, de Katharina Hagena. J’avais profondément aimé Le goût des pépins de pommes, son précédent opus,  sans doute pour cela ai-je voulu persévérer malgré les cinquante premières pages qui m’ont laissée de marbre, étrangère.

Et soudain, page 66, ces quelques phrases, que je pose ici pour mon amie C., parce que mes mots ne suffisent pas. ♥

 

Je craignais aussi ce monde subaquatique dans lequel on s’enfonce pendant la grossesse et d’où l’on ne ressort plus pendant des années. Tout est atténué, sons, couleurs, odeurs, tous les gestes sont ralentis par la résistance de l’eau. Comme si l’on vivait avec son enfant dans une gigantesque poche des eaux. Le retour à la surface est douloureux, on a les poumons qui manquent d’exploser, le soleil vous éblouit, les bruits vous déchirent les tympans et l’on est saisi de vertige.

 

Page 118, une autre clé, pour nous, mères, face à l’adolescence de nos filles.

 

L’astuce consiste à mettre à profit le fait que la situation pourrait être ou devenir encore pire au lieu de le retourner contre soi. Je n’y arrive pas toujours.

 

C’est clair, limpide, évident. A se répéter face à la dernière porte qui vient de claquer.

 

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L’envol du héron, Katharina Hagena, Editions Anne Carrière

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Les commentaires

Madeleine

Complètement HS: J’adore les hérons depuis que j’en rencontre régulièrement au lac des minimes du bois de Vincennes et qu’il reste là impassible et calme. Ca me fait penser au livre « la première fois que je suis née ».

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