Commencer l’année en beauté {résultats du concours troizétoiles dedans}

La maison ne recule devant rien, pas même une nuit blanche ni un jour férié, ni quelques vapeurs alcoolisées, pour te transformer en bombasse du cheveu.

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La bonne réponse à la question qu’elle était facile était: l’inuline.

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Quarante-cinq participations ont été officiellement validées pour le tirage, j’ai mis tout le monde dans mon chapeau, elle me dit qu’il fait trop chaud.

Tout le monde dedans, on se serre et je secoue.

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Sauf celle qui a gagné le prix du jury, eh eh. (Suspense.) Après, j’ai tout bien mélangé, que les premiers soient les derniers et vice Versace.

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Le chapeau a parlé:

Hiiiiiiiiiiiiiiii.

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Sphinx, Zette, Ali dans la Prairie et Bismarck, vous m’envoyez votre adresse.

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Quant à la chouchoute… je laisse la parole à Gaëtan de Copaïba:

Je sélectionnerais bien LMJ avec son commentaire du 23.12 … mais on va crier au privilège, au trucage, au piston.
Sinon Alorom qui fait coup double avec ses histoires des 28.12 et 27.12
Suivent Ali, le 17.12 et Bettie, le 26.12

(Il cause petit mais c’est parce qu’il est timide).

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Alorom, c’est à toi que revient donc de choisir ton produit préféré dans la gamme Copaïba Nature, de m’indiquer ton choix et ton adresse par mail, et Newpharma s’occupera du reste.

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Ali et Bettie, c’est passé tout près. Ali, tu t’es rattrapée au tirage, et Bettie, tu recevras un lot de consolation Copaïba, si tu m’envoies ton adresse tout pareil que les autres.

Un grand merci à La Mère Joie pour le partage de l’organisation de ce concours. Les résultats des Jours Mère Joie Noël sont en ligne!

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mentaloleblog (at) gmail.com

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Que 2011 te fasse encore plein de jolis cadeaux.

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Agapes the blues

L’heure est aux bilans de tout poil un peu partout, rapport à cette fin d’année qui n’aura pas manqué de vous échapper. Non mais parce que moi, envisageant de me lever enfin vers 8h30 le matin du 24 décembre, je me suis dit : pas possible, mais où sont passés septembre, octobre, novembre (les mois de la moule) ? J’avais rien vu arriver (mais on a bien mangé quand même, merci).

Donc là on est à J-1 et il paraît qu’il est de bon ton de faire un bilan, pour qu’à J+1, le foie surchargé, on prenne des résolutions fumeuses qui tiendront le temps d’un glaçon dans un verre de mojito de la veille. Fin de décennie oblige, il faudrait en plus faire le bilan des dix dernières années.  Je suis un peu à la bourre, tu me pardonneras, là.

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J’ai pas trop envie de faire de bilan, parce que j’aime pas aller dans le détail et risquer de me rappeler des trucs pas drôles. J’aime mieux continuer d’avancer avec mes œillères et cette sensation de bonheur diffus que je touche du doigt ces deniers mois.

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Après tout, l’important n’est-il pas de reconnaître la joie quand elle est là ?

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Mais qu’il est bon cependant de regarder des photos des jours heureux (parce qu’en général, je fais moyen de photos des jours où je ronchonne et où la vie me rappelle qu’Hello Kitty, c’est juste dans la télé), avec l’oeil humide et un sourire en coin.

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J’aime pas trop non plus prendre de bonnes résolutions. J’aime pas aller dans le sens du monde, tu l’auras compris. Je disais l’autre jour sur Twitter qu’en ce qui me concerne, la seule bonne résolution que je vais prendre sera celle de survivre à l’hiver qui me pèle les mains et complique sérieusement ma vie depuis plus d’un mois maintenant.

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Et d’ici là, de profiter à fond de cette putain de super soirée avec des supers amis qui se profile demain soir, et que pour le coup, j’ai vu arriver, tellement je l’attends.

