Le mois des bisous

(c’est quand même nettement plus fun que le jour des morts, non?)

(Et en fait, deux mois, pas un.)

 

« Love without LIMITS »

Un bisou pour protéger  la vie  avec Pampers  et l’ UNICEF

Alors c’est pas tout de cliquer comme des fous pour gagner des Mood Kits et autres moderies, les amis, (et à propos merci à tous, j’ai pas gagné le Mood Kit mais quatre numéros du magazine EGG et la seconde place, quand-même, si c’est pas la classe grâce à vous ça!),  j’ai encore besoin de vous et de vos souris pour aider Pampers et  l’UNICEF, à travers cette opération,  à éliminer ce fléau qui tue encore un bébé toutes les 9 minutes dans le monde : le tétanos du nourrisson.

L’opération « 1 paquet = 1 vaccin contre le tétanos du nourrisson »,  relayée  en magasin depuis 2006,  a déjà permis de récolter près de 300 millions de vaccins permettant de protéger plus  de 100 millions de mamans  et leurs bébés dans 21 pays à travers le monde.

En 2010 Pampers et l’UNICEF poursuivent leur partenariat pour éliminer le tétanos maternel et  néo-natal  dans les pays en développement.

Objectif de cette année 2010 : 100 000 bisous !

L’opération se déroulera du 1er novembre au 31 décembre 2010 sur http://www.pampers.fr/ et en magasin avec  1 paquet = 1 vaccin contre le tétanos du nourrisson

Alors le calcul est tout simple : 1 bisou = 1 vaccin donné par Pampers à l’UNICEF.

Mais comme ici, même si on râle des fois, c’est un peu comme chez les Bisounours, chacun de vos clics sur la jolie petite bannière, là, qui clignote juste à droite, compte double !

Donc je récapitule pour les neurones uniques de l’assistance:

1 bisou de chez Mentalo = 2 vaccins antitétaniques donnés par Pampers à l’UNICEF.


Dingue, non ?

Pour une fois qu’une souris te servira à faire des bisous, je compte sur toi pour ne pas bouder ton plaisir.


L’enfant aux mille visages

Elle est née dans un grand éclat de rire, prenant de court toutes les prédictions du corps médical quant à son apparition ce jour-là encore. Dans le calme feutré d’une maternité se préparant pour la nuit après une journée bien agitée, elle nous a rapprochés encore, son père et moi. J’ai le souvenir d’un éblouissement, d’un sentiment puissant et immédiat, inexprimable, presqu’animal, à ce bébé tout rond. D’une nuit qui commence, sereine, des sages-femmes qui passent taper la causette et me proposer des petits gâteaux. Pour ce troisième bébé, j’apprendrai encore à être une autre maman, mais je nous fais confiance, profondément.

Dès sa première minute, ses sourcils froncés témoignaient de son application à téter. Aujourd’hui encore, ils sont le signe de sa volonté inébranlable (de transporter une chaise plus lourde qu’elle, de grimper l’escalier aux marches immenses, de mettre ses chaussettes toute seule, d’attraper ce jouet si convoité mis hors de sa portée par un grand frère prudent, de grimper sur les genoux de sa sœur pour lui chiper son dessert…)

Elle a les yeux qui s’allongent en amandes comme ceux de maman quand elle rit. Son petit nez se fronce, annonçant le tintement de son rire.

Sa tête se penche un peu vers la gauche, ses yeux gris profond s’agrandissent encore, quand elle est attentive. Si elle entend un bruit, elle lève un doigt, sa bouche s’arrondit, étonnée. Tout son être se fige un instant, et de sa jolie bouche rose comme une framboise bien mûre sort un « ‘coute ! ».

Quand elle pleure c’est un nuage qui se déverse. Quand elle sourit à nouveau à travers ses larmes, c’est un arc en ciel. Quand elle est en colère, ses couettes accompagnent d’un mouvement sec ses trépignements de pieds. Tout son visage pétille quand elle envisage une blague dont tout le monde rira forcément.

