Enfant, j’étais assez solitaire. Pas vraiment par choix, je crois. Affligée d’une timidité maladive, je préférais souvent passer inaperçue que risquer qu’on m’adresse la parole. Les occasions pourtant n’étaient guère nombreuses, mes parents ayant décidé que la maison et le jardin fermé me suffiraient amplement comme terrain de jeux. Dans la solitude de ma… Lire la suite »