Ca n’arrive qu’à moi ou bien? (je suis maudite)

  • C’est quand je suis assise bien peinarde aux vécés, et que la maison est toute vide, ou au contraire toute pleine d’invités, que je remarque un certain rouleau en carton qu’ont déserté tous les coupons roses bien aimés et confortables et je maudis mon prédécesseur en ces lieux.

 

  • C’est quand je suis à vingt mètres que le feu passe au rouge.

 

  • C’est quand je veux un truc que le rayon est vide (mais là je sais que ça arrive notamment à Zette)

 

  • C’est quand je vois enfin le maillot de mes rêves dans un magazine que je finis par découvrir après des semaines, voire des mois de recherches (et ça donne qu’on est en novembre) qu’il est disponible en Ouzbékistan, mais du nord seulement. (Et, accessoirement, dans trois ans).

 

  • C’est quand je range dans mon placard la farine rachetée en prévision des gâteaux à faire cette semaine que je me rends compte qu’en fait, ce qu’il manquait, c’était le sucre (Là c’est Bbflo qui partage ma peine.) . Et que le citron, je l’ai zappé comme d’hab.

 

  • C’est quand je veux absolument aller dans une boutique que la rue est en travaux et qu’il y a un détour de 20 km (mais là je soupçonne mon banquier).

 

  • C’est quand je suis trois minutes en retard pour récupérer les enfants à leurs activités qu’un train de marchandises de 456789 wagons décide de se traîner passer juste devant mon nez au passage à niveau.

 

  • C’est quand je veux appeler du fixe que le numéro est enregistré dans mon portable dont la batterie est exsangue, et vice-versa.

 

  • C’est quand enfin je me décide à trouver un créneau pour appeler ma copine qu’elle trouve le même pour descendre à la cave ou monter au grenier et pas entendre le téléphone.

 

  • A propos de créneau, c’est toujours quand je viens de passer devant qu’une place de parking grande comme un trou de chaussette donc juste assez pour mon tank se libère en plein centre-ville, le temps de faire le tour une Smart m’a volé la politesse. (Gaspillage!)

 

  • C’est quand je les retrouve au fond de mon sac phagocyte que je lis sur les bons de réduction : valable jusqu’à hier.

 

  • C’est quand j’ai besoin de 30g de beurre qu’il en reste 21,5 dans le paquet.

 

  •  C’est quand je veux faire le plein du tank que le carburant a augmenté ce matin.

 

  • C’est quand je planifie un barbeuque que le ciel se déverse.

 

  • C’est quand je veux acheter le pain qu’il me manque 5 cents. De toutes façons, la boulangerie a fermé 3 secondes 58 centièmes avant mon arrivée. Rouvre dans deux heures.

 

  • C’est quand j’ai décidé de faire des économies que les soldes sont annoncés. De toutes façons, il restera toutes les tailles sauf la mienne .(Valable des chaussures aux chapeaux, en passant par tout ce qu’il y a entre les deux.)

 

  • C’est quand je me lève en me disant que je vais mettre mon pantalon noir, celui qui me fait pas un gros cul, qu’il est dans le panier à repasser. (Et que finalement je mets celui qui me fait un gros cul).

 

  • C’est quand j’ouvre grand les fenêtres que le vent se lève et que je fais le tour de la maison pour tout fermer parce que ça claque.

 

  • C’est quand j’étends le linge dehors avant de partir travailler qu’il tombe des cordes cinq minutes avant que je rentre.

 

  • C’est quand j’ai le numéro 129155 à la loterie de l’école que les 129154 et 129156 sont gagnants, dont le 129154 le gros lot (un panier gourmand, quand-même).

 

Je suis maudite.

 


La vengeance est un plat à garder au frais

Le boulgour a une vie cachée.

Le boulgour est sournois et vil.

Le boulgour a une vie secrète dedans ses petits grains vicieux.

