Fatal error du lundi soir

J’ai les yeux à peu près au niveau des genoux, ce qui porte par conséquent mes cernes à peu près au niveau de mes tibias d’où l’autobronzant se fait doucement la malle par endroits et qui me donne subséquemment une vue imprenable sur mon vernis violet qu’il serait presque temps que je change (la femme est volage en couleur de vernis) parce que bon hein.

Il faut dire que les derniers jours ont été riches en festivités. Dans un état peut-être un peu second, samedi soir bien tard, assistant à une fête de la musique retardataire avec une bande de joyeux drilles, par ailleurs piliers de comptoir du bar à champagne, j’invitai dans un grand élan de mansuétude la cantonade à festoyer à nouveau l’échéance annuelle de  Mr XY (je te rassure, il est encore loin de la date de péremption) pile-poil on the D-Day, à l’allemande.

Hier soir donc.

Fatal error.

Never tu fais la fête un lundi soir.

Donc là j’étais en train de nettoyer les interstices de mon clavier d’ordi avec du pschitt pour les vitres (les tiroirs de mon bureau recèlent de trésors, tu n’as qu’à demander, je te trouve peut-être même un vélo) et une brosse à dents (ça marche super, au cas où tu veux savoir) (je sais que tu veux savoir) (tu veux tout savoir) piquée à une collègue, hin hin hin, seule activité rémunérée  – et à peu près seule disponible en cette période de migration estivale – dont mon cerveau ayant eu droit à quatre heures de repos dont trois au moins de cuvage de champagne rosé soit capable actuellement, tout en pensant au triste sort de Zoé Shepard  que quand même bordel cette histoire (La Bureautière, je t’aime) quand je me rappelai que today c’est mardaille, et mardaille is the daille of the femme de ménage.

Je crois que je vais trouver une lettre de démission punaisée avec une pointe de Paris sur ma poupée vaudou ce soir sur la porte d’entrée.

J’angoisse un peu, là.

(La cantonade était quinze.)


Ma tête en tongs

C’est vendredi, ça a pas dû t’échapper.

Si tu es pourvu de marmaille, ça t’a pas échappé non plus que c’est les vacances.

Comme dans la carrière de prof y avait que les vacances qui me bottaient, j’ai renoncé avant d’avoir commencé, rapport que les ados, j’ai plus souvent envie d’y mettre deux claques que de tenter de leur inculquer quoi que ce soit.  Même s’il y en a des trüs bien, des avec qui on peut tenir une conversation à peu près correcte sans qu’ils te servent de ventilateur grâce à leurs soupirs. (Même si je concède que vu la température ambiante, ça doit pas être trop mal d’en avoir un specimen à la maison.)

Donc JE ne suis pas en vacances. Ce qui m’empêche pas de mettre mon esprit en tongs, mon intelligence en trikini, mon bon sens en paréo et ma jugeotte en méduses.

C’est vendredi, et j’ai remis ça,  j’ai lu Voici. Enfin, la bouse-lettre de Voici. (Faut pas pousser tout de même.)

Mel Gibson brade sa propriété à Greenwich
Le comédien Mel Gibson vend sa maison du Connecticut avec un rabais de quinze millions de dollars.
 

–> ah ben dis donc, c’est une affaire!!!

PHOTO officielle des fiançailles d’Albert de Monaco et Charlene
Pour officialiser l’annonce de leurs fiançailles, Albert de Monaco et Charlene Wittstock ont pris la pose.

–> si tu penses qu’à 52 balais et je ne sais combien d’enfants naturels, ça craint un peu MAIS qu’il n’y a pas d’âge pour s’aimer et que l’amour est aveugle tu es une vilaine langue de pute comme moi  prêt pour deux mois de Voici intensifs sur les palges bondées de la Méditerranée.

Justin Bieber choqué par les rumeurs sur sa mère
La semaine dernière, une rumeur annonçait la maman de Justin Bieber nue dans Playboy. Le jeune garçon n’est pas content, pas content du tout.

–> Merde alors, on dirait bien qu’Anelka se soit trompé. Ou l’Equipe. Mais oui, c’est ça! En fait, il ne s’adressait pas à son boss, mais à Justin Bieber. Hou la bavure!

La fille de Madonna devient blogueuse de mode
Lourdes, la fille de Madonna a lancé hier son blog mode. Et il fait déjà un carton.

–> Je dis rien, ça me laisse sans voix. Mais te gêne pas, surtout.

 

Bon, tout cela étant un peu déprimant, tu me l’accordes, j’ai cherché plus loin. Ce matin aussi, y a Patricia de Femme Actuelle qui m’a envoyé la gazette. Nan mais comment elles font, ça reste un mystère, mais je ne bouderai pas mon plaisir.

Trouver son maillot de bains / Bien choisir ses lunettes de soleil / Vacances pas cheres a la derniere minute

–> Cong, moi qui me casse le porte-monnaie chaque année à M’ACHETER un maillot, y en a qui en TROUVENT? Et pas des mouillés roulés en boule plein de sable et de mycoses vaginales oubliés sous la douche de la plage? Trop la chance, comme dirait mon specimen fille perso.

