Soldes out

Ma première mission soldes (= acheter un fridge, si tu te rappelles) a été rondement menée dimanche soir, assise bien confortablement dans mon canapé. I kiffe internet, t’imagines même pas. (J’attends livraison de pied ferme.)

Restait la seconde, les soutifs, pour laquelle je trouvai un créneau spatio-temporel hier soir. Sachant que les soldes n’en sont plus, vu que les rayons étaient pleins, la vendeuse m’ayant confirmé qu’elle avait reçu des cartons entiers de dentelles affriolantes, donc du coup les  -40% sont pour moi des promotions et non des soldes, l’affaire fut aussi vite conclue que celle de dimanche soir (sauf qu’un soutif s’essaie, contrairement à un frigo) (Enfin tu peux essayer si tu veux, hein, moi je m’en fous, mais perso j’essaie pas.).

Je décidai donc de m’offrir encore une tournée parmi les chiffons histoire d’en avoir bien la nausée pour les trois prochains mois (ha ha ha) et laisser ainsi ma CB refroidir (tout le monde a droit à des vacances).

Comme il y a des trucs qui n’arrivent qu’à moi, la moitié des magasins de la galerie étaient en panne d’électricité (dont mon préféré, grrr). Je trouvai hilarant la coiffeuse en train de terminer un brushing à une cliente au milieu de chez Sephora, bien que manifestement la cliente ne partage pas du tout, mais pas du tout ma bonne humeur (je me retins de justesse de lui envoyer un pouce levé avec un grand sourire).

Et c’est ainsi  qu’à l’insu de mon plein gré et contre toutes mes petites voix intérieures qui me conjuraient de faire demi-tour j’entrai chez NafNaf, antre de l’adolescente en fleurs, attirée par un bout de chiffon vaporeux vaguement liberty gisant jeté sans ménagement sur un portant.

J’avise la chose : pas d’étiquette. Je retourne la chose : pas d’étiquette de taille.  Peur de rien et imbécile surtout conquérante, j’emmène la chose en cabine. Je l’enfile. Ca coince un peu… je tente de retirer : ça coince beaucoup. Genre, ça veut plus du tout sortir de sur mon corps (la chose m’aime, sans doute ?). Je reste un instant bloquée les bras en l’air et la chose saucissonnée sous mes aisselles qui commencent à ruisseler d’angoisse. J’aperçois mon reflet dans le miroir et je me bidonne. Deux options : ou j’appelle une vendeuse pré-pubère pour qu’elle me délivre (à classer dans les grands moments de honte de première classe), ou je pète toutes les coutures de la chose. Je trouve la situation horriblement cocasse, et je me dis qu’il n’y a vraiment que moi pour tenter d’enfiler un truc dont je ne connais pas la taille juste parce qu’il est joli.

T’es gentil, t’arrêtes de rire steuplé.

La chose, décidément pas rancunière, a tout de même accepté de me libérer sans trop de dégâts ni  pour elle ni pour mon amour-propre. Je m’en allai la tête haute en la laissant là où je l’avais trouvée, qu’elle trouve son pigeon suivant  princesse charmante à sa mesure,  me promis d’y repenser  la prochaine fois que je serais tentée d’acheter du chiffon pour ado, et mis mentalement cette adresse sur la liste noire des endroits à éviter soigneusement à l’avenir.

Faut toujours écouter son instinct, même quand on ne se souvient plus pourquoi.


Fatal error du lundi soir

J’ai les yeux à peu près au niveau des genoux, ce qui porte par conséquent mes cernes à peu près au niveau de mes tibias d’où l’autobronzant se fait doucement la malle par endroits et qui me donne subséquemment une vue imprenable sur mon vernis violet qu’il serait presque temps que je change (la femme est volage en couleur de vernis) parce que bon hein.

Il faut dire que les derniers jours ont été riches en festivités. Dans un état peut-être un peu second, samedi soir bien tard, assistant à une fête de la musique retardataire avec une bande de joyeux drilles, par ailleurs piliers de comptoir du bar à champagne, j’invitai dans un grand élan de mansuétude la cantonade à festoyer à nouveau l’échéance annuelle de  Mr XY (je te rassure, il est encore loin de la date de péremption) pile-poil on the D-Day, à l’allemande.

Hier soir donc.

Fatal error.

Never tu fais la fête un lundi soir.

Donc là j’étais en train de nettoyer les interstices de mon clavier d’ordi avec du pschitt pour les vitres (les tiroirs de mon bureau recèlent de trésors, tu n’as qu’à demander, je te trouve peut-être même un vélo) et une brosse à dents (ça marche super, au cas où tu veux savoir) (je sais que tu veux savoir) (tu veux tout savoir) piquée à une collègue, hin hin hin, seule activité rémunérée  – et à peu près seule disponible en cette période de migration estivale – dont mon cerveau ayant eu droit à quatre heures de repos dont trois au moins de cuvage de champagne rosé soit capable actuellement, tout en pensant au triste sort de Zoé Shepard  que quand même bordel cette histoire (La Bureautière, je t’aime) quand je me rappelai que today c’est mardaille, et mardaille is the daille of the femme de ménage.