Quand elle dort, c’est son visage de nouveau-né qu’elle nous offre. Un ange reposant au milieu de ses boucles blondes.  Au réveil, ses cheveux d’or tout mélangés nous racontent les chevauchées fabuleuses qu’elle a dû rêver. Ses joues rouges de sommeil, son rire qui emplit la chambre à la vue de celui qui vient la délivrer de sa prison à barreaux, Sa Majesté le clown se lève, et toute la maison se plie de bonne grâce à ses moindres désirs. C’est la plus petite de la famille, la minidouce, mais c’est définitivement elle qui fait la loi, tout en douceur et en battements de cils.

La Marmotte, la Princesse Pili-Pili, une enfant qui ne manque pas de piquant, a deux ans aujourd’hui, jour de la Sainte Bienvenue.

Deux ans de grâce.


Les miches de la boulangère

Hier soir, je covoiturais exceptionnellement avec l’Homme.

En bon vieux couple, nous avions une discussion passionnante dans la voiture (en fait, si, nous nous demandions si nous pouvions vraiment faire passer un gros cadeau offert à nos mômes et à nous le 6 novembre pour un cadeau du Vieux Barbu de décembre sans risquer de rébellion domestique et de crâmage de sapin en guise de mouvement de protestation).

Lui: On prend du pain?

Moi: T’as des sous?

Lui: Tiens! (fouillant dans sa poche et me tendant quelques pièces)

Moi: C’est tout ce que tu me donnes pour mes prestations d’hier soir?

Lui: Et encore… Si tu pouvais me rendre la monnaie…


Rendez-les moi!

Je ramasse un crayon qui a roulé sous le banc d’écolier 1900 qui trône dans la cuisine, tout comme dans celle de mon enfance. Je le remets dans sa boîte et pense avec amusement qu’il n’en ressortira pas aussi vite, pour une fois. Quelques dessins inachevés et abandonnés attendent que leurs auteurs y rajoutent encore quelques couleurs.

La cuisine semble étonnamment en ordre. Pas de verres qui traînent, pas de bouteille de jus de fruits oubliée, pas de porte de frigo ouverte. Frigo vide de toute façon de tous yaourts et autres Danette coco-chocolat (pouah). Un coup d’œil dans la salle de jeux, étrangement calme et rangée, comme si le temps s’était soudainement arrêté au milieu d’une bataille de Playmobil.

La Marmotte apporte ses pantoufles à son père, et devise avec lui en yaourt. A ce que je peux comprendre, il s’agit d’une négociation à grands renforts d’arguments féminins à base de sourires et battements de cils pour gagner le droit de se hisser sur ses genoux pour grignoter quelques cacahuètes interdites. Son père est faible, et elle gagne la partie. A sa place, j’aurais juste cédé encore plus vite, hi hi hi.  Depuis samedi, et le départ des grands, elle fait passer toutes les théories sur le terrible two pour de vastes fumisteries, et a troqué le « naaaan ! » contre le « uuuiiii » et le « akkorrrr », faisant fondre la détermination la plus béton. (Quand tu réfléchis bien, le résultat est juste le même qu’avec le « naaan », où tu finis par céder d’épuisement, sauf que tout le monde sourit bêtement. Trop forts ces gosses.)

J’apprends que le Petit d’Homme a passé un moment à monter et descendre les escalators de Perrache ce matin. Un rien l’amuse, il est excellent public cet enfant. J’imagine son sourire édenté de ravi de la crèche.

Un SMS de l’aînée du pays des mille et une nuits interrompt ma rêverie :

Mam’, tout va bien, je me suis éclatée cet après-midi au Wild Wadi Water Park ! 

Je souris. Loin des yeux mais dans mon cœur.

Le matin, plus besoin de marcher sur la pointe des pieds en passant devant sa chambre pour aller à la salle de bains. Plus besoin de laisser une lumière allumée au cas où le Petit d’Homme se lèverait alors que nous sommes sous la douche.

