Fashion Fail #2: la taille empire

 

90 AB et champ de blé.

Tu ne porteras point de taille empire.

 

La taille empire t’es généralement conseillée quand tu as les hanches larges, qui vont généralement de pair, avouons-le, avec quelques générosités placées devant et derrière (bref quand t’as un gros cul et du bide post-partum).

 

Si t’es toute menue, tu flottes dedans, c’est le grand n’importe quoi, à moins que tu n’aies autant de seins que cette saleté d’Angelina J. Dans ce cas, je te hais, et je suis pas la seule, sache-le bien.

 

Par contre, revenons-y, si tu as quelques rondeurs ou si tu as eu un épisode chargé en tartiflette, apéros, brochettes et mojitos comme moi le week-end dernier, tu crois tenir le bon plan au bout de cintre. Que nenni !

 

La tunique taille empire, tout comme la robe, est en effet fourbe. Passe sur le tissu en général fluide qui en fait te colle aux fesses, effet inverse de celui recherché.

 

Mais surtout, si comme moi Dame Nature avait mieux à faire que te filer un 95C le jour de ta naissance, si comme moi les abdos sont un vague et douloureux souvenir, tu peux arrêter de respirer comme tu veux, la tunique taille empire fait se retourner sur toi tes collègues de bureau. Ca chuchote plus ou moins discrètement, jusqu’au moment où un plus maladroit ou plus dégourdi que les autres viendra te faire l’affront suprême :

 

Mais… me dis pas que tu es ENCORE enceinte ?!

 

A chaque fois, je réponds « Si, mais je sais pas de qui », ce qui a le don de faire diversion pendant un petit moment. (Le « c’est design, t’y connais rien » fait son petit effet aussi, note. Ca veut dire ta gueule, mais en plus poli, juste.)

 

Le niveau maximum du fashion fail sera atteint avec une tunique taille empire fluide blanche, donc transparente. De toute beauté. Surtout, pense bien à mettre une culotte à élastique qui marque la fesse, dessous, tant que tu y es.

 

 

A la semaine prochaine pour un autre fashion fail !

 

 

 PS Je précise que cette série est faire pour rigoler, et que j’ai toute légitimité pour donner des leçons… puisque ce sera moi sur toutes les photos de la série! Amis du premier degré, bonsoir!

 


Vendredis Intellos #2: la Mère Joie et ses gros dossiers

Comment passer à côté ces jours-ci de l’excellent dossier que nous offre à nouveau mon amie La Mère Joie, qui trouve de manière évidente sa place dans les Vendredis Intellos de Mme Déjantée.

 

La Mère Joie, c’est facile, quand t’as pas le temps de lire un bouquin, ou que tu l’as lu mais tu ne sais pas trop quoi en penser, tu lui files, et elle t’en digère le contenu pour t’ouvrir des pistes de réflexions fines et jamais fermées. Parallèlement aux écrits de son blog qu’elle me fait parfois l’honneur de me donner à lire en avant-première, par delà les commentaires que je lui laisse, s’organise souvent une longue et riche discussion par mail, qui va nettement plus loin que les écrits publics et qui nous fait cheminer, chacune de notre côté.

 

Après un dossier remarqué sur le refus de la fessée, et ses alternatives, après des billets tout aussi remarquables sur le sens profond de la vie au cœur de soi, de la mort aussi, de la fratrie, de l’apprivoisement mutuel, elle nous revient cet été avec un dossier que nous attendions avec impatience depuis qu’elle avait demandé de témoigner à une quarantaine de mamans internautes.

 

Le dossier est en cours, si tu as manqué le début, tu en retrouveras ici l’introduction, suivie du replacement nécessaire dans son contexte de l’allaitement : entre nature et culture, et actuellement en ligne la Partie 1 d’Ambivalences et paradoxes de l’allaitement.

 

Le tout à base de lectures scientifiques et personnelles, d’écoute, de témoignages, d’expériences.  La suite, nous l’attendons avec impatience. Mais chut, elle travaille.

 

 

 

 


Fragiles et forts

Fragiles

Comme une hirondelle sur son fil

Comme un fil au dessus du vide

Comme un monde qui s’écroule

Comme une larme sur une joue

Comme leurs yeux si bleus

 

Forts

Comme un homme qu’il est devenu, soudain

Comme l’amour infini d’une mère

Comme un sourire qui renaît

Comme une chaîne humaine qui se forme

Comme leurs mains qui se soudent et leurs cheveux qui s’emmêlent

 


Avant l’orage

Ce matin le tonnerre grondait, faisant trembler les vitres. Nous attendions la pluie qui ne manquerait d’arriver quelques instants plus tard, le geste suspendu, vaguement inquiets de la violence des éléments qui se déchaîneraient devant nos yeux.

Ces quelques instants juste avant que l’irrémédiable ne se produise. Ces quelques instants où nous prenons enfin conscience du bonheur insouciant d’avant, qui ne reviendra jamais pareil. Ces quelques instants avant le déluge.

Après, les flaques comme les larmes finissent un jour par sécher, et le soleil par revenir. Mais toujours en mémoire reviendra ce matin d’orage où tout a changé.

 


Secouée, moi?

 

L’autre jour, quand c’était encore l’hiver, début juillet je veux dire, Mère Bordel me demande:

 

Ca te dit de prendre un bain d’Orangina ?

 

Cette nana n’a décidément pas toutes ses canettes dans le même frigo, mais comme moi non plus, en fait, je dis :

 

Vas-y, fais péter les bulles !

 

Quelques jours plus tard, un gentil livreur zélé dans son petit camion fait un frein à main devant la maison, larguant au passage sept immenses caisses, contenant à peu près mon poids en Orangina. Ce qui fait sacrément du volume, l’Orangina étant moins dense que la Mentalo. (Ah ah ah. ) (Je suis pathétique.)

 

Depuis, quand les copains débarquent pour l’apéro, on dit :

 

Tu bois quoi ? Un Orangina ou un Orangina ?

 

On se poile, nous.

Le plus dur, c'est pas de choisir, c'est de ranger.

 

Merci à OranginaFrance et à Mère Bordel !