Ce jour là

Ce jour là, j’ai déplié mon corps trop longtemps contraint aux sièges du TGV (je dirai pas qu’ils étaient inconfortables, je rappelle que j’étais en première, mais quand même). J’ai offert mon visage au soleil chaud et au ciel bleu des Alpes. J’ai respiré un grand coup et j’ai souri.

J’ai regardé autour de moi et tout en moi a crié « maison », puis la sagrada familia est arrivée, et puis on a ri, parce que la cousine et moi, on portait le même T-shirt. Et parce que les enfants avaient grandi.

Et puis on a troqué les Converse pour les spartiates, et puis on a salué le Mont-Blanc, on a cueilli des pêches qui nous ont dégouliné aussitôt sous le menton. On a jeté les noyaux au loin dans le jardin, vérifié l’avancée des figues, tâté les abricots, fait une caresse aux lapins et à Chaussette-le-Chat.

Et puis on a mis nos maillots, et on est allés se tremper dans l’eau bleue et fraîche en se remplissant les yeux du spectacle majestueux des montagnes.

On a tout oublié, on a regardé les enfants s’éclabousser. Puis on a sorti le pique-nique au soleil couchant, et un cygne est venu quémander sa part.

 

Bien plus tard on est rentrés coucher les petits, avant de rejoindre le balcon, d’où on a regardé le ciel s’embraser.

 (photos Isabelle Morisseau)

 

 

Une étoile filante s’est imposée en invitée surprise, et on a vite fait un vœu.


Bons baisers #17

 

La terre, c’est grand, non ?
Ben moi, avec le bol que j’ai, lorsque j’ai fait tourner le petit globe terrestre du bureau pour trouver notre prochaine destination, je suis tombée sur « Calanques Corréziennes ».
Il s’est marré et m’a dit « C’est l’jeu ma pôv’ Lucette ! »
De toute façon j’ai jamais eu de chance aux jeux.


Bises
BBFLO


Bons baisers #16

Chère Mentalo,

bons baisers de Moisson Land, où je passe mes vacances entourée de mes petits associés.
Chacun est à son poste. Les associés et moi-même sommes chargés de la préparation des casse-croûtes, cafés bien chauds et bières bien fraîches pendant que Grand Mari fait rentrer du blé dans les caisses de l’entreprise.
Nous profitons du grand air (et de la poussière),  des balades dans les champs de blé (qui piquent).
On t’embrasse

Toi aussi tu veux comprendre et participer à ce délire? Tout est expliqué ici.