Age béni…

Retour du boulot, je passe chez la nounou chercher La Marmotte, et je l’emmène chercher le pain. En chemin, j’entame la conversation, parce que faut pas parler bébé aux enfants. Mais j’ai du mérite…

-Alors Ch’tite Marmotte, qu’as-tu fait aujourd’hui?

-Nan!

-Tu as joué?

-Nan!

-Tu as été te promener?

-Nan!

-Tu es allée dans la forêt?

-Nan!

-Tu as jeté des cailloux dans la rivière?

-Nan!

-Tu as bien mangé?

-Nan!

-Tu as fait dodo?

-Nan!

-Tu as arrosé les fleurs?

-Nan!

-Tu as fait des couettes?

-Nan!

-Tu as fait du vélo?

-Nan!

-Tu as fait des câlins à Lapin Dépiss?

-Nan!

-On va chercher le pain?

-Nan!

-Tu as faim?

-Nan!

-On rentre?

-Nan!

-Tu restes dehors?

-Nan!


Quelque chose me dit que le Terrible Two n’est plus très loin…



Je reprendrais bien un peu de tapenade, moi (je le mérite)

Ma boîte à mails pro regorge de pépites toutes plus fascinantes les unes que les autres, tu le sais. Sans que moi, je sache vraiment comment elles sont arrivées là. (C’est surtout ça qui est fascinant.) (Si je m’abstiens de penser à Big Brother watching me.)

Donc l’autre jour je reçois un mail de Dorothée. Naaan, pas la blondasse de ton enfance, avec son nez retroussé, ses Musclés et sa voix agaçante. Dorothée de la Clinique du Poids, c’est son petit nom. Ouais, je sais, elle est pas gâtée dans la vie.

C’est pas beau de se moquer, tu penses bien que j’ai pas souri une seule seconde, tu me connais, je suis la bonté même.

En vrai j’ai pas souri du tout.

Je me suis dit : putain copine de footballeur, comment elle sait ?

Comment elle sait que mon cas est devenu limite pathologique en deux mois : un mois de fêtes scolaires avec saucisses et gâteaux (faut bien renflouer les caisses des associations de parents pour que nos chérubins puissent aller mater les vaches dans des fermes pédagogiques, parce que celles qui traversent la rue tous les soirs pour rentrer pour la traite, c’est pas du tout les mêmes, non non non) et un mois de canicule sévère avec apéro, re-apéro, barbecue (on prévoit toujours trop, donc on mange toujours trop), desserts en tous genres (chaque convive ayant sa spécialité dont il ne t’épargnera pas), rosé et re-rosé jusqu’à pas d’heure, puisque de toutes façons il fait trop chaud pour dormir.

Ajoute à ça la période creuse de la suerie sur tapis qui pue et que de toutes façons même le matin à six heures il fait trop chaud pour courir / faire des abdos / du vélo / des galipettes.

Rajoute encore les anniversaires, les mariages (et les anniversaires de mariage).

Et puis t’as Dorothée de la Clinique du Poids qui m’écrit. (QUI m’a dénoncée ?)

En objet : Le journal de l’amaigrissement et de la nutrition n°3. (Mince alors, j’ai loupé les deux premiers.) Bon, pour la nutrition, je sais faire. L’amaigrissement, c’est un bien vilain mot, je trouve. Ah, ben, on a ses affinités ou pas, hein.

Bon je te passe les détails (tu veux que je t’abonne toi aussi ? Dénonce toi dans les commentaires, je me ferai un plaisir), parce que bon hein rien de neuf.

La tapenade d’olives tartinée d’anchoïade, le thon au Saint-Moret sur tomates à l’huile, si c’était light, on le saurait depuis longtemps.

Par contre, y a un truc bien rigolo, le genre de truc qui n’éclate que moi et qui me fait la journée.