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Après, on verra. A chaque jour suffit sa fête.

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Le cadeau pourri a-t-il une âme?

Nous avons vu hier que le cadeau de Noël empoisonné peut pousser au suicide chocolatier et mener au quasi divorce si on n’a pas la chance d’avoir un bon polar sous la main  – dois-je repréciser au passage que ce blog est avant tout fait d’exagération et d’auto-dérision et que, en vrai, je suis ravie du cadeau, même si, dans la pratique, je compte bien clouer le bec de cette pouffiasse de Madame Wii.

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Mais il n’y a pas que les conjoints pour offrir des cadeaux pourris. Ma mère, par exemple, m’a offert pour mes 18 ans une culotte à fleurs. Dix-sept ans après, je n’ai toujours pas porté la chose que j’ai toujours compris, mais je ne désespère pas. Par exemple, elle m’aurait légué l’une ou l’autre bague de famille, là, je n’aurais pas eu besoin de chercher longtemps, c’était tout de suite plus évident, le symbole, tout ça. Mais enfin si tu as une explication, je suis preneuse, je ne voudrais pas finir chez le psy pour si peu de froufrous.

 

On n'est pas sérieux quand on a 18 ans...

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Je n’ai pas vraiment compris non plus le jour où j’ai reçu de ma belle-mère une splendide suspension à pot de fleurs en macramé, il y a des annés lumière de ça. Je crois que je l’ai offerte à ma mère au Noël suivant, ce que je te conseille de faire si les deux familles ne se fréquentent pas et si tu passes Noël en alternance chez l’une et chez l’autre.  C’est écolo, le recyclage est à la mode, ça marche dans les deux sens et à bas le Grand Capital.

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Dans l’intervalle, c’est-à-dire le lendemain de Noël, j’entendis Arthur, ce précurseur (attends de lire la suite), quelque part sur la bande FM (me demande plus où il traînait ses cachemires à l’époque) proposer un jeu d’échange de cadeaux. Cinq participants, chacun récoltant le cadeau pourri d’un autre, et le dernier raflant un home cinema. Tu penses si j’ai appelé. Je suis passée juste à côté du beau cadeau et ait récolté une cravate BNP, mais je sais pas pourquoi, mon binôme a pas voulu de ma suspension en macramé, quel dommage. Mais de toute façon je me voyais mal offrir la cravate BNP à ma mère au Noël suivant, soyons claire et réaliste, c’était mieux ainsi.

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Je ne suis pas la seule à recevoir des cadeaux pourris. Ces jours-ci les blogs fourmillent de florilèges du mauvais goût. C’est assez rassurant. Y a même un site qui les collectionne, et c’est pas piqué des hannetons, y a vraiment du level comme on dit sur le 2.0.

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Mais si tu ne peux pas voir ton cadeau en peinture, si vraiment tu n’as personne à qui le refiler, même pas une bonne œuvre ou une tombola d’école, tu peux toujours le revendre. E-Bay, PriceMinister, même la Fnac s’y met apparemment.

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Il y aura toujours des esprits ronchons pour te dire que c’est immoral, indécent, dégueulasse. Que la personne qui t’a offert ce cadeau y a mis toute son âme.

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Moi je dis, pas si sûr, ou alors je me pose vraiment des questions sur la couleur de l’âme des gens. A moins qu’elle ne te refile ce qu’elle a reçu l’année d’avant. Et ce qu’elle a à cœur, c’est surtout de s’en débarrasser. Dont acte.

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Comment j’ai failli divorcer le jour de Noël

Le Père Noël existe : je l’ai rencontré le 23 décembre dans les rayons de Carouf, juste après l’avoir appelé pour lui dire que je m’y arrêtais avant de rentrer pour prendre les deux bacs de glace nécessaires à la confection du vacherin d’Audrey. Il avait les bras chargés de cadeaux pour nos mômes, j’aurais pas pu le louper. Il avait bien un air bizarre et un sourire de celui pris sur le fait, mais je n’y ai pas fait trop attention, habituée à le croire sur parole. Le toboggan de bain Hello Kitty ? Pour la Miss Pili-Pili. Les Domino Cascade ? Pour le Petit d’Homme. La Wii Fit Plus ? Pour la grande, il paraît qu’il y a des jeux trop bien qui s’y adaptent.

