Catégorie : Gueule de bois

L’apnée

  Ils sont fatigués. Ni plus ni moins que l’année dernière, je n’en sais rien. On se couche tôt, on se lève – avec difficulté – à la dernière minute, on grappille du sommeil en rab dans la chaleur de la couette. C’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, ce sont les devoirs tous les… Lire la suite »

Au moins une fois dans sa vie

Migrants. Pour ne pas dire réfugiés, ni immigrés, avec tellement d’espoir encore dans leurs corps fatigués. Pour ne plus les voir, on invente un mot qui ne veut rien dire. Migrants. Surtout, ne vous arrêtez pas chez nous, on ne sait quoi faire de toute votre misère. Nous, c’est l’été, on veut s’entasser sur l’autoroute du… Lire la suite »

La douleur

Elle ne me quitte pas, depuis quatre jours maintenant. Quatre jours et trois nuits. C’est long, quatre jours et trois nuits, quand la douleur vous vrille la tête et brouille la vue. Cette fois-ci, elle a commencé à droite, deux longues journées: A la fin de la troisième, elle se déplace, en sens inverse de… Lire la suite »

Le lendemain on ne devrait pas se lever tôt

Les bougies sur le gâteau d’anniversaire fument encore et déjà demain un autre lieu, une autre danse, les applaudissements, la file pour les pains saucisses ou les jeux ou les gâteaux qu’on aura apportés nous-mêmes quelques minutes auparavant– il faut bien remplir les caisses pour l’année prochaine, on aura l’illusion d’une énième visite à la… Lire la suite »

La soupe aux herbes

Les fêtes chrétiennes rythment l’année du travailleur païen en lui offrant régulièrement des ponts de glande et des occasions de sacrifier de l’animal innocent qui ne lui a rien fait: du canard à Noël, de l’agneau à Pâques. En bons rebelles de l’eau bénite, je crois me souvenir qu’à Noël nous avons mangé du poulet… Lire la suite »