Et puis ce fut l’automne

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Elle m’a demandé un cache-oreilles et j’ai souri – les modes ne sont qu’un éternel recommencement.

Sur le cahier ses doigts courent maintenant sous les syllabes, ne butant que rarement.

Au jardin j ’ai récolté les dernières courgettes, découvert que les framboises avaient profité de cette douceur étonnante, et gardé ce secret pour moi, pour une fois, avant de rendre le carré de potager à la nature (et aux limaces).

On ferme désormais les volets chaque soir et les mésanges toquent du bec à la fenêtre de la cuisine quand elles ne trouvent pas leur ration de graines.

Une dernière balade au soleil du dimanche après-midi qui nous fait enlever les manteaux emportés sans savoir pourquoi, quelques pas dans la forêts avant de rebrousser chemin, déçus, les chasseurs nous ont précédés.

Nous nous sommes précipités dehors quand nous avons entendu les cris, les grues nous ont salués, elle a eu six ans et puis ce fut l’automne, qui chez nous ressemble singulièrement à l’hiver.

Elle m’a demandé un cache-oreilles, j’ai souri, et j’ai promis d’en chercher un.

Les commentaires

Marie Kléber

C’est toujours fluide et agréable à lire, à l’image de l’automne qui s’est installé et qui nous promet de jolis instants à vivre.
Belle journée

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