Je voudrais me souvenir si ça faisait aussi mal la première fois, avant. Si les poumons brûlaient à ce point, si les pieds hésitaient quelques fractions de secondes à se poser sur le sol de peur de casser à nouveau, si les cuisses les épaules les bras le dos se faisaient ainsi sentir plusieurs jours, après.
Je voudrais me
souvenir de leurs premiers pas, de leurs premières chutes, et de comment ils
ont retrouvé l’équilibre. De ces nuits à les veiller, de ce temps où je tenais
leur vélo par la selle, de quand rien n’était plus compliqué qu’apprendre à
faire du vélo de grand.
Je voudrais me
souvenir comment les larmes ont arrêté de couler, de ce matin où j’ai oublié de
pleurer. Je voudrais me souvenir de ces jours où tout semblait facile, et me
répéter qu’ils reviendront, un jour, forcément.
Je voudrais me souvenir d’un temps où on ne se cognait pas aux murs, quoi qu’on entreprît. D’un temps où les nuits étaient faites de tétées, de sommeil et d’insouciance, parfois d’un peu de fièvre, mais jamais d’yeux grands ouverts à fixer le plafond ou la course des nuages éclairés par la lune.
Je voudrais me
souvenir d’un temps où on ne guettait pas les bruits ou les pleurs étouffés dans
les oreillers quand la maison est plongée dans le noir.
Je voudrais me
souvenir de la douleur, pour mieux la mettre à distance, et du moment où elle
passe, mais elle se perd dans le flou des semaines, des mois, des années ;
le corps comme le cœur ont leur propre machine à brouillard.
Je voudrais me
souvenir de comment ça a été mieux, à force de patienter, un jour. Je voudrais
me souvenir pour ne plus avoir peur.
La seule chose dont
je me souviens, c’est qu’à chaque fois le cœur bat la chamade, à chaque
première fois.
J’aime beaucoup ton blog. Un plaisir de venir flâner sur tes pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésite pas à visiter mon univers. A bientôt.
Je ne sais s’il faut prendre ce texte comme un espoir ou une note d’inquiétude. Et je ne sais pas trop comment t’aider à sortir du brouillard, mais je pense bien à toi.
Je me souviens de quand on croyait encore que tout était possible.
J’aimerais y croire à nouveau.
Je vous embrasse (puis-je ?).
Un autre possible, certainement, je veux y croire, oui.
Il y a tellement de premières fois. Certaines débouchent sur des futurs heureux. Merci d’écrire encore.
Promis promis, je reviens plus souvent (et je ne croise qu’un tout petit peu les doigts derrière mon dos, au cas où).
En passant le ton est encore tellement juste, ça resonne toujours en moi …
♥
J’aime beaucoup ton blog. Un plaisir de venir flâner sur tes pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésite pas à visiter mon univers. A bientôt.
Merci <3
« Le corps comme le coeur ont leur propre machine à brouillard » ❤️
Deux mois après, j’avais oublié que j’avais écrit ça, mais c’est toujours aussi vrai!
Je ne sais s’il faut prendre ce texte comme un espoir ou une note d’inquiétude. Et je ne sais pas trop comment t’aider à sortir du brouillard, mais je pense bien à toi.
Merci Bismarck. C’est pas facile mais ça va – de mieux en mieux.
Très bel publication .les paysages sont sublimes et tu es très jolie.