Terminer l’année en beauté {concours troizétoiles dedans}

En collaboration avec le blog de La Mère Joie.

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Copaïba Nature lancera en ce début d’année 2011 son nouveau soin : un baume pour les cheveux exceptionnel, le Lady Godiva. Ce soin doudou va transformer tes cheveux secs, fragilisés, abîmés en un ensemble éclatant de brillance, de vigueur et de santé.

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Toi aussi tu en veux?

Devine qui a l’avant-première mondiale de la chose ? Evidemment.

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Copaïba, bien qu’ayant des lapins qui courent allègrement dans son jardin, n’a jamais testé ses produits sur les animaux. Copaïba préfère bien sûr tester ses produits sur de la blogueuse influente. Donc La Mère Joie a hurlé « Moi, moi,moi la première ! » n’a pas hésité à mettre sa chevelure rebelle au service de la science, avant même sa commercialisation.

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Depuis, le Légio ne la reconnaît plus. Alerté par les mouvements du sommier conjugal, il la retrouve chaque nuit nue, chevauchant d’un air lubrique son polochU, (tu sais, ce gros coussin d’allaitement apprécié des femmes enceintes privées de gaudriole pour sa forme équivoque). La Fräulein est verte de jalousie et envisage de devenir blogueuse influente, elle aussi, si c’est pour avoir d’aussi jolis cheveux – c’est sûr, Valentin de 5ème C va enfin la remarquer. Le Grognard a décidé d’appeler sa môman « Réponse », comme sur l’affiche du ciné de Funky Town.

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Quant à la Mère Joie, le jour, elle est zen, posture du lotus, elle écoute pousser ses cheveux. Envisage de chercher un sponsor pour des brosses en soies de sanglier. De les couper l’hiver prochain et d’en faire des couvertures tissées pour le berceau de son bébé.

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Je suis sûre que ce tableau enchanteur te fait envie. Si.

Ca tombe bien dis donc, parce que à deux, La Mère Joie et moi, on fait la paire pour les conneries, on va t’en faire gagner, de la chevelure de rêve.

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Comment que tu gagnes ? En faisant le kéké. Tu te crois où, ici, hein ? Sur le blog de France Cul’ ?

Mais comme c’est Noël, tu as trois possibilités :

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Dans les commentaires, ou dans un billet si ça t’amuse (mais viens me prévenir en commentaire, Madame Soleil est à la retraite depuis longtemps) :

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Tu me racontes ton pire souvenir de cheveux.

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Tu me racontes ton pire souvenir de cheval.

ou

-Si t’es pas inspiré, si t’es chauve ou que tu as peur des canassons (mais tu noteras que ce ne sont pas des excuses valables, vu que ça ne t’empêche pas d’avoir des souvenirs, nous sommes décidément bien bonnes et très esprit de Noël, je trouve), tu réponds à cette question, dont tu trouveras évidemment la réponse en allant faire un tour sur le site de Copaïba :

Copaïba utilise depuis bien des années un dérivé de la chicorée belge dans ses soins, et Lady Godiva n’y fait pas exception – quel est cet ingrédient ?.

(Les commentaires comportant la bonne réponse seront modérés pour pas que les suivants copient, hé hé, j’ai eu votre âge avant vous, que je dis tout le temps à mes mômes)


A gagner :

cinq produits Lady Godiva de Copaïba Nature

en collaboration avec Newpharma.

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Quatre par tirage au sort.

Et le cinquième, assorti d’un cadeau bonus à choisir dans toute la gamme Copaïba Nature (oui, comme le précise La Mère Joie, même le plus cher), sera attribué par Delphine et Gaëtan de Copaïba themselves, pour le commentaire qui les éclatera le plus. (On me précise en coulisses que toute photo de lectrice nue sur un cheval (dans la neige, ce sera très joli) gagne d’office.)

Elle a froid nulle part, Gisele.

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Tu as jusqu’au 31 décembre, minuit, pour épater la galerie.  Tu participes autant de fois que tu veux, ça va sans dire, si c’est pour nous faire marrer (une chance par personne pour le tirage, une chance par commentaire pour le choix de Copaïba).