Le boulgour se venge d’avoir été mangé, ou plutôt de ne pas avoir été tout mangé.

Quand tu ouvres le fridge en ayant dans l’idée d’y fourrer un énième truc là où de toutes façons il déborde, il a de grandes chances de te sauter à la figure, profitant du rai de lumière filtrant par le couvercle du Tup’ mal fermé, s’échappant ainsi vers une vie meilleure : sur le pavé de la cuisine.

Saleté de boulgour.

 (Et dans le bol transparent de l’aspi, elle est plus belle, la vie  vue?)


Intiales: B. A.

Il t’a sûrement pas échappé que La fille aux yeux couleur menthe à l’eau, c’est pas mon vrai prénom. Ils ont pas voulu, à l’état civil. Alors mes vieux ils se sont rabattus sur Ile Flottante, mais c’est pas passé non plus. Bref. C’est gentil, un pseudo. Ca te permet de dire des bêtises sans que le DRH de la boîte où tu espères un jour devenir responsable photocopieuse vienne pas vérifier que tu n’as pas des honteuses manies, comme euh… attends, euh… nan je cherche j’en ai pas. Mais mettons que tu avoues sur ton blog que tu surkiffes te curer le pif dans l’espoir d’en sortir un vélo ou une 2 CV, ah ben du coup, tu loupes le job, aucune chance, parce que ton futur DRH il sait tout de toi rien qu’en demandant à Google.

Du coup, youp, je suis une B.A..

Une Blogueuse Anonyme.

Je dis des bêtises si je veux, quand je veux. Ce qui m’empêche pas d’en être responsable légalement. Et de flinguer à vue tout auteur de propos que j’estimerai déplacé, parce qu’ici, c’est chez moi, et que des fois, je rigole pas.

Puis y a un type, il est sénateur, il s’est dit « youhou, les blogs c’est top, c’est le nouveau pouvoir pub, THE filon pour faire parler de moi, et hop un pavé dans la fenêtre virtuelle. » Il s’appelle Jean-Louis Masson. Il a déposé, je cite « une proposition de loi visant à imposer à tous les blogueurs de ne plus écrire sous un pseudo mais sous son vrai nom, avec une obligation d’afficher ses coordonnées. »

Comme si les blogueurs n’étaient pas déjà identifiables par leur adresse IP, et par leur inscription chez leur hébergeur / sur les plateformes.

Je l’ai entendu hier soir, le Monsieur Masson. (Coming-out : j’écoute les infos de RTL, tu vois que j’ai quand même des honteuses manies à planquer tout compte fait. Appelle-moi Gédéon.). A la remarque que, si, en principe, les journalistes de la presse écriture signent leurs articles de leur nom, ça n’est pas pour autant qu’ils te filent leur adresse, il faisait déjà moins le fier. Bon alors faudrait donner l’adresse d’une personne responsable, qu’il a répondu, si on veut pas donner son vrai nom. Allo Maman ? Je peux mettre ton nom sur mon blog ? Oui, mon truc, là, sur internet. Non, pas mon bloc, mon blog. Mais c’est la même chose. Ton adresse, aussi, évidemment. Ah bah oui, comme ça quand je dirai des bêtises, c’est toi qui vas morfler, comme quand j’avais cinq ans, et que j’avais dit à Madame Michu qu’elle était très laide et que même c’était toi qui l’avais dit à Madame Nezcrochu (qu’était pas très belle non plus, entre nous, on peut le dire maintenant, puisqu’elle est décédée.).

Bon, je crois que tout le monde a compris. Encore un truc qui va faire pshiiit.

Par contre, la pub, on te l’a faite gratos, Monsieur Masson. Et anonymement.


Les cours de prévention routière à l’école, je suis contre.