Y a un outil « Je calcule mon activité physique ». Et là Dorothée elle te balance tout un tas de gros mots, que tu dois cocher si tu fais tous les jours, comme : fitness, aérobic, water-polo (nan mais qui fait du water-polo, hein ??? surtout tous les jours !), alpinisme, lutte (je te jure), hockey,… et puis aussi boules/pétanque (siiiiii !) et ballades (avec 2 l dans le texte. Si. Snok.)

Déjà là, moi on me récupère plus que j’ai encore rien coché.

Parce que c’est pas fini. Y a aussi une liste « sports pratiqués dans la journée ».

Attention, c’est du lourd. C’est tout bien classé, et ça va te ravir, j’en suis sûre.

Je demande rien qu’on me trouve encore une excuse pour faire du shopping. Quoi, Chéri, cette nouvelle robe, « encore » ? Tu n’y es pas du tout, je fais du SPORT !

Pense à me rappeler d’écrire à Dorothée pour lui demander combien on brûle de calories en se marrant, et si elle pourrait pas rajouter « rire » dans sa liste.

Pendant ce temps, je me reprends quelques sardines, vu toutes les calories que j’ai perdues.


Taupe Modèle #1

Les copains,

J’ai eu beau tomber dans l’anti-cernes ce matin, rien n’y fit: je navigue au radar.

Trop de fiesta tue la siesta, le déficit de sommeil atteint ces dernières semaines n’a d’égal que la qualité de l’accueil d’Alorom & Co.

Je te laisse donc, en attendant de retrouver mes esprits, et un truc sur lequel râler (sauf mon réveil, RIP, paix à son âme écrasée sous un grand coup de coussin d’allaitement ce matin à l’aube, le salopard), avec une mini séance Taupe Modèle suite aux réclamations innombrables (une) après ma séance shopping de l’autre semaine.

Tu verras, comme je l’ai dit chez La Mère Joie ce matin, que je suis équipée si tu as besoin de repiquer les poireaux dans ton jardin. Qui dira encore que la fille est superficielle, futile et inutile, hein? Eh bien non,  pendant que je cocktaile, je suis sensible au labeur paysan, moi.

Si t’es très gentil et que tu fais des ooohh et des aaaah dans les commentaires ce soir je rajoute la robe (oui, je suis pas Dita Von Teese, je fais les choses à l’envers, et puis je suis ici chez moi ou bien?)

Edit: allez, c’est bon, t’as gagné. Et viens pas râler que c’est flou, surtout.


Poète, mais à ses heures seulement

Hier soir, le Petit d’Homme, poète à ses heures perdues,  est dans le bain, j’en profite pour me refaire les ongles de pieds et un ravalement de façade en profondeur. C’est que ce soir, je vais faire la fiesta chez l’autre follasse d’Alorom, s’agirait d’être nickel pour être assortie à sa maison qu’elle brique chaque soir depuis deux semaines au coton-tige.

Démaquillage, gommage, pose du masque.

Le Petit d’Homme réclame un gobelet pour jouer dans l’eau, et fissa.

Oh, hé, machin-chouette, je suis occupée, tu vois?

Tu fais quoi? Aaaah, tu te rases!

Je le donne au plus offrant… Faire offre dans les commentaires.


Publicité mensongère

Au bureau, on est des gros gâtés.

C’est marqué dessus.

Sur le paquet de PQ.

Je te jure.

Bon c’est écrit en allemand, « für Verwöhnte ».

En français, les traducteurs ont pas osé.

Mais comme un rien suffit à me faire la journée (ouais, même aux chiottes, faut que je rigole, mais ça va, je me soigne, mes petites pilules roses sont très efficaces… quand je ne les oublie pas. Ne te fais donc pas de souci pour moi.), je ne résiste pas à te livrer la version française.

Le tissu tout particulièrement doux -Papier hygiénique en pure cellulose fraîche pour des exigences élevées. Papier hygiénique « Select » 2×250 feuilles en 3 couches solides, feuilles 10 x 14 environ.

 

Alors comment te dire…. je sais pas si mes exigences sont très élevées ou si on n’a pas la même conception du luxe fessier…

Enfin, je vais pas encore râler, pour une fois que c’est pas moi qui dois changer le rouleau…