Les fourberies de sapin

Je n’ai hélas pas épousé un bûcheron. Il n’est pas très amateur de chemises à carreaux, même estampillées Burberry. Il a d’autres qualités, je te rassure.

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Mais quand même, une fois par an, ce serait bien pratique. Parce que l’autre samedi, le coffre plein du remplissage hebdomadaire du frigo pour une famille nombreuse d’affamés chroniques, j’avisai une pancarte « vente de sapins », et l’information parvint jusqu’à mon cerveau en ces mots *corvée sapin*faire plaisir aux gosses*après y aura plus que les éclopés de la sapinière*hiiiiiiiiik frein à main, dérapage sur verglas contrôlé, positionnement de la mentalomobile pile poil comme il faut pour enfournage de sapin dedans.

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Là commencèrent les histoires. Traditionnellement, c’est Elle qui choisit le sapin chaque année. Il y en avait environ six cent cinquante-douze sur le parking. Qu’elle considéra tous l’un après l’autre et sans exception comme candidat potentiel à trôner enguirlandé et les boules pendantes (ami Googleur, bonjour!) dans notre chez-nous.

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Pour passer le temps je ruminai ce que m’avait raconté Numérobis la veille. Que je t’explique : il faut dix ans pour faire un beau sapin, bien dodu, de taille réglementaire entre 1.60 m et 1.80 m. .

Un jour, un type a planté plein de sapins. Dix ans plus tard, il les coupe, et les vend. Cher. Disons, 10€ le sapin. Son voisin trouve que ma foi, le business est rentable. Il plante lui aussi des sapins. .

Comme ils sont deux à en vendre, les prix baissent un peu, disons 8€. Mais pas assez pour que le voisin du voisin ne se dise pas que lui aussi, il regarderait bien pousser les sapins. Ils sont donc trois à planter des sapins, et au bout de vingt-et-un ans, les sapins sont à 6€.

Comme plus personne ne veut planter des sapins pour les vendre à 6€, dix ans plus tard, il y a moins de sapins. Donc ils sont plus chers. Donc le voisin en replante. Et aussi le voisin du voisin. Le sapin suit donc une courbe parfaitement régulière balancée entre l’offre et la demande, et ce depuis que le Grand Capital a décidé qu’à famille heureuse, galère sapineuse.

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Je sifflotai et fis mon plus beau sourire au vendeur, l’air de lui dire « que voulez-vous, c’est une fille, eh. » Elle les aime touffus. Moi aussi (les sapins, je précise, je t’entends venir avec tes Moon Boots !). Elle les aime grands. Moi aussi (idem). Ces deux paramètres enfin  réunis, je me délestais d’une somme exorbitante pour un bout de verdure dans mon salon. Le bonheur de ses enfants n’a pas de prix, paraît-il. Mais déjà que nous leur refusons depuis des années des illuminations d’un goût douteux immonde à gerber sur la façade et autre Père Noël tentant l’ascension de la cheminée par la face nord…

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Le sapin est décidément fourbe. Je décidai d’exterminer tous mes voisins. Bon, à la réflexion, de planter des sapins tout partout dans les jardins de mes voisins.

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Le vendeur empocha son pactole et passa l’heureux élu qui désormais allait se chauffer les épines  chez nous au lieu de continuer à se les cailler sous la neige dans un entonnoir afin de l’enfiler dans une chaussette me rappelant légèrement quelque chose.

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Il eut ensuite un rire sardonique quand j’ouvris mon coffre et lui dis de le poser là, dedans. Eh, eh, je connais ma bagnole comme si on avait fait 220.000 km ensemble, qu’est-ce qu’il croyait, lui, et bien sûr que la chose piquante trouva sa place. Je mis juste ma fille sur le toit, on n’avait qu’une dizaine de kilomètres à faire, après tout.

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Que j'aime ta blanchureuh.

