Ernest et Célestine {5x 2 places à gagner}

E&C

Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

Moi j’aime les histoires pas comme les autres, les gens qui ne rentrent pas dans les clous, les personnages qui ne rentrent pas dans les cases, les films pleins de tendresse et de poésie et pas trop de dollars américains.

Pendant les vacances de Toussaint, la Pili-Pili, Ultime et moi sommes allés voir Kirikou au cinéma. Evidemment, on a adoré, si tu demandes. Et nous avons aussi  pu voir la bande annonce d’Ernest et Célestine, et nous étions vachement contentes, toutes les trois, de voir qu’un autre film plein de douceur nous attendrait pour les vacances de Noël, entre les escargots à l’ail et le foie gras. En plus, nous, on aime bien les histoires de gens qui s’aiment, on est un peu chamallow du côté du coeur.

ernestetcelestine_doc120der RVB

Dessin à l’ancienne d’après les albums de Gabrielle Vincent publiés par les éditions Casterman, histoire d’amitié à la vie à la mort, tout ce que les petits enfants et leurs parents, s’ils sont restés un peu enfants dans leur coeur, adorent.

J’ai 5x 2 places à faire gagner pour les enfants qui aiment les jolies histoires. Pour participer, c’est simple, tu me racontes un mot d’enfant drôle, acide ou simplement craquant en commentaire, avant le mardi 11 décembre, 21 heures tapantes. Les gagnants seront désignés par tirage au sort.

[vimeo http://www.vimeo.com/52465391 w=400&h=300]

 

 

Edit du 12/12/12: Les gagnants sont Fanny, Poneyrose, Mgielesbonstuyaux, Aurélie et Nin2jardin qui remportent les lots de 2 places de cinéma!


Fils de pub

La pub.

Laaaaa puuuub.

Univers à la fois fascinant et consternant. Note, de plus en plus consternant. Sauf avant et après les Grands Prix de Formule 1, là y a de la pub pour les mecs, les vrais, ceux qui aiment les bagnoles, le parfum et les geekeries. Sinon, coeur de cible la ménagère de moins de cinquante ans, entre lessives liquides et yaourts transit, c’est consternation à tous les étages. Ah, il est bien loin le temps du cultissime

Tu dépasses les bornes des limites, Maurice.

 

 

Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice.

(Love.)

 

Et Gotainer, il est passé où, hein? Que sont nos pubeux de génie devenus?

Aujourd’hui, on a Philippe et Mathilde de chez Leclerc. Je crois qu’ils ont leur tente plantée sur le parking, juste à côté de l’aubette pour les caddies, à force. Consternation puissance mille lorsque s’égara dans mon oreille gauche (la propre) la dernière aberration du moment, résumé:

 

-Gnanana, Philippe, ce week-end on n’a pas les enfants!

-Ah oui, Mathilde, c’est vrai, ils sont chez ta mère, que va-t-on bien pouvoir faire?

-On va aller faire les courses chez Leclerc!

 

(Apparté: depuis que j’ai commencé ce billet, j’ai Elmer Food Beat dans la tête, vite, un rite vaudou.)

 

Ami-parent, je sens bien que tu es aussi ahuri que moi. C’est que nous, on a bien quelques idées de ce qu’on ferait, si ce week-end on n’avait pas les enfants.

un petit frère (on a dit non!)

-une thalasso, un resto, une rando, un grand château (hips)

-rien

-une escapade à Barcelone

-un musée chiant avec personne pour te le faire remarquer, que c’est chiant

-un bain de deux heures avec un bon bouquin, si le Jules a peur des bulles

-un appel à une amie, avant 2015, avec gloussements et échanges de trucs illégaux pour faire dormir nos mioches

-des bulles et des mots avec des amis

-une grasse matinée de fou, jusque huit heures trente, à peu près

-un déjeuner en paix

-les plans de la nouvelle cuisine

-un plateau repas avec toasts et foie gras, qu’on mangerait avec les doigts

-une conversation sans êtres interrompus

 

Ce qui est sûr, c’est qu’on n’irait pas chez Leclerc. A la rigueur, Ikea… eh merde!

