Le bain

Délice réprouvé par la morale écologique, ce qui ne l’en rend que meilleur grâce à ce subtil mélange de sentiment de transgression (je suis pas une chieuse écolo, mais une jouisseuse mégalo) et de lâcher-prise (voire de lâcher de grappe de la marmaille), le bain est devenu un événement célébré par moi seule et ma baignoire balnéo, presqu’annuellement, bien à l’abri derrière la porte verrouillée.

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Si du temps de notre fougue dispendiaire d’eau chaude par hectolitres, nous aimions, Jules et moi, nous donner rendez-vous parmi les bulles, tous les vendredis soirs, une fois notre progéniture couchée (deux précautions valent mieux qu’une, le bruit de la balnéo couvrant de toute façon tout appel intempestif), il a bien fallu calmer nos ardeurs – nous avions l’impression d’être de trop sous la mousse, Eva Joly et Nicolas Hulot en guests non-invités, ça jette un froid quand même. Du coup, la baignoire XXL est devenu le repaire du dimanche soir des spécialistes ès éclaboussures jusqu’au plafond et autres bateaux Playmobil et toboggans Hello Kitty (argh).

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Le bain est donc devenu un plaisir aussi solitaire que rare. (Il paraît que c’est comme dans le lit, je prends toute la place. Mauvaise foi éhontée caractérisant la portion masculine de la famille, je dirais.) Une cérémonie du bain antique, presque. Les jours de grande fatigue, de moral raplapla ou de muscles qui se rebellent. Choisir l’huile qui va bien, longer dans l’eau brûlante jusqu’au cou, brancher la balnéo, et ne plus penser à rien qu’à soi… à part une bonne sieste crapuleuse, je crois qu’on a rien trouvé de meilleur.  

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Jusqu’au moment d’en sortir, où ça pèle, qu’on voit plus rien dans les miroirs, et qu’on a oublié de poser la carpette au pied de la baignoire. Non, je n’avais pas oublié mon peignoir, eh.

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Toi + moi + Grégoire {places à gagner}

Salut les midinettes!

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Aujourd’hui c’est vendredi, et le vendredi, je suis un peu molle de la malléole. Ca tombe bien, parce que Grégoire avait envie de causer à ma place dans mon blog, à l’occasion du démarrage de sa tournée, ce soir même.

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« Je ne me souviens pas du 3 avril 1979 quand je suis né mais je me souviens d’une vidéo d’un concert des Beatles quand j’avais 8 ans. Je me souviens de mon grand frère qui m’a appris « Let it be », « Imagine » et « Your song » au piano. Je me souviens de mon adolescence passée à écouter, rechercher et apprendre tout de mes idoles, le pourquoi des chansons. Je me souviens d’Elton John et de David Bowie. Je me souviens de Cat Stevens et de Jean-Jacques Goldman. Je ne me souviens pas de tout ce temps que j’ai passé à les imiter. Je me souviens d’une petite amie.

Je me souviens de la première chanson que je lui ai écrite parce que j’en avais marre d’utiliser les notes et les mots des autres. Je me souviens de tous ces brouillons que j’ai déposés sur le piano et la guitare, sur des feuilles de papier. Je ne me souviens pas de toutes ces heures où je me suis dit que c’était nul. Je me souviens de tout ce que je n’ai pas dit et que j’ai préféré chanter. Je me souviens que je trouvais ça plus facile. Je me souviens de ces balades avec mon chien pour mieux trouver l’inspiration. Je ne me souviens pas de tous ces moments où j’ai cassé des oreilles. Je me souviens de mes études pour avoir un diplôme en poche.

Je me souviens de tous mes petits boulots, tous ceux que j’ai quittés car j’avais toujours le même rêve. Je me souviens de la patience et des chambres de bonne. Je me souviens des squats et de l’expérience. Je ne me souviens pas des pâtes froides au milieu de la nuit. Je me souviens de la mort de mes frères et de mon infinie envie de vivre. Je me souviens d’être entré en studio pour faire une maquette. Je me souviens qu’ils ont aimé et me voilà… »

 

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Moi, je me souviens surtout de mon émotion de voir mon fils de quatre ans à l’époque danser avec ses petits camarades de classe à la fin de l’année scolaire, de sa fierté et de la mienne, de cette chanson qui nous resta dans la tête tout l’été ensuite.  Puis aussi des suivantes, qu’ils nous arrive de mettre dans la voiture et de chanter à tue-tête, tous ensemble, en filant vers le sud.

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J’ai deux places à te faire gagner pour le concert du Zénith de Nancy le 26 novembre. Pour cela, tu me racontes en commentaire un souvenir lié à une chanson de Grégoire. Tu as une semaine pour jouer, jusqu’au vendredi 14 octobre à minuit. Epate-moi, émeus-moi, fais moi rire,  chante, danse si tu veux.