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Les petits me firent la danse de la pluie quand je sortis mon beau sapin, roi des forêts, de la voiture, (publicité mensongère, si, un Nordmann perd ses épines, particulièrement dans ma voiture, le fourbe again) mais comme il neigeait déjà, je les laissai faire. Là, l’Homme s’en mêla, il nous fallait un pied, un socle, un truc, quoi. Oui, comme chaque année. Et comme chaque année, je dis boarf, on prendra un seau de sable, comme l’an dernier,et ça ira très bien. Tiens, non, cette année, l’Homme voyait les choses en grand. Un peu comme le sapin, en fait, qui, vu à l’intérieur, semblait soudain trèèèès grand et trèèèès touffu.

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Une demi heure de *scie*cloue*lime*assemble*visse* plus tard, j’étais en possession d’un pied de sapin artisanal pas cher pas cher, et d’un sapin parfaitement de niveau dans son support nickel que personne il a le même, touchant de la pointe le plafond (quand même).

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Je sortis la boîte de boules argentées et celle de nœuds nœuds roses, et décidai d’avoir une chute de tension pour m’éviter la corvée laissai le plaisir de la décoration aux deux grands pour n’émerger que le lendemain, sapin fini, sapin joli.

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Depuis, c’est « oaaaaah, bôôôôôôô ! » à tous les étages, et ça me remplit de joie. Me suis encore fait avoir par le Grand Capital et son fourbe sapin.

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Jouer encore une fois à la marelle

L’an dernier, ou presque, je faisais sauter mes couettes pour aller de la terre au ciel et retour sur le macadam qui abîmait les genoux de la cour de récré. C’est pas que je sois nostalgique, c’est encore bien trop récent, mais c’est Zette qui m’a demandé d’avouer.

 

Hola, t'as oublié le 9!

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1. Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question :  « Et toi, que veux-tu faire quand tu seras grand(e) ? »

Je voulais être astronome. J’ai renoncé quand j’ai commencé à plus rien comprendre en maths, mais c’est arrivé assez tard, vers 18 ans. Je voulais être prof. Mais j’ai renoncé quand j’ai commencé à plus rien comprendre aux ados, mais c’est arrivé assez tôt, vers 18 ans. Je voulais traduire des romans. Mais j’ai renoncé quand j’ai commencé à écouter tous ceux qui me décourageaient et m’assuraient que je finirais sous les ponts, mais c’est arrivé bien trop tôt, vers 18 ans.

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2. Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

Je n’avais pas la télé, donc je dévorais les livres, BD comprises. Toutes les BD. J’adorais Astérix, Léonard le Génie, et puis, surtout, XIII.

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3. Quels ont été vos jeux préférés ?

Je jouais beaucoup aux cartes avec ma grand-mère le midi. Des heures de fous-rires. Et puis, j’étais championne de marelle dans la cour de récré.

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4. Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?

Pour mes dix ans, j’ai enfin eu une chambre pour moi toute seule. Jusque là, je partageais mon espace avec un de mes frères. Un des plus beaux jours de ma vie.

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5. Qu’est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n’avez pas encore fait ?

Apprendre le piano. J’ai pas encore renoncé (ni commencé, d’ailleurs).

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6. Quel était votre premier sport préféré ?

La gymnastique, j’étais hélas bien trop grande pour être très bonne, malgré un bon niveau.

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7. Quelle était votre première idole de musique ?

Nicola Sirkis d’Indochine, sans hésitation (soupir).

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8. Quel a été votre plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu ?

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de Noëls d’enfance inoubliables. Une fois, pourtant, un soir de Noël, un homme m’a dit : j’ai acheté une grande maison avec un immense jardin, pour qu’Elle puisse courir. Viens quand tu veux. Deux ans après, peu avant Noël, nous étions mariés.

 

Alors c’est bientôt Noël, et je partage avec tous ceux que ça inspire, mais en particulier Alorom, Cranemou, Sabine, As de Trèfle et Nanette qui vient encore de planter un billet sur son netbook, ça la calmera.

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Petit matin blanc

Encore?!

Snow fields seem to be for ever.

Ferme la porte, ça caille des papattes.

