Il doit avoir sept ou huit ans. Il se hisse sur la pointe des pieds, s’étire, s’allonge du mieux qu’il peut, tout contre le mur du cimetière de ce village de campagne. Il fait chaud en cette fin d’après-midi, printemps tardif qui ressemble soudain à un été précoce.
Mon regard s’attarde quelques secondes sur sa main qui atteint désormais le haut du mur. Je me demande furtivement -avec un léger sourire- quelle bêtise il peut bien avoir en vue lorsque j’aperçois en un même instant une gerbe d‘eau, deux têtes hilares et mouillées qui surgissent de derrière le mur, quatre mains et deux bouteilles d’eau vengeresses. L’eau gicle en grands jets, les rires fusent, ils courent, se poursuivent dans la rue. Trois petits bonhommes heureux et libres.
La scène n’a duré qu’un instant. Joie et insouciance de l’enfance et de l’eau mêlées. Jeux intemporels, loin, si loin des jeux de grands, plus tout à fait enfants, pas encore adultes, qui se jouent au même moment sur les trottoirs de Paris.
Photo Doisneau
Tu sais quoi ? Sur les trottoirs de Paris, c’est fini l’époque Doisneau, ya plus d’enfants en liberté. Epoque dangereuse ? Sécuritaire ? Les enfants sont tenus en main ou restent devant les jeux vidéo dans l’appartement. Supériorité d’une enfance à la campagne.
J’y pense souvent… Mes nièces vivent en ville, elles n’ont pas du tout la même enfance, ni le même rapport au corps, à l’activité physique naturelle que mes enfants qui vivent dehors en liberté (comme les poulets Le Loué).
Et voilà!! La sponso déguisée toute moisie, allez, avoue combien t’as reçu de poulets???
Caisse tu veux, faut bien vivre! 🙂