Goguette

Vendredi, elle m’a traitée de gourgandine.

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Je ne peux pas laisser passer ça.

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Une fille qui utilise un mot comme ça, si désuet mais si joli, tellement assorti à sa  robe en tulle, faut que j’aille de visu lui rouler des pelles. J’ai sauté sur mon cheval-vapeur, pris la route de Middleofnowhere, c’est tout droit après le tournant.

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Je suis chez la Mère Joie pour la semaine. Je t’avais bien dit que c’est mieux que Maurice. Vu qu’elle y est pas, à Maurice. D’ailleurs c’est donné à tout le monde, Maurice, tandis que le QG, faut montrer patte blanche, eh. Et puis je suis sûre que tu baves bien plus que si j’étais à Maurice.

Cette chaise m'est réservée.

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En chemin, j’ai  bu du Zizicoincoin chez Alorom.

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On refera le monde. Ou rien. C’est ça qui est bon, parfois.

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Tu peux nous laisser un message après le biiiiip.

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(Si t’es gentil, je te raconterai. Un peu.)

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L’indésirable du jour #7

Clique si t'es myope ou curieux.

Cher Christian,

je t’aime, je te vénère, je te baise les pieds, je les parfume de lavande et les essuie de mes cheveux soyeux.

Au lieu de débiter des conneries, fais péter les chaussures.

Je fais du 39.

En te remerciant,

Mentalo.


Caillou, ciseaux, papier (j’ai besoin de toi!)

Tu te rappelles que je dois aller faire la bise à Mickey?

Enfin, pour être honnête, j’ai vaguement une chance sur dix d’aller faire la bise à Mickey (parce que je soupçonne certaines participantes de camper à côté de leur imprimante pendant que je décompte les heures chez le Grand Capital…).

Hier soir, en rentrant, j’ai trouvé sur le parquet mon imprimante hp ePrint le troisième défi.

Là, pour une fois, c’est toi qui vas bosser pour moi. J’ai besoin que tu devines trois mots très faciles, et que tu me les écrives en commentaire. Si tu sèches, tu vas copier chez les copines, ce sont les mêmes, eh eh. Naaaan, je rigole, c’est vraiment facile. Et je t’ai mis des scies de la musique pour t’aider, après tout, ce soir, chez Boris, c’est soirée disco.

Mot n°1

Tout ce qu’a pu écrire Francis Cabrel, il l’a puisé à celle de tes yeux, c’est ton sourire qui lui a dicté, .

Mot n°2

Bourvil chantait la salade de fruits, mais si tu veux rentrer dans ton maillot de sirène cet été, je te conseille plutôt de manger celle de la salade verte, avec surtout pas d’huile dessus (mais après, un tiramisu, hein, faut manger équilibré on a dit). Sinon, tu peux t’en mettre une de chou dans le soutif, comme l’autre bobio, là.

http://www.youtube.com/watch?v=nL6VzlDW7Vc

Mot n°3

Ca fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles, ça en rajoute une  à celles de l’arc-en-ciel

http://www.youtube.com/watch?v=wbmG218gnic

Allez, fais marcher ton neurone, je te dis merci!


Le bébé-portage: JPMBB, naturellement

Lire le début de cette histoire ici.

 

Donc Olivier de JPMBB, il me dit

 

Ola la blogeuse provinciale, on est les meilleurs parce qu’on est les meilleurs, et si tu me crois pas, va lire les témoignages de tes copines melonées!

 

En substance, mais l’esprit y était à peu près. Un poil provoc’, lui aussi, donc.

 

Je me laisse pas faire, et lui dis que ma question est pas totalement con, oh, eh, et que c’est bien de faire sa feignasse à faire bosser les gens pour lui, mais il sera gentil d’éclairer ma lanterne, merci, c’est quoi ce marketing à deux balles (rudement efficace tout de même). Et là il botte en touche et me dit : viens nous voir, y a un tas de copines qui viennent mettre le souk chez nous et se baffrer de sushis le 13 avril, joins toi à nous, ce sera notre meilleure pub.

 

C’est ainsi que j’empaquetai la Pili-Pili dans son écharpe pour me donner une contenance, et que je retrouvai Marjoliemaman et Poum sur le quai de la gare de Paris, que chacune d’elles me piqua un sac et que nous débarquâmes à Montreuil où nous attendaient Keren et Olivier, ainsi que Mère Bordel, Lola sur la Toile, Maman sur terre, Minimonstres, La Poule Pondeuse, Kyrielev, la Maman de Mia (j’oublie quelqu’un, là, j’en suis sûre, non ?) et une foule de bébés vrais et faux.

 

Bon, faut pas se leurrer, on a d’abord commencé par passer deux heures à papoter et à manger. Puis on est passées aux choses sérieuses, et on a parlé portage avec Keren pendant qu’Olivier retrouvait le calme dans son bureau, loin de nos gloussements, juste après nous avoir offert du champagne, quand même.

