Mot compte triple

Ca y est, Pampers a tout réparé, on va pouvoir commencer à se faire des bisous dans tous les sens pour aider à combattre le tétanos du nourrisson!

Et puis pour se faire pardonner, Pampers a décidé que tous les bisous venant de ce blog et de ceux des copines compteraient non pas double, mais triple!

Ne vous privez donc pas de cliquer sur la bannière verte juste à droite!


Indifférence mortelle

C’est aujourd’hui la Journée Internationale de lutte contre les Violences faites aux Femmes. Ou à peu près, dans les termes. Bref en ce jour funeste de par son existence même, il s’agit d’ouvrir un peu les yeux. Parce qu’on n’en parlera jamais assez.

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Je ne sais combien de millions de femmes sont violées, excisées, torturées, assassinées, brûlées vives, enfermées, ignorées, voilées, séquestrées, humiliées, non soignées chaque jour de par le monde. Et j’en passe, et des meilleures. Ou plutôt des pires.

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Des fois, ça m’empêche de dormir.

Ce que je sais, c’est qu’en 2009, cent quarante femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en France. Trois par semaine. EN FRANCE. Ici. Parmi nous. Ta voisine, peut-être. Ta soeur.

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  • 18% de toutes les morts violentes recensées en France et, dans lesquelles l’auteur a été identifié ont eu lieu dans le cadre du couple.
  • 35% des crimes conjugaux sont liés à la séparation (commission par des « ex » ou séparation en cours)
  • 20% des homicides sont commis sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants.
  • (Enquête nationale sur les violences faites au femmes)

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    Souvent, ça m’empêche de dormir.

    Parce que si le jour les blessures semblent cicatriser, la nuit, l’inconscient dément, et les souvenirs remontent sous forme de cauchemars.

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    C'est pas Berthe, mais Elise.

    On veut nous faire croire que leur coller un téléphone portable spécial, pour appeler la police serait la solution. Je me marre. Jaune. Faudrait encore qu’elles puissent s’en servir. Que la police intervienne. En une minute, la vie peut s’arrêter. Que fait la police alors? Elle constate le décès? Il faut mettre ces femmes à l’abri. Multiplier les informations, pour qu’elles sachent où trouver de l’aide. Et ne pas les renvoyer chez elles, avec juste un téléphone portable pour se donner bonne conscience.

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    En 2010, la violence faite aux femmes était déclarée grande cause de l’année. Une année pour réfléchir à des solutions. Une année pour agir. On nous parle ce matin de formation de policiers référents, spécialement formés pour recueillir les témoignages de ces femmes qui osent enfin briser le tabou. J’ai envie de dire: enfin!

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    Un mec qui tape, il change rarement de comportement tout seul, contrairement à ce qu’il promet évidemment juste après, et c’est pas un avertissement qui va lui faire peur. Parce qu’il n’a pas peur. Il n’a juste pas appris à gérer ses frustrations, ni à s’exprimer autrement. Ses émotions dépassent les mots qu’il peut employer pour s’exprimer. Alors il tape. Comme les gamins de trois ans. J’appelle ça le « syndrome du camion de pompiers »: il en est resté à l’âge où le gamin trépigne et hurle dans le supermarché pour obtenir le camion de pompiers qu’il désire. Qu’il abandonnera aussitôt obtenu, éternel insatisfait, pour tourner sa frustration vers autre chose, et ainsi de suite.

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    Un mec qui tape, il se fait soigner. Peut-être qu’à ce prix il y a un espoir qu’il change. Mais c’est tellement plus compliqué que de filer un téléphone portable à sa victime terrorisée. En gros, ça revient à peu près au même que filer un ciré à un SDF quand il pleut, et de le renvoyer dans la rue ainsi pourvu, et encore, je suis gentille.

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    Pendant longtemps, la honte empêche la victime de parler. Son estime de soi diminue, jusqu’à se sentir moins que rien, et surtout, cause de son propre malheur: je suis responsable, c’est ma faute s’il me frappe. Jusqu’à ce qu’un jour, la victime brise le silence, parce qu’elle va trouver sur sa route un confident, une amie, un médecin, un policier plus attentif et sensible au sujet que les autres. Elle peut alors tenter de se reconstruire.

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    Honte? Mais honte de quoi après tout? Est-elle moins que celui qui la frappe ainsi? Ce n’est pas à elle d’avoir honte, mais à lui!  Que la honte change de camp! Qu’est-ce qui peut justifier ces coups? Rien de ce qu’elle ait fait, rien. RIEN.