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Quelques puzzles, quelques mètres de papier cadeau et deux bacs de glace plus tard, nous nous répartîmes les tâches : toi tu planques les cadeaux dans ta voiture, moi je vais chercher les mômes. Le soir venu et la marmaille couchée, l’atelier éphémère des lutins prit place dans notre cuisine. Coupe, colle, emballe,  planque le tout, l’affaire fut rondement menée, pourtant inversément proportionnelle au temps nécessaire aux enfants pour déchirer ces emballages faits avec amour et jurons, c’est vrai pourquoi le papier est toujours trop petit, hein?

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Le jour de Noël, à la descente de l’escalier, des ooooh et des aaaaah  fusèrent au pied du sapin, et nous nous assîmes par terre au chaud devant la cheminée pour observer, l’œil humide, la magie de Noël faire son œuvre, calculant déjà que ces cadeaux pourraient éventuellement nous octroyer une heure peinarde  dans l’après-midi pour revêtir string rouge et pompon blanc ma tenue coquine de Mère Noël et filer son cadeau en nature à qui de droit.

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Un cadeau plat restait, esseulé, sous le sapin, et l’Homme me le tendit. La Wii Fit Plus. Pour moi. Ah ah ah, ce qu’il est drôle. C’était pas pour la grande, au fait ? Non.

 

Traîtresse.

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Nous passâmes la matinée au coin du feu, qui imaginant des circuits démentiels de dominos cascade, qui penchant sur son puzzle à 1500 pièces, qui mettant ses petits doigts partout au grand dam des deux autres.

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Une seconde tournée de toasts,  foie gras, canard, pommes duchesse, vacherin maison et quelques verres plus tard, les petits à la sieste et la grande à bloguer ( !) dans sa chambre, j’envisage doucement de terminer peinarde cet excellent polar commencé quelques soirs plus tôt pendant que l’Homme bidouille la Wii, le pompon blanc n’ayant pas suscité d’élan non maîtrisé jusque là.

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A défaut de me prendre par derrière, il me prit par traîtrise. « Monte », il me dit. Moi, sur ce truc, devant toi ? Jamais. « Monte, et fais pas ta cocotte, cocotte. » Après deux menus de Noël en moins de vingt-quatre heures? Jamais. « Monte. *Soupir las* » Je montai. La bestiole commença à me parler de mon équilibre, pas au top apparemment (en même temps, vu le taux d’alcoolémie non modéré depuis deux jours, ça ne m’étonna guère), puis de ma forme générale, m’estima en surpoids (ce denier toast au foie gras, je suis sûre que j’aurais pas dû) et m’annonça qu’elle avait calculé mon âge de forme physique à 46 ans. Alors que je fais à peine mes 25 ans, par là, hu hu. Saloperie. Saleté. Pouffiasse !

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Hilarité de l’Homme. J’exigeai réparation et vengeance immédiate, et pour cela le fis monter à son tour sur la traîtresse. Môssieur a un poids idéal et un âge estimé à 40 ans (-2 ans). Saloperie. Saleté. Pouffiasse !

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J’ai fini mon polar. Mon avocat était en congé.

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Lendemain de fête

25 décembre, lendemain de la veille.

Pelotonnée dans un plaid sur la canapé, toute la famille Mentalo attend patiemment le réveil de la Miss Pili-Pili pour descendre voir si le Père Noël s’est pété la tronche sur le verglas ou a su braver les flammes de notre cheminée sans y rester coincé du cul.

Petit d’Homme: – Ca sent le bout de laine, ici.

L’Homme: -Normal, on a tous mangé des escargots, hier soir.

 

Heureusement qu’il y en a un qui avait décuvé plus vite que les autres, hein.

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