Lire le début de cette histoire ici.
Donc Olivier de JPMBB, il me dit
Ola la blogeuse provinciale, on est les meilleurs parce qu’on est les meilleurs, et si tu me crois pas, va lire les témoignages de tes copines melonées!
En substance, mais l’esprit y était à peu près. Un poil provoc’, lui aussi, donc.
Je me laisse pas faire, et lui dis que ma question est pas totalement con, oh, eh, et que c’est bien de faire sa feignasse à faire bosser les gens pour lui, mais il sera gentil d’éclairer ma lanterne, merci, c’est quoi ce marketing à deux balles (rudement efficace tout de même). Et là il botte en touche et me dit : viens nous voir, y a un tas de copines qui viennent mettre le souk chez nous et se baffrer de sushis le 13 avril, joins toi à nous, ce sera notre meilleure pub.
C’est ainsi que j’empaquetai la Pili-Pili dans son écharpe pour me donner une contenance, et que je retrouvai Marjoliemaman et Poum sur le quai de la gare de Paris, que chacune d’elles me piqua un sac et que nous débarquâmes à Montreuil où nous attendaient Keren et Olivier, ainsi que Mère Bordel, Lola sur la Toile, Maman sur terre, Minimonstres, La Poule Pondeuse, Kyrielev, la Maman de Mia (j’oublie quelqu’un, là, j’en suis sûre, non ?) et une foule de bébés vrais et faux.
Bon, faut pas se leurrer, on a d’abord commencé par passer deux heures à papoter et à manger. Puis on est passées aux choses sérieuses, et on a parlé portage avec Keren pendant qu’Olivier retrouvait le calme dans son bureau, loin de nos gloussements, juste après nous avoir offert du champagne, quand même.
Keren nous expliqua alors que le portage, c’est donnant-donnant. Il faut qu’il réponde à un besoin de l’enfant ET du parent, sinon, il n’y a pas d’intérêt. Le portage est ainsi un relais entre le ventre maternel et l’autonomie motrice de l’enfant. Entretemps, et passée la période où le portage apporte à l’enfant ce dont il a le plus besoin, c’est-à-dire la proximité affective et sensorielle avec le parent qui le berce, il a bien compris que voir tout à hauteur d’adulte et avancer sans se fatiguer, c’est vachement intéressant. Donc si chacun y trouve son compte, le portage se passe bien. Sinon, il est possible que l’enfant n’apprécie pas du tout, et donc le parent non plus… et ce n’est pas la peine d’insister, quitte à reprendre un peu plus tard.
Passées ces considérations théoriques, et Keren en connaît un rayon, c’est tout à fait rassurant, nous passons au vif du sujet, les écharpes. Leur matière, leur longueur, leur fonctionnalité. Keren nous montre un prototype d’anneau qui permettra d’adapter l’écharpe pour un nœud sling. Je suis dispensée d’essayer, puisque nous avons conclu que la Pili-Pili est trop grande, elle n’a plus besoin dans sa tête d’être portée (même si, cocotte, dans le métro, c’est O-BLI-GE), donc je regarde tout le monde s’initier au passage sur le dos de son poupon, vrai ou faux. Je retiens tout bien, enfin j’espère, on ne sait jamais.
Avant de partir, nous jetons un coup d’œil aux nouveaux coloris. A 300 kilomètres de là, ma micronièce fait ses premiers dodos dans l’écharpe magique, pour le plus grand bonheur de sa maman.
C’est déjà le temps de dire au revoir, et un merci immense pour l’accueil et l’après-midi instructive. J’en ressors tout à fait convaincue, et très impressionnée par l’approche très psychologique et documentée de Keren, à l’écoute de nos bébés.