Je sirote mon verre de rouge et savoure quelques instants le calme ambiant. Quelques instants seulement pour réaliser le vide.

Rendez-moi mes tornades. Mes tourbillons de vie. Mes tempêtes. Mes cris. Mes chahuts. Mes bêtises. Mes matins en retard. Mes histoires du soir. Mes confidences. Mes potins d’école. Mes marrons mouillés dans ma poche. Mes collections de feuilles multicolores et humides. Mes bouches chocolatées à essuyer. Mes ongles noirs à brosser. Mes douches à la chaîne. Mes joues rouges et fraîches à embrasser. Mes cous chauds à bisouiller. Mes dos à gratouiller.

Rendez-moi mes enfants.

Ma vie.


Les yeux noirs

Comme je gagne jamais aux concours des copines (heureuse en amitié, malheureuse au jeu, et ça me va très bien comme ça, tout compte fait), je n’ai pas non plus gagné de produits Garnier Bio. Il fallut donc se rendre à l’évidence, et l’évidence fut: ou je laisse le mascara encroûter mes cils jusqu’à ce qu’ils tombent, ou je vais m’acheter du démaquillant.

Le joli bien cher qui sent bien bon, le Caudalie. Direction la parapharmacie, donc. Tiens, ils font des promos sur les crèmes pour les mains. Et sur les sticks à lèvres. Oui, c’est déjà l’hiver, ici.

Me voici donc avec un petit panier (erreur fatale) en train d’envisager de faire une étude comparée afin d’enfin trouver la perle rare qui me fera les mains douces mais pas grasses, hydratées mais pas glissantes, soignées mais pas brillantes (ah oui, j’ai un cahier des charges long comme un rouleau de PQ). Il m’en faut une dans mon sac, une au bureau, une dans la voiture pour quand je m’ennuie dans les bouchons (autant bouchonner utile et beau), une pour ma table de nuit, une près du lave-mains, une pour ma fille qui a déjà des crevasses aux mains (merci les balades à cheval du samedi aux aurores), une pour…

Pareil pour les sticks à lèvres, parce que c’est toujours quand tu en as besoin que tu le trouves pas et que tu te surprends à te mordiller les petites peaux et à saigner quand tu souris au beau brun qui te laisse t’insérer dans la file de gauche sans te gratter le pare-choc.

Je m’avise soudain que je me prends les pieds dans les valises que je porte sous les yeux, ces derniers temps. Que la peau de mon visage tire. Je testerais bien la gamme Divine Immortelle de L’Occitane (en Provence, where else), j’ai tout bien lu les dépliants, et les heures passées à attendre ma correspondance Gare de l’Est juste en face de la boutique m’ont donné envie.

Et je peux te dire que j’ai plus de valises sous les yeux, promis, juré, craché.

Je suis bluffée (et non blushée). Retour sur investissement parfait.

 

Mais ceci est une autre histoire. Je n’oublie pas mon eau démaquilllante Caudalie, tiens, c’est pour ça que je suis venue.  Un tour au rayon vitamines pour démarrer l’hiver sans la goutte au nez en beauté, et je me dirige, mon petit panier bien rempli, vers la caisse.

-Ca fera &%# euros, Madame.

(Ouais, quand j’ai des valoches sous les yeux, et une facture égale au PIB du Burkina Faso, on me sert du Madame, sauf le Monsieur des sushis, qui me dit toujours Mademoiselle.)

-Tenez, je vous offre une eau démaquillante aux trois roses de Nuxe, vu le montant de vos achats.

 

La prochaine fois, je prends le gratuit et je me tire, hein. Suffisait qu’elle me le dise tout de suite, j’étais venue rien que pour ça.

PS Et si t’es gentil cromimi, tu n’oublies pas de voter pour ma photo de mimines (13) ICI aujourd’hui, et demain, et après-demain, et encore après… (merci)