Ordinaires #jolimai

Je suis tout à fait capable de me réjouir d’une bonne nouvelle, de virer hystérique à la naissance du bébé d’amis proches, ou de faire des petits bonds en décachetant l’enveloppe d’un faire-part de mariage (et pas que parce que c’est une bonne excuse pour acheter une nouvelle robe).

Je suis tout à fait capable de pester contre la terre entière, une journée durant, où, mauvaise foi aidant, je n’aurai même pas l’impression le soir venu d’avoir été de mauvais poil, voire carrément pénible pour mon entourage, ne relevant que la paire de chaussures qui traîne dans la cuisine, la poussière oubliée par Féedulogis sur le haut du frigo, les gens qui ne savent pas conduire, le téléphone qui sonne sans arrêt, une nouvelle griffe de provenance inconnue (je le jure!) sur ma voiture, les courriers de l’Urssaf qui ressemblent à de l’extortion de fonds, ces ponts qui s’annoncent sans moi pour cause d’astreinte, samedis et jours fériés, jusqu’en juillet.

Mais serai-je capable de relever les petits bonheurs ordinaires? Ces petites choses qu’on ne remarque plus, et qui pourtant nous feraient la vie si jolie, si on y prêtait un peu plus attention, à tel point qu’on en oublierait presque de râler?

C’est la joue chaude de mon fils qui vient de se lever, la tête ébourriffée façon BB de la Pili-Pili, la Collégienne qui me demande de lui démêler les cheveux pendant qu’elle se brosse les dents. Le Jules qui me fait rire, même s’il a mangé toutes les glaces. L’autoroute vide ce matin. Les siestes affalée sur un pouf au soleil ce week-end. Un livre tellement hilarant, tellement pile dans mon humour décalé que j’éclate de rire, seule dans mon lit (Le vieux qui ne voulait pas fëter son anniversaire, Jonas Jonasson). Quelques aiguilles bien placées, et la douleur qui s’envole, le plaisir tout neuf de ne plus avoir mal. Inviter un ami à déjeuner le dimanche, comme ça, cinq minutes à l’avance, et avoir une discussion qui rassure.  Avoir pris le temps de refaire son vernis, en framboise écrasée, mon Graal (OPI, Miami Beet). Pouvoir mettre une robe sans collants et des sandales à talon sex bomb, ce matin. Acheter un paquet de beurre en prévision de la confection d’un gâteau.

Trois gouttes de pluie qui ne gâchent pas la photo.

J’ai toujours pas gagné au loto. J’ai toujours pas joué. Mais en mai, j’ai décidé de mettre mes lunettes roses, et de me trouver au moins un petit bonheur ordinaire par jour. 

Je déclare le #jolimai ouvert, dès demain. Qui me suit, qui en est,  sur tous les coins de la toile?

Les commentaires

O-M

C’est bien connu, le bonheur se cache dans les choses simples, il suffit d’avoir les bonnes lunettes pour le voir….roses ou non !
C’est parti !

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chaourcinette

j’en suis aussi !! mais comme je suis une contemplative, ça fait très longtemps que je me réjouis de ces petits riens qui traversent notre vie….! ya des jours où tout va de travers et comme toi, je peux être inbuvable, mais la plupart du temps mon humour me fait voir le verre à moitié plein…plutot que celui à moitié vide !!
Joli et joyeux 1er Mai !

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Bluebell

Je note depuis plusieurs mois chaque petit Bonheur quotidien dans un carnet, et quand ça ne va pas, les relire me réchauffe le coeur et me rappelle que malgré tout la Vie est sacrément belle.. Mais c’est sûr, il faut apprendre à les voir, parfois ils sont presque imperceptibles, mais bien là pourtant 🙂 Belle initiative !

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laviedansmatribu

Très bonne idée 😉 Des petits riens, bonheurs tout simples qui permettent de relativiser le quotidien ! Ca me tente bien, ce #jolimai !!

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Covima

Ah ben je veux bien, ça me permettrait d’oublier de pester contre le temps ! Sans rire, en sandales et sans collants ? Tu blogues depuis les Antilles ou quoi ? J’essaie aussi de voir les petits bonheurs mais parfois cela m’est tellement plus facile de les occulter… Alors j’en suis, on verra bien si je m’y tiens 🙂 Super idée, le carnet de notes…

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zetteandthecity

Et la mouette, tu la payes combien pour qu’elle reste là, immobile, à rire de nous?

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Iris G

Parfait ! Que cela augure une bonne année pour le travail de tous… Et des mamans en particulier.

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poumpoumpidou

J’en suis, bien sur. Je crois que je sais encore reconnaitre ces petits bonheurs, mais des fois il m’en faut des très gros pour compenser les mini malheurs qui me noircissent l’esprit, c’est dommage.

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