 

 

 

 

 


Le premier jour où… j’ai passé la nuit à l’hôtel

Petite, nous avions l’habitude d’aller squatter chez des amis de mes parents ou dans la famille, agréablement disséminée du nord au sud de l’Europe.

J’ai ce souvenir flou d’un printemps de mes vingt ans, où je m’échappai en compagnie de mon amoureux pour un week-end sur la côte avant le long tunnel des examens de fac. Je me rappelle que nous voulions absolument une salle de bains avec baignoire… pas du tout de l’hôtel en question.

Les premiers souvenirs d’hôtel qui me viennent ensuite sont ceux, somme toute assez glauques, de déplacements professionnels dans des lieux pas toujours fascinants – du moins quand il faut y travailler, et que l’on s’y retrouve, le soir, seule et fatiguée.

Il y a cependant un hôtel qui a marqué à jamais mon esprit, celui d’un quartier pas très chic de San José, au Costa Rica, où je passai un bout de nuit vers la fin des années 90 après les nombreuses heures de vol en provenance de l’Europe. J’arrivais pour un mois de tourisme, et la correspondance à New York avait pris quelques heures de retard. Il faisait nuit noire quand je débarquai, donnai l’adresse au taxi. Je me rappelle du dédale de couloirs en bois, et enfin d’un lit, où je m’écroulai, assommée par le voyage et les heures de décalage, sans chercher à vraiment regarder autour de moi.

Je m’endormis sans montre, et m’éveillai sans doute quelques heures plus tard, à l’aube d’un voyage qui se promettait d’être fantastique, devant quitter la capitale pour la pointe de la péninsule de Nicoya dès le lendemain en ferry – après quelques heures de route. La première chose que je fis fut d’ouvrir la fenêtre et les volets. Je pense que la vue donnait sur une rue calme, je ne sais plus. Tout ce dont je me rappelle, c’est le ciel d’un bleu puissant, et le soleil éblouissant. Il était à peine six heures du matin, heure locale. Je partis ensuite à la recherche de mon petit déjeuner, que je pris sous les arcades d’un patio, jardinet où les plants d’ananas se disputaient aux orchidées. J’ouvrais de grands yeux, et savourai ces quelques heures d’ailleurs, avant de rejoindre le Pacifique.

Dans les semaines qui suivirent, je changeai de chambre d’hôtel presque tous les soirs, alternant lodge au milieu de la jungle, cabiñas de surfeurs en bord de Pacifique, auberge de jeunesse sur la côte caraïbe et hôtel de luxe, juste pour une nuit, juste pour voir ce que ça fait…

Depuis, de nombreux souvenirs ont marqué d’autres chambres d’hôtel, ailleurs dans le monde.

Mais toujours, en quittant ma chambre d’une nuit,  je fais mon lit.

Photos de Tulemar Bungalows & Villas, Parc national Manuel Antonio

Tulemar, Parc National Manuel Antonio, Costa Rica
(Photo TripAdvisor, mais j’ai la même… en argentique so ’99)

Chaque mercredi, la joyeuse troupe des premières fois composée de ZetteMHFCathyPapiluc, CambroussienneLilithJoufflettel’Herbe folleLaurentClem la matriochka, Cerysette des bois, Léia… se réunit pour disserter sur un sujet défini ensemble sur la page du groupe Facebook dédiée. Rejoins-nous!


Litchi, des bijoux acidulés à croquer (cadeau!)

Lectrice, lecteur chéri(e), je m’entraîne présentement à bercer Ultime dans son landau de mon pied droit, parce qu’écrire mes billets à une main nuit grandement à ma concentration, et puis après tu dis (à juste titre) que je suis violente, aigrie et méchante, alors qu’en vrai je ne suis qu’amour, patience et panacotta à la framboise. Même que quand j’aurai récupéré toutes mes facultés psychomotrices, il se pourrait que je réponde à tes commentaires, que je lis, je te promets.

Comme toi aussi, lectrice, lecteur chéri(e), tu es amour, patience et commentaires drôlissimes, je te propose de découvrir une jolie fabrique de bijoux fantaisie, Litchi, qui existe depuis 2002, qu’heureusement qu’on ne le savait pas sinon on serait déjà fichés à la Banque de France.