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    Rien ne justifie la violence.

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    A côté des violences physiques, il y a aussi les violences morales, privation de liberté (enfermement, séquestration, …), privation d’autonomie (confiscation de revenu, de véhicule, …), volonté d’aliénation (aliénation économique, administrative, …), les violences orales (harcèlement, insultes, chantage, menaces,…) qui ne sont pas moins à dénoncer et à combattre. La liste est désespérante car sans fin.

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    Passé le long cheminement de la reconstruction physique et surtout morale, le devoir est alors d’en parler.
    La violence conjugale existe dans tous les milieux sociaux sans exception, plus ou moins cachée, plus ou moins sournoise, mais toujours aussi dangereuse. Il faut briser ce tabou, afin que nos filles soient prévenues, et conscientes que les hommes n’ont aucun droit sur elles. Et que, si ça arrive, on peut les protéger. Même si ça demande beaucoup de courage.
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    Ces femmes ont besoin de votre aide. Ouvrez les yeux à ce qu’elles vous cachent maladroitement, écoutez ce que vous ne pouvez entendre.

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    Vous pouvez leur sauver la vie.

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    PS Il va de soi que l’inverse existe aussi, et que c’est un parti-pris qui ne m’en fait pas parler aujourd’hui.

    RE PS ce billet est truffé de liens utiles et/ou informatifs, ainsi que d’une charte à signer.


    Qui cherche… cherche.

    S’il y a bien un truc qui fait en général hurler de rire la blogueuse de base ( moi), c’est d’aller fouiller dans l’administration de son blog pour découvrir les recherches Google qui ont fait aboutir des internautes de base (aussi) sur son blog.  (J’explique plus trop le comment du pourquoi, tout le monde sait, vu que tout le monde en parle régulièrement.)

    Oui, internaute pas tout bien dans ta tête, tu es pisté, sache-le.

    Ce qui est encore plus drôle, c’est d’imaginer leur tête en débarquant ici.  Un peu comme quand t’es en retard et que tu crois rentrer dans la salle de conférence / de cinéma / de concert  / de spectacle / des mariages / le resto par la porte du fond en toute discrétion, et que tu te retrouves sur le devant de la scène, avec un projecteur dans la tronche et des centaines de personnes hilares en face.

    Alors comme c’est pas gentil de se moquer des gens dans le besoin, ni de faire des blagues privées avec moi toute seule… une revue des requêtes de la semaine.

    • francis cabrel biographie non autorisée

    Je ne sais pas, l’ami, mais c’est pas moi qui l’ai écrite, c’est sûr. On y apprendrait peut-être qu’il a une fausse moustache, depuis toutes ces années qu’on y croyait ? Trop dur.

    • année de la filles au yeux menthe à l’eau

    T’es gentil, mais j’en suis pas encore à ce point de melonite. Mais c’est un concept qui me tente, ma foi. Mais alors sans fautes.

    • texte carte postale rigolote / je par en vacance et envois une carte postale ecrire / un petit coucou de écrire carte postale texte / ecrire carte postale rigolotte / ffaux texte+carte postale / texte tout fait carte postale/ texte pour carte postal tres drole / fausse carte postale vacance / dorothée les colonies de vacances

     Alors là, tu tombes bien, copain, tu devrais trouver tout ce qu’il te faut dans le feuilleton de l’été. Si on peut rendre service, hein. Mais vous partez tous en vacances ou j’ai affaire à un monomaniaque TOUTES les semaines ? Par contre je crois que Dorothée a passé l’âge des colonies de vacances, entre nous.

    • vidange ta foufoune / baignade pote foto or photo or video « à poil » -forum –porno / « elles m’ont attachée toute nue »

    Requêtes par lesquelles j’ai su que j’étais enfin devenue une blogueuse populaire : y a des barjos de la requête (ou de la quéquette ?) chez moi. Un conseil : choisis scrupuleusement tes amis, si tu n’aimes pas trop les surprises de mauvais goût.

     

    • le garçon aux yeux couleur menthe à l’eau

    Usurpateur !

     

    • Cammember

    Remember l’odeur du fromage, c’est ça?

     

    • qui est lucie poum

    Une blogueuse très bien.

     

    • quel sac avec duffle coat / le pull jacquard mode recommencement / caban camel

    Garance Doré, c’est la porte à côté, si tu veux bien.

     C’est tout pour aujourd’hui, et je vais te dire, heureusement.