Conduire avec un représentant XY à la place du mort sur le siège passager, c’est méga stressant pas super terrible. Rien qu’à attendre le commentaire qui va forcément venir, t’es tellement tendue que tu fais rien que des conneries.  Surtout si le représentant XY en question est d’humeur facétieuse et prend un malin plaisir à te donner les directions à prendre alors que tu connais très bien le chemin. C’est d’un déstabilisant pas possible. Surtout que moi, en général, sur le siège passager, y a que mon sac à main, et il cause pas tellement.

Mais y a pire.

Y a conduire avec des machins de moins d’un mètre trente sur le siège arrière, et qui font les petits malins parce que au choix, ils ont passé leur permis vélo la semaine dernière à l’école / monsieur le gentil gendarme est venu leur rendre visite à l’école / ils regardent trop la télé à l’école.

Alors que t’es pépère avec Henri Dès Calogero à fond les ballons dans ta caisse pour avoir la paix et pas entendre les chamailleries de la marmaille, ça rate jamais.

-Maman, tu roules à combien?

-Maman, c’est limité à combien ici?

-Mais Mamaaaaaan, tu roules trop viiiiite!!!

-Maman, un 7 et un 0, ça veut dire que c’est limité à 70, pourquoi toi tu roules à 74?

-La police elle va venir et puis elle va t’arrêter et puis tu vas aller en prison!

-Maman, t’as pas le droit de téléphoner!

-Maman, raccrooooooche!

-Mamaaaaaaan, t’as pas le droit!

-Maman, tu dois mettre ton clignotant!

-Maman, tu le doubles, l’escargot, là?

-Mais pourquoi tu le doubles pas?

-On ne peut pas dépasser par la droite.

-Pourquoi dans les bouchons on a le droit de dépasser par la droite?

-Là il y a une ligne blanche alors on peut pas dépasser.

-Maman, tu roules au milieu!

-Maman, attache ta ceinture AVANT de démarrer!

-Maman, on doit rouler à droite!

-Maman, quand tu tournes tu dépasses un peu de l’autre côté!

-On peut pas rouler sur la ligen blanche là.

-On peut se garer ici?

-Tu as mis un sou dans la machine?

-Pourquoi tu mets pas de sou dans la machine?

-Maman, pourquoi tu dis des gros mots?

-Maman, pourquoi tu dis que le monsieur c’est un gros con?

-Maman, c’est quoi une pétasse?

-Maman c’est quoi un permis de conduire?

C’est ce bout de papier que j’ai trouvé  dans un paquet de Bonux, à t’entendre…


Homard m’a tuer (le dos)

Ne rien faire est un vilain défaut au même titre que la gourmandise – du moins pour ceux qui n’en ont pas l’habitude.

Du coup, conjuguer les deux, ça pouvait que mal finir.

Ce week-end, j’avais décidé de glander que le minimum syndical (qui comprend tout de même remplissage dominical du frigo, siège hebdomadaire de la machine à laver, entretien minimal des pelouses et entreprise de taxi générale pour la marmaille), rapport que la météo pour une fois allait enfin être en phase avec le week-end. (Ouais, d’habitude, c’est quand on est derrière les carreaux, c’est quand on bosse que le ciel est beau… ça, c’est pour la scie habituelle dans ton petit crâne, ne me remercie pas, comme ça au moins c’est fait pour la journée. Cette fois c’est pas que je suis vicieuse, mais carrément sadique.)

J’avais vérifié douze fois, tu penses, avant de prendre cette décision de la plus haute importance. J’avais consulté tous les augures médiatiques de l’art météorologique : ils étaient tous d’accord, c’était un temps à rien foutre. Ce que je fis religieusement (sans passer par la case église, même s’il fait frais dedans, ça va moyen pour le barbeuque.)

Ah ben ça a pas manqué : passer l’après-midi à baffrer des cerises au jardin en écoutant des conversations en partie atterrantes, genre qui c’est qui crache le noyau le plus loin, tu le paies tout de suite.

Ou en tout cas quand tu décides d’aller te coucher et qu’il y a plus personne pour te passer de la Biafine sur le dos.