Ce soir-là, alors que je rentrais d’une journée de travail comme les autres, c’est à dire pourrie et éreintante, je trébuchai à peine le seuil passé sur les sacs de piscine abandonnés par les enfants au milieu de l’entrée. Je pestai intérieurement sur le chemin à parcourir jusqu’à la buanderie, qui n’était pas si long, ni infranchissable pour deux paires de jambes de moins de dix ans.
Je fis ce chemin moi-même, un sac dans chaque main. Je sortis maillots et serviettes mouillés, les fourrai dans la machine, appuyai sur le bouton de démarrage, et regagnai la cuisine, l’esprit préoccupé par une foultitude de petites choses qui me semblaient soudain des montagnes.
Ce soir-là, tout le monde semblait de mauvais poil. Je préparai à la hâte un plat de pâtes carbonara sensé détendre l’atmosphère, dérider chacun et remplir les estomacs.
Ce soir-là, je refusai résolument l’apéritif proposé par l’Homme (non à l’alcool en semaine est mon nouveau credo) qui devait se dire que peut-être il tenait dans une bouteille de mojito une certaine forme de solution pour donner du mou à mes neurones groupés en pelotes, et me faire rire bêtement.
Ce soir-là, les récits d’école des enfants n’apportèrent guère de bonnes nouvelles. La Marmotte par ses grincements sonores nous fit comprendre que pour elle aussi la journée avait été longue et fatigante.
Le repas fini, les enfants douchés, peignés et les dents brossées, j’expédiai l’histoire du soir, récitant un peu absente les mots alignés sur ce livre idiot qui promettait 365 histoires du soir. Bientôt un an d’histoires sans queue ni tête, bientôt la délivrance, pensai-je.
Douze bisous et demi et au moins autant de câlins plus tard, je retournai à la buanderie avant que la fatigue ne prenne le dessus. En accrochant serviettes et maillots au fil sous la véranda, je compris qu’il y avait tellement plus important finalement que les petites contrariétés du quotidien: je jetai un regard au ciel et je sus immédiatement que l’ange de Ginie était bien arrivé.
Joli ange que celui-là.
J’aime les nuages roses 😉
Ta photo est superbe… Tu me fous des frissons dès le matin, t’as pas honte ?
Et pourtant, c’est une photo de jeudi soir, garanti sur facture! 😉
C’est beau.
Et comme tu as raison, les petites contrarietés de la vie ne sont rien quand on a la chance de les avoir!
J
Bienvenue, LMO. Tu résumes bien (je suis nulle en résumés, c’est pourquoi je fais des billets kilométriques… )
Superbe billet.
Merci Sabine. Je pense que tu dois me comprendre, sur le coup! 😉
Je te comprends très bien et sache que ton billet m’a aidée. Merci Mentalo, t’as tellement raison….
Si je peux aider avec mes élucubrations, hein…;-)
Magnifique
La photo ou le texte? 😉
Oui… Il y a certaines choses qui nous remettent vite fait les idées en place et font que, pour un temps, nous arrêtons de nous plaindre.
Et purée ça fait du bien, de revenir aux vraies choses importantes, de temps en temps! 😉
C’est beau ………..
Je rougis… 😉
Comme quoi je suis pas que cynique, dans la vie!
Superbe !!
merci Cathy! (et contente de te voir par là!)
j’en ai des frissons…
et oui, une fois les enfants couchés, le calme revenu et mes neurones aussi, je me dit pareil, que malgré tout, je n’ai pas à me plaindre…
C’est pas toujours évident de relativiser, j’en suis pas toujours capable non plus!
Oui c’est magnifique ce coton rose sur ciel bleu…
Mais t’es quand même une langue de pute!!:D,:D
Je sais, je suis pas en mode parfaite tout le temps 😉
Très joli hommage… 🙂 Et tellement vrai!
Merci Babouille, et bienvenue!
Je viens de lire le post de Ginnie et voir combien mon com était déplacé.
Je m’en excuse auprès d’elle et de toi….
Ginie est une fidèle lectrice de LMJ, elle comprendra, je pense.
Ginie, c’est ma potesse. Je l’adore. Elle a le blog le plus drôle de tous les temps.
Comme dit Me,talo, elle saisira. 😉
Putain je chialle comme une gonzesse ! vais me faire radier du clan des langues de putes ??!
On n’est pas des monomaniaques de la langue de tepu, on peut aussi être des êtres doués de sensibilité, parfois…
Très joli article, très jolie photo..
une jolie journée finalement 🙂
http://www.avant-cetait-mieux.fr/2010/09/27/a-tous-les-didier/#more-78
Bienvenue Anne. J’irais pas jusqu’à dire que c’était une jolie journée (c’est un peu difficile en ce moment), mais qu’elle a fini sur une note positive, en substance: secoue toi les miches, ma grande!!! 😉
C’est vrai, il y a des jours comme ça (les hormones ? de toute la famille ? peut-être…) et moi aussi, souvent, regarder le ciel me fait du bien. Même quand l’ange de Ginie n’y est pas.
Il y a en ce moment surtout mon manque de patience et de tolérance chronique dû à mon ambiance de travail. Mais le ciel, comme toi, m’apaise souvent. Il peut être tourmenté, noir, comme une mer déchaînée, et retrouver son calme quelques instants après.
Je me suis d’abord retrouvée dans votre histoire d’un soir… et puis j’avais vu aussi un joli ciel ce lundi… et puis, quel bel hommage de cette mère à son enfant, cet amour si grand. Je penserai à ce petit bout d’amour et aux autres anges quand je verrai des signes du ciel, désormais…
Bienvenue, Edwige. A vous aussi alors le ciel « parle »? 😉