    La (toute) petite histoire du lundi matin

    Un lundi matin comme les autres, à la bourre à l’habillage du Petit d’Homme.

    -Bonhomme, il faut se dépêcher: Miss Camping, ma collègue, est en vacances et je dois arriver à l’heure au travail.

    -Ah. Alors tu vas faire la collègue et tu vas faire rien?

    -C’est à peu près ça, oui!

    (La vérité sort de la bouche des enfants, c’est bien connu.)

    Je reviens très vite (tout est relatif) avec, pourquoi pas, des histoires de Miss Camping, ou, je sais pas, moi, une connerie (ce qui revient au même, ceci dit).

    Si tu t’ennuies en m’attendant tu peux aller jouer chez la copine Miss400, elle mord pas (et son Krokodile non plus, depuis qu’il s’est fait refaire les lèvres et que le chirurgien s’est un un peu planté).


    La Journée Mondiale des Toilettes

    Ce matin en voiture, je m’égarai au hasard des détours du chemin dans des recoins méconnus de la bande FM, le parasite étant à la radio ce que le col roulé en laine est à mon cou délicat : passablement énervant.

    C’est ainsi que j’assistai (auditivement) médusée à une scène des plus surréalistes.

    Nous avions là un animateur connu pour avoir fait chanter les jeunes filles dans une vie antérieure et pour savoir danser le sirtaki à jeun (alors que les trois quarts d’entre nous ne s’y risquent que s’ils en ont quelques uns derrière la cravate et quelques grammes au cerveau, et le résultat n’est ni pire, ni mieux, soyons honnêtes).

    Nous avions là également un jeune homme appelé par cette station de radio, qui se demande dans quel traquenard il est tombé. L’animateur annonce donc à Ryan que Linda l’a trompé avec son ex (à elle, hein, mélange pas tout steplé, déjà c’est compliqué comme ça). Bon, le choc est pas trop grand, il savait. Maintenant, 623.125.125,7 auditeurs savent aussi. Hou Ryan, cocu ! Hou Linda, salope !

    Mais l’animateur dit que c’est pas grave, vu que tout le monde le fait (sic, ndlr), et que donc, c’est à toi Linda.

    Hi hi hi mon canard, tu sais je t’aimeuh, tu m’as demandé des preuves d’amour, alors j’ai appelé la radio (re-sic, ndlr) et je voulais te demander si on pouvait pas se marier.

     

    Là j’ai respiré un grand coup, j’ai voulu zapper tellement j’avais la nausée, mais je me suis accrochée en pensant à ma copine Zette, j’ai respiré très fort par le ventre, et j’ai attendu avec impatience la réponse de Ryan.

    Cht’ai d’jà dit que ch’sais pas.

     

    Genre, la fille, elle lui court pas un peu sur le haricot. Elle insiste pas du tout, du tout. Genre, les jolies histoires romantiques sur les ponts à Venise, à Paris, à Zürich,  dans un joli resto, au pied d’un arbre où on a gravé ses initiales entrelacées, sur une plage déserte, en haut de la grande roue ou du Burj Khalifa, sous une pluie de pétales de pivoine largués d’un hélicoptère,  que sais-je, c’est que de la daube de série américaine pour desperate housewives de moins de cinquante ans (après, elles sont moins con, elles y croient plus).

    Le summum du chic de la demande en mariage, de nos jours, c’est sur NRJ à 7h45 du matin. (Ou à la télé un soir de défaite au foot, mais c’est moins donné à tout le monde, surtout si on s’appelle pas Raymond.)

    Là, t’as la troupe de la radio, qui beugle en chœur :

    Allez, Ryan, fais pas ta  chipoteuse, quoi, dis oui, allez.

     

    De quoi j’me mêle? Mais foutez-lui la paix, moi je dis. Heureusement, il tient bon, Ryan, il sait pas. Il l’aime, mais il sait pas. Il dira ni oui ni non, et je te l’ai déjà dit, c’est pas parce que t’appelles la radio, qu’il dit. Je pense, dans ta gueule, Linda.

    Ensuite, un jingle pub, et une blague d’un niveau, les amis, d’un niveau, que j’oserais même pas la raconter ici tellement elle craint. Tellement je peux rire de tout, mais ça, franchement, ça me fait pas rire. Tellement elle me fait mal au respect. Ou plutôt honte. Et pourtant je suis bon public.

    C’est bien la Journée Mondiale des Toilettes.