Je faisais connaissance avec l’accent des Corbières en tentant de sustenter la marmaille ce jour là de choses dont la diététique est inversement proportionnelle à leur joie, quand la Zette m’apprit en même temps qu’elle ne pourrait pas nous rejoindre quelques jours plus tard, ET que je me trouvais à l’instant même à une trentaine de kilomètres seulement des pommes dans le panier sur la table de sa salle à manger.
N’écoutant que mon cœur intrépide, je repartis donc en sens inverse. J’avais déjà plus de mille bornes dans les pneus, je n’allais pas chicaner. Il me fut donné alors de vivre une expérience étrange. Une impression de m’enfoncer dans les entrailles de la France, croisement après croisement, avec la sensation que plus jamais je n’en sortirais.
Je ne savais pas qu’au même moment, la Zette écrivait
Elle ne le sait pas encore, mais je vais la kidnapper.
Elle n’en eut pas besoin, la Corbière le fit pour elle. Vigne après vigne, je suivis ses instructions, incrédule, légèrement angoissée, puis carrément oppressée, et finis par atterrir au centre du village, entre le lavoir et l’église, pile poil à l’heure de la sieste. Pas âme humaine qui vive.
On va devoir demander notre chemin aux chiens qui somnolent à l’ombre, les enfants !
Par chance, l’enfance est rebelle à la sieste des anciens. Deux enfants, plus très petites, pas encore grandes, jaillirent à cet instant de nulle part et s’approchèrent des intrus de la petite place, en face des pots de fleurs blancs…
-Tu connais la Zette ?
-C’est ma Tatie ! dit l’enfant blonde. Mais si c’est ta copine, alors je te connais aussi !
-Je ne crois pas, non…
Elle entreprit alors de me donner des explications déchiffrables uniquement par un autochtone, et moi de manoeuvrer mon char d’assaut dans des ruelles aussi étroites qu’un slim de Jane Birkin. Ni une, j’embarquai les deux sur la place passager, pendant qu’un chien aboyait la caravane passait à l’infraction, et c’est ainsi que les sept nains arrivèrent en haut d’un chemin escarpé que je n’aurais jamais sans doute trouvé seule, et que nous fîmes une entrée remarquée chez Tatie Zette, qui sortit de la maison en courant, ébahie et pas loin du fou rire.
Comment j’ai trouvé Zette ?
Par hasard.

à gauche la Zette 😉
&é&é (je m’y mets aussi)
Je tiens à préciser ici que c’est pas moi qui suit géante et obèse, mais elle qu’on met dans une valise sans la plier.
Je ne reconnais que l’as de trèfle dans le pré…;)
C’est fastoche: la Zette c’est celle qui a pas de seins du tout, et moi celle qui en a un tout petit peu.
Oarf.
*Vend contre bons soins lettres de bonnet de soutien-gorge*
A bonne entendeuse Salut ! 😉
Haaaaan moi qui croyait que ton pseudo venait de ce que tu avais dans le bonnet! 😀 😀 😀
Oui, quand je fais ma coquette c’est la lettre avouée du bonnet.:p
Ben non, Mrs B, j’étais pas là ! 😀
C’est vrai, ça tiens, où t’étais encore passée, toi, hein!
on voit pas bien les pieds de fenouil en revanche &é&é
Ils sont pas en fenouil mes pieds &é&é
Colchiques dans les prés… oui c’est vous les colchiques, parfaitement…
Colchique, voyons voir avec quoi ça rime, tiens….
Ah mais merde alors mais on voit UN PEU mes seins!
Y a de l’espoir!
(par contre, j’ai plus de ZZCC)
J’ai encore des pommes et miracle, après ton passage, ce que j’ai planté vit encore.
Dans le soutif, les pommes!
Moi je sais que c’est moi la reine. Pour le reste je sais pas.
Toi aussi t’es la reine des pommes? On s’en sort plus, là.
Peu importe qui est qui….vous êtes des vraies pitchounes !
(surtout celle de gauche, avec le spommes dans le soutif)
putain, le hasard fait vraiment bien les choses parfois !! 🙂 bises à vous deux!
Faut juste très fort le provoquer!
C’est frustrant vos têtes qui tombent à chaque photo, car finalement ce qui est intéressant chez l’autre c’est son visage non ? 🙂
C’est tragique ces décapitations en chaine on se croirait revenu sous la grande Terreur.
Mais c’est la Grande Terreur. De la perte d’anonymat!
(Les photos circulent sous le manteau, c’est plsu drôle – surtout quand on sait que LMJ ne porte rien sous son trench)
Ah ah ah et voilà comment va partir une rumeur !
Mon fils, celui qui est nerd (prononcez Neurde) sur les bords et au milieu, dit qu’il n’y aucun anonymat possible sur le Net.
Que le métier d’avenir c’est la réfection de e-virginité. ;):)
Tu peux me le prêter quelques jours? 😉
en fait, les blogueuses c’est pas qu’elles ont rien dans la tête. c’est juste qu’elles n’en ont pas.
si tu viens dans mon jardin, on fera des photos avec tête vue de dos, ça changera ! 🙂
Mon cul est très photogénique, je trouve.
Oh merde Zette, tu pèses 22 kilos ou bien ? 😉
Oui, pour 1m43.
Ah donc il n’y a pas que chez LMJ que les têtes sont tombées !
(t’as trouvé le chemin pour repartir ?)
A contrecoeur.
J’ai reconnu Zette!!! 😀
C’est vrai qu’elle tient dans la poche… 😉
Une Zette de poche, ça c’est pratique: je vais l’emmener partout.
Ah, mais c’est un tout petit bout de femme!
Et la cystite, ça va mieux? (On t’a jamais dit qu’il fallait aller faire pipi après la bête à deux dos? C’est le truc qui a fait disparaître les infections urinaires de ma vie.)
et en plus vous avez assorties vos tenues !!! : )
Moi, ce que j’aimerai voir, c’est la photo de Zette à côté de LMJ, parce que si je me souviens bien, c’est Mentalo qui paraissait toute petite à côté…
ou alors vous 3 ensemble.
Ah non ! ça poserait un problème technique pour les décapitations !
😀
[…] que je pleurerais. J’ai pas pleuré je suis pas une gonzesse bordel. Je crois que, à la fin de cette journée incroyable, j’étais passée au-delà de l’émotion descriptible. Je n’arrivais déjà même pas à […]
[…] le temps, et c’est pas que l’effet de la bouteille de ZiziCoincoin rescapée de mon expédition de […]
[…] quand ça me démange, j’embarque les enfants pour des vacances un peu bohèmes, un peu improvisées, mais toujours avec le même sentiment de […]
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