Ce matin le tonnerre grondait, faisant trembler les vitres. Nous attendions la pluie qui ne manquerait d’arriver quelques instants plus tard, le geste suspendu, vaguement inquiets de la violence des éléments qui se déchaîneraient devant nos yeux.
Ces quelques instants juste avant que l’irrémédiable ne se produise. Ces quelques instants où nous prenons enfin conscience du bonheur insouciant d’avant, qui ne reviendra jamais pareil. Ces quelques instants avant le déluge.
Après, les flaques comme les larmes finissent un jour par sécher, et le soleil par revenir. Mais toujours en mémoire reviendra ce matin d’orage où tout a changé.
J’ai pas de mots …
Vraiment Très joli! mais en m^me temps ça me rend triste ça me fait penser à
« Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?… »
j espère qu il « ne pleure pas dans ton coeur »
C’est mélancolique, ça va bien avec le temps…
Court, violent, mais salvateur.
Comme un orage d’été.
J’aime les écrits mélancoliques… C’est charmant !
Boule au ventre, sentiment d’impuissance…des pensées . Nouée.
Me fait penser à un morceau de Ligeti, bien sûr, je ne sais plus lequel…où l’idée consistait à rendre compte l’idée de la page blanche post-cataclysme… un peu comme le faux silence d’une corde de harpe vibrant encore longtemps après que le son ait été produit…
Pas mieux que Cléopat qui en réponse à ton joli billet, a donné une bien jolie réponse!
J’espère qu’il n’y a rien de grave, mais au vu de ce billet et du suivant (et des coms ci-dessus) je me demande… Tes textes sont beaux en tout cas.
Je comprends maintenant …..