On est donc le 3 janvier, et, avant que le réveil ne sonne, j’avais déjà envie de mourir.
Aujourd’hui, j’ai bien tenté de me faufiler à ma place et de marmonner juste un « ‘jour » discret et revêche, mais apparemment, pas assez. Ni discret – ni revêche. Au vu du nombre de gens venus me demander si j’avais bien fêté – ça se voit à ma tronche, 48 heures après – et surtout me souhaiter un tas de trucs débiles pour cette année, avec échange de microbes manuels et buccaux associés.
Alors que moi, j’avais juste envie de mourir. Et de leur dire d’aller mourir. Je suis une collègue sympa, en fait.
-Bonne année !
–Crève, salope ! Toi aussi.
-Meilleurs vœux !
–Va mourir, chacal. Pareillement.
La palme revenant à ce roi des faux-derches de BigBoss :
-Je te souhaite de prendre toujours autant de plaisir à servir tes clients.
-Mais clair.
Si je le faisais pour le fric, ça se saurait !
Pourquoi on doit souhaiter des trucs chouettes à des gens qu’on n’aime pas, au mieux qui nous sont royal indifférents ?
Moi, je veux juste que 2012 nous (à toi et moi) soit douce. Voilà. Et j’ai de bonnes raisons de penser –optimisme, optimisme – qu’on va y arriver. Et que les autres, ceux qui nous embrument, aillent répandre leurs vœux ailleurs.
Ca, c’est fait.