Je crois que je vais trouver une lettre de démission punaisée avec une pointe de Paris sur ma poupée vaudou ce soir sur la porte d’entrée.

J’angoisse un peu, là.

(La cantonade était quinze.)


Problème de riche

Dans mon entreprise, je suis l’heureuse détentrice d’une place de parking qui me fut généreusement attribuée il y a quelques années par mon DRH (suite à des performances professionnelles tout à fait honorables, ai-je besoin de préciser) dans une ville où les précieux emplacements sont aussi rares que chers.

Il serait donc bien malvenu de ma part de songer à chicaner.

Mais quand-même.

Les vrais privilégiés, eux, ont une place dans le parking souterrain pour garer leurs rutilants cabriolets.

A l’ombre, au frais, et surtout PAS DANS LA COUR SOUS L’ARBRE OU UN CONNARD D’OISEAU PREND UN MALIN PLAISIR A DEFEQUER SUR MON PARE-BRISE DANS LE MEILLEUR DES CAS, ET TOUS LES JOURS DEPUIS UNE SEMAINE SUR MA PORTIERE MAIS COTE INTERIEUR.

Dommage collatéral de l’été. Saleté de volatiles.

C’est bon, je chicane pas. J’aurai dorénavant un sauna privé gratuit tous les soirs, de quoi je vais me plaindre, hein.

(Ouais, même les privilégiés ont leurs  -petites- emmerdes.)


Folie collective

Ca y est.

Les nanas sont dans les starting-blocks.

A partir d’aujourd’hui, les garçons peuvent s’occuper des ballons tranquilles, nous les filles on a une activité qui risque bien de nous prendre jusqu’à la finale, voire plus.

C’est que là c’est du sérieux : comment dépenser méga-plus en étant persuadée de faire l’affaire du siècle, ça se règle sur un divan de psy un truc pareil. (Surtout quand tu sais que t’es observé en train de consommer comme une souris de laboratoire dans sa cage et qu’après les gens à tas de chiffres te sortent le temps qu’il va faire cet hiver rien qu’au nombre de paires de tongs et de robes importables que t’as entassées dans ton armoire.)

Bref ce sont les soldes, nom masculin s’il vous plaît.

Mais la foule ne passera pas par moi, ou du moins, l’inverse. La cohue sur les paniers virtuels, très peu pour moi non plus. Je suis plutôt du genre à me dire que la perle m’attendra, tapie sur un portant, quand je me déciderai, d’ici deux ou trois semaines, à promener mon museau dans le fouillis de fringues gisant sur des étals dévastés.

(Non je n’en profiterai pas pour me ruiner dans les nouvelles collections, non non non – mantra répété – sans succès – chaque année.)

Mais cette année, moi, il me faut des soutifs un réfrigérateur (chérie, ça veut dire frigo). C’est bien un truc de saison, ça non ? Genre, dans deux mois, il fera polaire, et tu pourras mettre le mojito à rafraîchir sur l’appui de fenêtre sans te prendre la tête pour savoir si tu dois le mettre avec les bouteilles, ou dans la partie « froid rapide » (c’est que fait soif) ou dans la partie « froid délicat » (s’agirait pas non plus de choper une angine alcoolique).

Donc bref j’ai bon espoir de trouver un fridge avec une méga réduc.

Et attends, pas un de la collec’ 2007, so has-been, je te prie !


Le grand n’importe quoi du séminaire top-coat

T’as vu? Y a de la photo ici. Et pas de la daube, encore.

C’est qu’elle s’est pas foutue de moi, la Parisienne. Helmut Fritz en pense ce qu’il veut, moi j’ai qu’un truc à dire: y a bien un paradis sur cette terre.  Rien que la boîte, tu dirais que tu vas trouver des bas en soie Chantal Thomass dedans. Sauf que ça se mange. Le vert pomme, à la pomme, justement, est juste parfait. Et si quelqu’un peut me renseigner sur le goût du jaune vif… divin lui aussi…

Bref. La Miss CZ est aussi délicieuse et pétillante que ses macarons. La Baby Z est aussi jolie et craquante qu’une boîte entière de macarons. Mister Jack, euh, est pas doué du GPS, ça l’empêche pas d’être charmant (et d’un goût très sûr en matière de bague de fiançailles, je dois bien dire).

Bon, on a papoté tout plein, on a ri encore plus, on a dormi encore bien moins, puis comme ça donne soif, on a bu des mojitos, enfin, surtout moi. C’était le grand n’importe quoi, comme d’hab’, et c’était très bien comme ça. (Je crois qu’en même temps, je sais pas faire autrement.)

Et on a pas oublié l’objet de notre séminaire.

C’est vrai, quoi. Faut jamais oublier l’essentiel, dans la vie.

La Miss (et compagnie), merci…