Je voeux pas

On est donc le 3 janvier, et, avant que le réveil ne sonne, j’avais déjà envie de mourir.

 

Aujourd’hui, j’ai bien tenté de me faufiler à ma place et de marmonner juste un « ‘jour » discret et revêche, mais apparemment, pas assez. Ni discret – ni revêche. Au vu du nombre de gens venus me demander si j’avais bien fêté  – ça se voit à ma tronche, 48 heures après – et surtout me souhaiter un tas de trucs débiles pour cette année, avec échange de microbes manuels et buccaux associés.

Alors que moi, j’avais juste envie de mourir. Et de leur dire d’aller mourir. Je suis une collègue sympa, en fait.

 

-Bonne année !

Crève, salope ! Toi aussi.

-Meilleurs vœux !

Va mourir, chacal. Pareillement.

 

La palme revenant à ce roi des faux-derches de BigBoss :

 

-Je te souhaite de prendre toujours autant de plaisir à servir tes clients.

-Mais clair. Si je le faisais pour le fric, ça se saurait !

 

Pourquoi on doit souhaiter des trucs chouettes à des gens qu’on n’aime pas, au mieux qui nous sont royal indifférents ?

 

Moi, je veux juste que 2012 nous (à toi et moi) soit douce. Voilà. Et j’ai de bonnes raisons de penser –optimisme, optimisme – qu’on va y arriver. Et que les autres, ceux qui nous embrument,  aillent répandre leurs vœux ailleurs.

Ca,  c’est fait.

 


Mentalo d’Or 2011

En cette période qui sent le sapin pour 2011, après délibération du jury (moi), et de longues nuits d’études qualitatives à traîner sur les internets les Mentalo d’Or 2011 ont été décernés à l’unanimité des voix (je fais très bien ma mère). Tenue de gala (pyjama en pilou, chaussettes duveteuses et plaid sur les épaules) et rafraîchissements (des litres d’infusion camomille) étaient bien sûr de rigueur lors de la cérémonie de remise des précieuses décorations (une feuille de menthe séchée), pour lesquelles ni votes pipés, ni trafic d’influence, ni fausse modestie, ni coups de stilettos dans les tibias, ni hi-hi-je-ne-mange-pas-de-ce-pain-là-mais-quand-même ne furent à déplorer.

Les Mentalo d’Or 2011 sont donc attribués à:

 

à Poum, pour son incroyable gentillesse

à Zette, pour sa justesse, toujours

à Laurent, pour sa vraie tendresse

à Cambroussienne, pour son art du suspense

à la Défraîchie, pour ses vidéos qui déchirent tout

à Louise Petticoat, pour son talent… soigneusement économisé

à Camille, parce que c’est mon idole absolue

à Alorom, pour qu’elle revienne

à Zaza, pour sa présence bienveillante

à Mme Déjantée, pour son énergie de chef d’entreprise

à Ginie, pour sa schizophrénie

à Doudette, pour sa clairvoyance

à Colombe et Linotte, pour sa folie pure et dure

à Caroline, l’incontournable girl next door

à Muriel Gilbert, pour sa radiophonie

à Sasa, pour ses couilles ET ses seins

à Marjoliemaman, pour son chocolat au salidou

à Faith, pour sa fausse niaiserie

à Amaryves, pour sa vraie gourmandise

à Audrey, mine inépuisable pour les jours de manque d’inspiration

à Claire, cette mère-ma-sœur

à Bérengère, pour sa boule à facettes

à @101olivier, pour sa métamorphose en Pierre #LPNEUO le soir du 16 décembre

à la Poule Pondeuse, pour ses dossiers ficelés comme des chapons de Bresse AOC

à Jaddo, pour sa disponibilité et son bouquin qui déchire tout

à Nathalie de Pokanel, pour ses projets ♥♥♥

à Stéphanie, pour son art de capturer la beauté et l’amour

à Valérie, pour ses histoires

 

et enfin à La Mère Joie, un Mentalo d’Or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

 

 

Et à tous ceux que j’ai oubliés et qui en feront la demande circonstanciée en commentaire.

 

 

 

 

 

Si on se revoit plus d'ici là, je vous souhaite une année 2012 pleine de facettes. Et de boules.


Les fourberies de sapin (bis repetita)

 

 

J’ai beau être une mécréante qui fucke Noël, son esprit « raque à la caisse de Carrefour » mais surtout ses haut-parleurs qui nous déversent un sirop pâteux mâtiné de Tino Rossi à longueur d’échoppes made in China, y a un truc auquel je peux pas échapper, depuis que j’ai des marmots, c’est ce putain de sapin.

 

Dans le sapin, moi, ce que j’aime, c’est les boules. Ca t’emmerde pas une boule. Dans le pire des cas, ça finit en mille morceaux dans le ventre de l’aspirateur sans sac, où ça finit de faire gling gling le temps que quelqu’un (moi) se décide à le vider.

 

La guirlande, par contre, c’est rien qu’une salope. Pas encore déballée, elle est déjà pleine de nœuds. Le temps de la déplier en long sur le sol, t’as déjà épuisé ton répertoire de jurons. Après, quand tu veux saucissonner ton sapin dedans, tu finis toujours par marcher sur une ampoule. Du coup, y en a douze qui s’allument plus.  Ensuite, tu comprends jamais pourquoi un coup ça clignote, un coup ça clignote pas. Quand ça clignote pas, tes mômes y demandent pourquoi que ça clignote pas. Quand ça clignote, tu penses très fort que le stroboscope est une invention du diable punissable par la loi (et accessoirement souvenir de tes jeunes années, hier, quoi, qu’est-ce qu’on avait l’air cons quand même).