–> Bien choisir ses lunettes de soleil, en ce qui me concerne, se limite à en trouver qui ne me donnent ni l’air d’une mouche / d’un aviataeur / d’une instit’ née avant 1950. Et qui ne coûtent pas le PIB du Ghana.

Je te laisse, faut que je lise le dossier « vacances pas chères à la dernière minute ». (Le Turkménistan oriental, c’est très chouette en août.)


Problème de riche

Dans mon entreprise, je suis l’heureuse détentrice d’une place de parking qui me fut généreusement attribuée il y a quelques années par mon DRH (suite à des performances professionnelles tout à fait honorables, ai-je besoin de préciser) dans une ville où les précieux emplacements sont aussi rares que chers.

Il serait donc bien malvenu de ma part de songer à chicaner.

Mais quand-même.

Les vrais privilégiés, eux, ont une place dans le parking souterrain pour garer leurs rutilants cabriolets.

A l’ombre, au frais, et surtout PAS DANS LA COUR SOUS L’ARBRE OU UN CONNARD D’OISEAU PREND UN MALIN PLAISIR A DEFEQUER SUR MON PARE-BRISE DANS LE MEILLEUR DES CAS, ET TOUS LES JOURS DEPUIS UNE SEMAINE SUR MA PORTIERE MAIS COTE INTERIEUR.

Dommage collatéral de l’été. Saleté de volatiles.

C’est bon, je chicane pas. J’aurai dorénavant un sauna privé gratuit tous les soirs, de quoi je vais me plaindre, hein.

(Ouais, même les privilégiés ont leurs  -petites- emmerdes.)


Folie collective

Ca y est.

Les nanas sont dans les starting-blocks.

A partir d’aujourd’hui, les garçons peuvent s’occuper des ballons tranquilles, nous les filles on a une activité qui risque bien de nous prendre jusqu’à la finale, voire plus.

C’est que là c’est du sérieux : comment dépenser méga-plus en étant persuadée de faire l’affaire du siècle, ça se règle sur un divan de psy un truc pareil. (Surtout quand tu sais que t’es observé en train de consommer comme une souris de laboratoire dans sa cage et qu’après les gens à tas de chiffres te sortent le temps qu’il va faire cet hiver rien qu’au nombre de paires de tongs et de robes importables que t’as entassées dans ton armoire.)

Bref ce sont les soldes, nom masculin s’il vous plaît.

Mais la foule ne passera pas par moi, ou du moins, l’inverse. La cohue sur les paniers virtuels, très peu pour moi non plus. Je suis plutôt du genre à me dire que la perle m’attendra, tapie sur un portant, quand je me déciderai, d’ici deux ou trois semaines, à promener mon museau dans le fouillis de fringues gisant sur des étals dévastés.

(Non je n’en profiterai pas pour me ruiner dans les nouvelles collections, non non non – mantra répété – sans succès – chaque année.)

Mais cette année, moi, il me faut des soutifs un réfrigérateur (chérie, ça veut dire frigo). C’est bien un truc de saison, ça non ? Genre, dans deux mois, il fera polaire, et tu pourras mettre le mojito à rafraîchir sur l’appui de fenêtre sans te prendre la tête pour savoir si tu dois le mettre avec les bouteilles, ou dans la partie « froid rapide » (c’est que fait soif) ou dans la partie « froid délicat » (s’agirait pas non plus de choper une angine alcoolique).

Donc bref j’ai bon espoir de trouver un fridge avec une méga réduc.

Et attends, pas un de la collec’ 2007, so has-been, je te prie !


Le grand n’importe quoi du séminaire top-coat

T’as vu? Y a de la photo ici. Et pas de la daube, encore.

C’est qu’elle s’est pas foutue de moi, la Parisienne. Helmut Fritz en pense ce qu’il veut, moi j’ai qu’un truc à dire: y a bien un paradis sur cette terre.  Rien que la boîte, tu dirais que tu vas trouver des bas en soie Chantal Thomass dedans. Sauf que ça se mange. Le vert pomme, à la pomme, justement, est juste parfait. Et si quelqu’un peut me renseigner sur le goût du jaune vif… divin lui aussi…

Bref. La Miss CZ est aussi délicieuse et pétillante que ses macarons. La Baby Z est aussi jolie et craquante qu’une boîte entière de macarons. Mister Jack, euh, est pas doué du GPS, ça l’empêche pas d’être charmant (et d’un goût très sûr en matière de bague de fiançailles, je dois bien dire).

Bon, on a papoté tout plein, on a ri encore plus, on a dormi encore bien moins, puis comme ça donne soif, on a bu des mojitos, enfin, surtout moi. C’était le grand n’importe quoi, comme d’hab’, et c’était très bien comme ça. (Je crois qu’en même temps, je sais pas faire autrement.)

Et on a pas oublié l’objet de notre séminaire.

C’est vrai, quoi. Faut jamais oublier l’essentiel, dans la vie.

La Miss (et compagnie), merci…