Ca y est.
Les nanas sont dans les starting-blocks.
A partir d’aujourd’hui, les garçons peuvent s’occuper des ballons tranquilles, nous les filles on a une activité qui risque bien de nous prendre jusqu’à la finale, voire plus.
C’est que là c’est du sérieux : comment dépenser méga-plus en étant persuadée de faire l’affaire du siècle, ça se règle sur un divan de psy un truc pareil. (Surtout quand tu sais que t’es observé en train de consommer comme une souris de laboratoire dans sa cage et qu’après les gens à tas de chiffres te sortent le temps qu’il va faire cet hiver rien qu’au nombre de paires de tongs et de robes importables que t’as entassées dans ton armoire.)
Bref ce sont les soldes, nom masculin s’il vous plaît.
Mais la foule ne passera pas par moi, ou du moins, l’inverse. La cohue sur les paniers virtuels, très peu pour moi non plus. Je suis plutôt du genre à me dire que la perle m’attendra, tapie sur un portant, quand je me déciderai, d’ici deux ou trois semaines, à promener mon museau dans le fouillis de fringues gisant sur des étals dévastés.
(Non je n’en profiterai pas pour me ruiner dans les nouvelles collections, non non non – mantra répété – sans succès – chaque année.)
Mais cette année, moi, il me faut des soutifs un réfrigérateur (chérie, ça veut dire frigo). C’est bien un truc de saison, ça non ? Genre, dans deux mois, il fera polaire, et tu pourras mettre le mojito à rafraîchir sur l’appui de fenêtre sans te prendre la tête pour savoir si tu dois le mettre avec les bouteilles, ou dans la partie « froid rapide » (c’est que fait soif) ou dans la partie « froid délicat » (s’agirait pas non plus de choper une angine alcoolique).
Donc bref j’ai bon espoir de trouver un fridge avec une méga réduc.
Et attends, pas un de la collec’ 2007, so has-been, je te prie !