 

Mais tout ça, c’est quand tu AS un sapin. Parce qu’avant, faut l’acheter, le sapin, Jules Chéri n’étant pas un poil plus bûcheron que l’an dernier, bien qu’il ait démonté l’appui de fenêtre du salon à la tronçonneuse récemment.

 

Et l’achat du sapin, c’est quand même l’arnaque à grande échelle. Chez mon dealer habituel, cette année t’avais le choix entre les épicéas miteux de chez miteux, pas chers, et les Normann chers, mais pleins de trous ou la tronche en biais. Que le monsieur du sapin il m’a dit votre faute, aussi, à vous y prendre si tard (i.e. le 17 décembre, certes), tous les jolis ils sont partis. Et que le monsieur du sapin il m’a dit que lui, il les achète par taille, tous au même prix, et il va pas commencer à faire des différences sous prétexte que certains sont plus jolis que d’autres.  Alors comme il m’a énervée, je voulais partir sans sapin, il était pas question que je file quarante euros au monsieur du sapin pour un sapin que c’était vraiment n’importe quoi, mais les gamins m’assaillaient de « on prend lequel, maman ? on prend lequel, maman ? » en boucle, alors, j’y ai fait tout sortir au monsieur. Et oui, j’ai refusé de prendre celui qui était tout pelé derrière sous prétexte que j’allais le mettre contre un mur. Ou alors, à moitié prix, vu que c’était un moitié sapin. Mais le monsieur du sapin s’est dit qu’il se trouverait un pigeon retardataire pour acheter le moitié sapin au prix du sapin entier.

 

Et comme j’étais décidément très chiante, il a fini par me filer un sapin correct, non mais. Sur lequel j’ai mis mes jolies boules bleues toutes neuves. Avec les vieilles argentées. Et la guirlande aux douze ampoules pétées. Sur le haut, ça se voit moins.

 

*Les fourberies de sapin, épisode 1, 22.12.2010

 

 

 


Beauté extérieure

L’an dernier, à la même époque, Copaïba nous avait mitonné un petit concours doté de bien jolis lots à l’occasion de la sortie de son produit miracle pour les crinières de lionne déprimées, le Lady Godiva. Cette année, ils peuvent pas, ils sont enfermés dans leur labo, à la bourre dans la création de la formule du « Vanille dans le foin, un soin antirides tout en légèreté pour les peaux sèches, dans une sublime odeur d’absolue d’immortelle sur un fond doux de vanille épicée par le bois de ho (Gamme Copaïba nature) ». (Rien que ça). Ca m’a l’air bien prometteur, alors on va pas trop les déranger,  surtout que dès qu’il sera fin prêt, il sera à gagner ici même (en début d’année, on va dire).

 

En attendant, et c’est pas Marjoliemaman qui va me contredire, on a le droit de se faire plaisir avec leurs produits aussi efficaces que nature : Copaïba nous offre la possibilité de nous gâter (ou de gâter nos proches, ou de grouper nos commandes, hé hé) et nous réserve une réduction de -30% pour l’achat de 3 produits jusqu’au 31 décembre à minuit avec le code MENTALO30. *

 

 

Moi, comme d’habitude, je vais (encore) craquer pour le gommage au jojoba. Suivi du lait pour le corps afin de rentrer toute douce en 2012. Et je piquerai dans la gamme homme le soin Petit Matin pour gommer mes cernes… Et je voudrais pas dénoncer, mais il paraît que le lait anti-vergetures est super efficace… avis aux couveuses…

 

 

 

Toutes les infos sur la marque Copaïba, leur démarche, leur éthique, leur engagement nature sur le site. Sur le site de la boutique, inscription nécessaire (30 secondes) pour avoir accès aux produits.

Bonus en plus : possibilité d’acheter vos ingrédients de qualité et de provenance garanties pour les touilleuses maison…

 

 

*Le site n’étant pas capable de calculer la réduction, on met un petit commentaire dans le champ prévu à cet effet, et les petites mains calculeront tout ça manuellement, promis.

 


Lapin d’épices

Le Moelleux revint de l’école passablement excité jeudi dernier. Il m’annonce, très heureux, que le lendemain, en classe, ils feront du pain d’épices de leurs petites mimines pas toujours très nettes avec traces de feutre à ardoise (les instits sont des chochottes, de notre temps, c’était ardoise en ardoise, et « touche » qui crissait – et éponge qui pue dans sa boîte dans le cartable, quelle belle époque), et que, clou (de girofle) sur le spice cake, les parents sont invités à venir en manger le vendredi dès quinze heures.

Quel dommage, mon chéri, que je travaillasse passe la soirée chez Louise Petticoat dans une tenue tout à fait correcte mais disons un brin dézinguée. (N’insiste pas, les photos circulent sous le manteau, et elles y resteront. Nom de code: #LPNEUO). Non, mais, vraiment.

Ce qui ne m’empêcha pas, en mère attentive, de lui demander samedi matin, pleine d’espoir eu égard à ses difficultés alimentaires, comment s’était déroulée l’activité pain d’épices, donc.

 

-Super, maman.

-Et il était bon?

-Je sais pas, j’ai pas goûté, j’aime pas.

-Si tu n’as pas goûté, comment peux-tu savoir que tu n’aimes pas? D’ailleurs, qu’est-ce que tu n’aimes pas dans le pain d’épices?

-Ben, l’épice.

 

On n’est pas rendus.