 

Rien d’autre pour ce soir, la chose blanche omniprésente ci-dessus compliquant énormément mes journées qui soit dit en passant étaient sensées être faites de repos. Arnaaaaaque!

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Oisiveté mode d’emploi

Ma mère a dû passer le printemps 1975 à picoler, je vois que ça pour expliquer mon hyperactivité d’adulte. Salooooope. En même temps, en 1975, on était vachement plus détendus de l’utérus que maintenant, on va dire.

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Toujours est-il que contrainte et forcée au repos, ça ne me ressemble pas vraiment. Déjà enceinte, je l’acceptais limite, là, c’est un vrai défi. Mais j’apprends vite.

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Histoire d'Amour.

Lundi 13 décembre.

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Se réveiller à 6 heures et être incapable de sortir du lit. Avoir enchaîné deux gastros et une grosse pharyngite en moins de deux semaines. Décider que là, ça va pas être possible. Culpabiliser. Se lever quand même. Traîner la patte. Réaliser que jamais on n’aura la Médaille du Travail, ni une quelconque reconnaissance sonnante et trébuchante parce qu’on a partagé ses microbes avec l’open space.

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Emmener les grands à l’école, la petite chez la nounou. Aller poser mes fesses sur une chaise de salle d’attente. Bénir l’iPhone palliant au manque de lectures saines, que toutes façons je ne touche pas, rapport aux microbes.

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Avoir le cul qui prend la forme de la chaise. Se dire que si on n’ était pas malade en arrivant, c’est sûr on le serait en sortant. Se demander si on sortira avant d’être squelette, justement. Ecouter la valse des miasmes. Ecouter les conversations pathétiques. Connaître tout des ennuis gastriques des voisins. Remarquer que ce monsieur, d’un âge certain, à défaut d’autre chose,  lit « Des nuits sans pipi pour Victor ». Se dire que finalement, il n’y a bien que la taille des couches qui diffère, entre l’enfance et la vieillesse.

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Entendre son nom. Se lever. Expliquer. Respirer. Tendre le bras à la poire. Lire « asthénie », et « arrêt jusqu’au 17 décembre ». Appeler la nounou, lui demander de prendre les enfants ce midi, chose encore jamais arrivée. Se faire une joie de quatre heures de silence et de liberté. Imaginer l’orgie de restes de lasagnes maison, de desserts et de bonbecs piqués aux enfants. De chocolat s’il en reste. Finalement picorer deux fourchettes de lasagnes et n’avoir plus envie.  Avaler ses boostants immunitaires. Pouah.

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Regarder la machine à laver qui a tourné. Décider que rien ne presse, de s’en occuper plus tard.

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Allumer un feu. Lire un peu. Avoir envie de dormir. Se l’autoriser. Monter se coucher. Ne pas pouvoir dormir. Twitter quelques conneries. Finalement se laisser couler doucement.

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Pester sur le téléphone fixe qui sonne trois fois en moins d’une heure. Se maudire d’être tellement inexpérimentée de la sieste d’en avoir oublié de le couper. Se lever finalement. Ecouter Slow Down de Voulzy. Relever le compteur d’électricité. Sortir chercher le courrier. Aviser le soleil.

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Décider d’aller chercher les enfants à l’école à pied, comme un besoin d’air, de lenteur. Préparer un goûter à base de chocolat chaud et de Nutella. Rire une énième fois devant l’Age de Glace. Emmener la grande à la musique et récupérer la mini chez la nounou. Prendre le temps de lui laisser terminer son goûter tout en papotant.

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Rentrer. Coller la mini avec son frère, ravie de voir « bébéééééé! » préhistorique, et tenter de redescendre trier un peu de linge. Se faire rappeler à l’ordre par la mini qui réclame un ventre pour sauter à pieds joints dessus. Céder. Et savourer. Se dire que rien n’a plus d’importance que ce temps donné.

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Se rappeler juste à temps la grande à récupérer. Préparer le repas du soir. Coucher les enfants, et aller se coucher en même temps qu’eux, avec un bon livre. Eteindre à 21 heures, et dormir d’une traite jusque 7 heures et demie.

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La vie au ralenti.

 

 

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