Au départ spécialisé dans les croyances du monde vu d’un coté kitsch et décalé, Litchi a peu à peu évolué vers les bijoux fantaisie en détournant les bracelets religieux à icônes brésiliens.

Aujourd’hui en partenariat avec une dizaine d’illustrateurs, graphistes ou artistes Litchi invente des collections de bijoux colorés et acidulés, sans cesse renouvelées, qui sont fabriquées au Brésil dans notre atelier.

Ca donne des bijoux un peu décalés, pleins de couleurs ou plus sobres, et c’est absolument craquant. De quoi remplir la hotte du Père Noël et offrir des cadeaux qui feront des oh, des ah et des j’en veux, et des tu me le prêteras, dis (non).

Chaque bijou comporte une série de médailles, colorées et acidulées,  assorties par thème, du discret Ma Rose au plus tendance Cupcakes. Les visuels détaillés des médailles permettent de se rendre compte de la vraie recherche créatrice dans le design de chaque série.

Moi, je craque complètement pour ce collier de la série Plumes.

Collier médailles Plumes

Les amatrices de bracelets fantaisie à grigris trouveront leur bonheur…

Bracelet Kaléidoscope

Et si tu préfères un sautoir, y a qu’à faire ton choix…

Sautoir grappe Pensées

Et si tu veux passer la bague au doigt à ta chérie, le plus dur sera de choisir (le hibou est tendance, je dis ça je dis rien).

Bagues Jardin Secret

Litchi propose également des grigris de sacs, des boucles d’oreilles fantaisies, des broches,…

Je suis amour et patience, je te l’ai dit, je fais pas que taper virtuellement sur les vieilles pour amuser la galerie avec un mauvais goût évident (mais ça défoule), je suis aussi cadeau! Eh oui!

Deux lecteurs ou lectrices seront tiré(e)s au sort ici même pour remporter le bijou de leur choix*.  Comment? tu vas simplement choisir le bijou de tes rêves sur le joli site plein de couleurs de Litchi, et tu reviens me dire ce que tu as choisi en commentaire (avec le lien, c’est mieux). Clôture des participations mercredi 21 novembre, 20 heures locales.

*Pour des raisons techniques, les frais de port de 8,37€ seront tout de même facturés.

 

Edit du 22.11.2012: le Moelleux a désigné les commentaires n°2 et 17 avec sa cocotte en papier. Il s’agit du Saucisson à Cuire et de Bretzelle (j’ai faim!) Bravo! Vous recevrez un code cadeau par mail dans les prochains jours.

 


Grâce

Le 10 novembre de l’an de grâce 2012, vers huit heures trente du matin, Ultime fut déposée dans le lit parental au premier étage, là où elle a pris ses aises nocturnes depuis un peu plus de deux mois. Elle ouvrit grand ses yeux gris et questionna du regard:

Vous n’allez pas m’abandonner, dites?

Eh bien si. Un peu. Mais pas vraiment. Pas trop, disons. Au rez de chaussée se tramaient des événements incompatibles avec le portage en écharpe habituel, ou avec le farniente dans les bras d’un volontaire désigné d’office.

Ultime soupira. Renifla. Nicha sa tête dans l’oreiller maternel, à la recherche de l’odeur familière. Fourra son nez dans le lapin qui ressemble à un sein, quand on est un peu bigleux comme un bébé de deux mois. Soupira encore. Et se résolut à fermer les yeux et à se laisser glisser dans le sommeil, pour une grosse heure.

Lapin-sein by Haba. Doudou carré by Marion Récréation sur Dawanda.

Ses parents, incrédules, ne perdirent pas de temps.

Au rez de chaussée, ils ramonèrent la cheminée.

A l’étage, ils firent le ménage de la salle de bain.

Et surtout, ils retrouvèrent la foi dans le gêne marmotte familial qui n’avait donc pas épargné leur dernière née. Ultime apprendrait à dormir, tout doucement, toute seule. Et sa mère retrouverait enfin un peu d’intimité aux toilettes.

 

 

Boutique Marion Récréation