 

Keren nous expliqua alors que le portage, c’est donnant-donnant. Il faut qu’il réponde à un besoin de l’enfant ET du parent, sinon, il n’y a pas d’intérêt. Le portage est ainsi un relais entre le ventre maternel et l’autonomie motrice de l’enfant. Entretemps, et passée la période où le portage apporte à l’enfant ce dont il a le plus besoin, c’est-à-dire la proximité affective et sensorielle avec le parent qui le berce, il a bien compris que voir tout à hauteur d’adulte et avancer sans se fatiguer, c’est vachement intéressant. Donc si chacun y trouve son compte, le portage se passe bien. Sinon, il est possible que l’enfant n’apprécie pas du tout, et donc le parent non plus… et ce n’est pas la peine d’insister, quitte à reprendre un peu plus tard.

 

Passées ces considérations théoriques, et Keren en connaît un rayon, c’est tout à fait rassurant, nous passons au vif du sujet, les écharpes. Leur matière, leur longueur, leur fonctionnalité. Keren nous montre un prototype d’anneau qui permettra d’adapter l’écharpe pour un nœud sling. Je suis dispensée d’essayer, puisque nous avons conclu que la Pili-Pili est trop grande, elle n’a plus besoin dans sa tête d’être portée (même si, cocotte, dans le métro, c’est O-BLI-GE), donc je regarde tout le monde s’initier au passage sur le dos de son poupon, vrai ou faux. Je retiens tout bien, enfin j’espère, on ne sait jamais.

 

Avant de partir, nous jetons un coup d’œil aux nouveaux coloris. A 300 kilomètres de là, ma micronièce fait ses premiers dodos dans l’écharpe magique, pour le plus grand bonheur de sa maman.

 

C’est déjà  le temps de dire au revoir, et un merci immense pour l’accueil et l’après-midi instructive. J’en ressors tout à fait convaincue, et très impressionnée par l’approche très psychologique et documentée de Keren, à l’écoute de nos bébés.

 


Le bébé-portage: une révélation

J’ai trois enfants. Je sais que tu sais, mais j’aime bien le dire. Peut-être parce que je n’en reviens toujours pas moi-même, en tout cas pas parce que je risque de l’oublier, ne fût-ce que cinq minutes, confortablement planquée dans les toilettes – je voudrais bien pourtant, mais ils ne sont pas vraiment d’accord.

 

De la même manière que chaque enfant est différent, on est une mère différente pour chacun. Il y a dix ans, on ne parlait guère de portage en écharpe. Il y a six ans, on m’en a bien parlé, mais tout ce que je voulais, déjà, c’était cinq minutes consécutives sans hurlements, ce qui certains jours relevait du miracle. Je te rassure, il avait une sacrée bonne excuse pour ça, mais quand même, j’aurais payé cher pour qu’on m’en débarrasse sans laisser de traces avant de choper des acouphènes à vie.

 

Puis j’ai fait un voyage en Afrique. Où la Pili-Pili s’est incrustée en passagère clandestine, mais où, surtout, j’ai passé trois semaines à la rencontre des femmes et des bébés, Converse aux pieds, sac au dos, et appareil photo à la main.

 

Et ce fut la révélation. Là-bas, foin d’écharpes sophistiquées, un bout de drap, de tissu, de couverture, de tapis même, et un noeud rudimentaire,  tout fait l’affaire. C’est culturel, c’est comme ça, les bébés sont portés neuf mois devant (intra utero), et au moins autant derrière, c’est une évidence. Et les bébés sont calmes, bercés par la marche des mamans.

Honorine & Romanico

 

 

Révélation, déclic, il ne m’en fallait pas plus. Mon ventre s’arrondissant, j’ai acheté une écharpe traditionnelle de marque allemande, parce que ce sont quand même les pionniers dans le domaine du bobio. Quelques entraînements devant le miroir, et très vite, les nœuds sont devenus automatiques. Mes voisins ont eu beau me demander si je comptais voter Cohn-Bendit, il leur fallait bien constater que mon bébé  jamais ne braillait et que moi toujours pas ne votais (j’ai pas le droit). Quant à moi, je vaquais à mes occupations de mère de famille nombreuse. Puis j’ai emmené ma Pili-Pili en randonnée en montagne, elle pesait juste le poids du sac à dos de bouffe, mais en plus chouette. Puis dans le métro parisien, pour être sûre de ne pas la perdre. L’été dernier, elle allait même chercher l’écharpe comme un chien sa laisse, l’air de dire qu’il était grand temps d’aller lever la patte sur les fleurs des voisins anti Cohn-Bendit se promener.  

 

Bien évidemment, j’ai copieusement enquiquiné tout mon entourage pour les convaincre. Et quand ma micronièce est née, il y a un peu plus d’un mois, je me suis fait un plaisir de proposer une écharpe de portage en cadeau de naissance.

 

C’est ainsi que, rien n’arrêtant la blogueuse, je me fendis d’un mail un poil provocateur à la sympatoche équipe de JPMBB dont tout le monde parlait.

 

Ola, les Parisiens, expliquez-moi voir pourquoi vous êtes plus mieux que les autres, eh !

 

La suite ? au prochain épisode…