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Grégoire en tournée dans toute la France

 

07/10/11 : Amiens – Zenith
08/10/11 :
Lille – Zenith Arena
10/10/11 :
Orléans – Zénith
11/10/11 :
Caen – Zénith
14/10/11 :
Paris – Zénith
15/10/11 :
Paris – Zénith
18/10/11 :
Lyon – Halle Tony Garnier
19/10/11 :
Clermont-Ferrand – Zénith d’Auvergne
20/10/11 :
Troyes – Le Cube
21/10/11 :
Dijon – Zénith
22/10/11 :
Besançon – Micropolis
27/10/11 
: Grenoble – Summum
28/10/11 :
Chambéry – Le Phare
29/10/11 :
St Etienne – Zénith
02/11/11 
: Marseille – Le Dôme
03/11/11 :
Montpellier – Zénith Sud
04/11/11 :
Toulouse – Zénith
05/11/11 :
Pau – Zénith
06/11/11 :
Limoges – Zénith
09/11/11 :
Rennes – Le Liberté
14/11/11 :
Rouen – Zénith
15/11/11 :
Nantes – Zénith
18/11/11 :
Evry – Arènes de L’Agora
25/11/11 :
Genève – Arena
26/11/11 :
Nancy – Zénith
02/12/11 :
Bruxelles – Forest Nat. Club

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Edit résultat: C’est Mamange qui remporte les deux places pour le concert de Grégoire à Nancy le 26/11/11! Bravo!

Tes coordonnées sur mentaloleblog (@)  gmail.com, merci!


Profession: coach

Sportif en chambre, sors de tes chaussons molletonnés. Aujourd’hui, grâce à mes conseils, tu vas retourner à la gym la tête haute et le fessier conquérant. Afin que ta séance ne soit que courbatures et supplications délices et élégance, voici mes douze commandements.

Ouaip, je me suis rhabillée depuis l'autre fois.

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1.      Ta tenue soigneusement tu choisiras.

Le T-shirt trop court tu éviteras, ça t’évitera de focaliser en permanence sur le moment où tu auras une main de libre pour tirer dessus.
 
2.   Tes cheveux tu attacheras.

Un élastique est un moyen efficace et pas cher de ne pas passer une heure à souffler sur une mèche qui s’obstine à te rentrer dans la bouche ou te cacher la vue du prof qui montre les exercices.
 
3.   Pas trop avant tu ne mangeras.

Encore moins de la rosette que du reste. Sous peine d’être prise soudain d’une lourdeur d’estomac, en plus de celle du popotin.
 
4.   A la gym pour mater les autres tu n’iras pas.

De lorgner sur le postérieur de la nana d’à côté pour vérifier s’il est bien plus large que le tien tu éviteras, au lieu de ça, de faire tes exercices consciencieusement tu te contenteras.
 
5.   De même l’accoutrement des autres tu ne critiqueras.

Pour cela, comme une fayotte, en première ligne devant le prof position tu prendras. Au moins comme ça, concentrée tu resteras.
 
6.   Au lieu de compter les exercices et de souffrir, toi qui n’aimais déjà pas les chiffres à la maternelle, à des choses agréables tu penseras.

De rêver que le prof c’est Jude et que ton tapis c’est du sable blanc à faire passer la douleur t’aidera.
 
7.   Au lieu d’adopter le rythme de l’aï, sur la musique pour garder le rythme tu te concentreras.

Comme moi, pour Britney dans Womanizer tu te prendras, et trois grammes de muscle rien que d’y penser tu feras.
 
8.   Une bouteille d’eau avec toi tu prendras.

Le mojito tu éviteras. (La soupe au chou itou, même si t’es en detox ELLE).
 
9.   Avec tes condisciples point ne parleras.

Si t’as encore du souffle pour causer, c’est que pas assez fort les abdos tu contractes .
 
10.   Pendant les étirements point sur ton tapis ne t’endormiras.

Sinon point te plaindre ne viendras le lendemain que aïe bobo partout tu as.

11.    Des objectifs réalisables tu te fixeras.

C’est sûr qu’y aller tous les jours, toi qui depuis dix ans entretiens des rapports plus que pacifiques avec tes muscles fessiers, point tu ne rêveras. Une fois, c’est déjà bien, parce que c’est mieux que rien.

12.   Conscience de ton corps tu prendras.

Un euphémisme pour te dire que oui, tu souffriras. Mais que ton mental d’acier ensuite sera. Et que quand la prof « Contractez, poussez, soufflez » dira, au bout de 218 séances, à ton dernier accouchement de penser en pouffant  tu cesseras.

 


 

 

 

Logique

C’est le soir, il fait noir, c’est l’heure de l’histoire. Nonchalamment allongée sur le lit de la Pili-Pili, je tente de lui lire l’histoire de Russell le Mouton-qui-n’arrive-pas-à-s’endormir-mais-qui-finit-par-s’écrouler-comme-toi-hein-ma-chérie-que-tu-vas-dormir-et-fissa.

 

-Regarde, TOUT LE MONDE fait dodo ! La grenouille fait dodo. Les moutons font dodo.
Russell fait dodo. Et la Pili-Pili, elle…

-elle tourne les pages !

 

Evidemment.


Une dernière fois

Décapoter une dernière fois la voiture et laisser le vent emmêler mes cheveux.

Glisser encore une fois mes pieds nus dans mes sandales.

Porter encore une fois cette jupe courte, ce pantalon blanc, ce panama.

Laisser mes orteils vernis de rouge danser le rock une dernière fois au grand air.

Enlever ma veste.

Remonter mes manches.

Attacher mes cheveux.

Chercher mes lunettes de soleil.

Exposer mon visage en savourant chacun de ses rayons sur ma peau.

Assortir mon humeur au mercure du thermomètre extérieur.

Regarder en souriant mes jambes encore bronzées.

Boire un dernier mojito en terrasse avant de rentrer.

Laisse la porte d’entrée grande ouverte.

Traîner dehors jusqu’au coucher du soleil.

Me jetlaguer sans bouger dela chaise longue.

Emmagasiner des souvenirs heureux pour les jours de froid.

Profiter jusqu’au bout de cet été inespéré.