Ils s’aimaient d’un amour tendre. Leur idylle avait débuté un jour d’Epiphanie, autour de la galette à la frangipane. Elle avait trouvé la fève, il était devenu son roi.
Elle lui envoyait des lettres enflammées, où elle lui contait son amour, lui promettant de l’aimer toujours, de l’attendre toute sa vie s’il le fallait : elle avait deux ans de plus que lui.
Il était heureux de sa présence, et répondait à ses lettres de son écriture mal assurée, même quand la distance des vacances les séparait. A tous ceux qu’il rencontrait, il ne parlait que d’elle.
Ils s’arrangeaient toujours pour se retrouver seuls afin d’échanger quelques baisers timides et purs. Ils avaient toujours l’un pour l’autre des petites attentions, des petits signes de complicité tendre, des petits cadeaux qu’ils fabriquaient le plus souvent de leurs mains.
Puis elle s’enticha d’un bad boy et s’éloigna imperceptiblement d’abord, plus franchement ensuite, le rejetant presque. Plus de lettres, plus de missives glissées en douce sous la porte qui faisaient autrefois sa joie.
C’est alors que mon Moelleux de pas encore sept ans connut son premier chagrin d’amour et que ses yeux bleus devinrent des océans.

Le Moelleux, ta mère a dû te le dire, cette fille n’était pas assez bien pour toi ! Des bisous collant pour ton cœur brisé.
collantS
Aie.
Pourquoi les filles sont toujours attirées par le bad boy de service ?
Surtout que le bad boy en question est vraiment bad!
Pov ptit chou. Gros bisous au moelleux de sa maman!
Je lui dirai que des tas de filles qu’il connaît pas lui font des bisous dans l’internet 🙂
Oooh, pauvre petit Moelleux ! Heureusement qu’il a une maman tendre qui saura trouver les mots pour le réconforter (même si, tout le monde le sait, quand on a un chagrin d’amour, on est sourd à tout le reste).
Pour le moment, je peine un peu à la tâche, je dois bien avouer. C’est pas du tout facile de trouver les mots qui parlent à un petit garçon de pas 7 ans…
Boule dans la gorge…
Oui… et ses larmes te passent direct l’envie de sourire de la situation (quand même, à 6 ans!).
Je reste sans voix devant tant de poésie…
C’est la vie, Moelleux. Tu finiras par l’oublier…
En tout cas, oublier le chagrin, j’espère 😉
C’est beau, c’est juste, c’est trop injuste … Pas hâte d’en arriver là moi !
J’ai rien vu venir, je me méfiais des ravages de l’aînöe… eh bien non! 😉
j’en ai le coeur fendu pour lui 🙁
Nous tous aussi… c’est important pour lui, alors ça doit l’être pour nous aussi.
TOUTES DES S….. sauf nous.
L’adage dit « à coeur vaillant rien d’impossible », je dirais plutôt « à coeur brisé rien d’impossible ».
Ouais, reviens chez Môman, tiens, ça vaut mieux. 😉
Pauvre petit coeur….encore trop naïf sur la sincérité amoureuse des nanas.
Ce n’était pas la bonne….et tu vas la trouver la sublime, celle qui est douce et belle comme môman !
Pour ça je ne m’inquiète pas 😉
Les peines des enfants me font toujours plus mal que celles des adultes, en général, d’autant plus quand on sent toute la tendresse de la maman derrière. Des bisous…
Les peines des enfants sont brutes, profondes, dénuées de tout calcul… mais heureusement relativement éphémères.
Je me souviens d’un chagrin d’amour profond à son âge. Et je retiens de cela que la douleur n’est pas moindre quand on est petit.
Je lui souhaite, à ce beau garçon tendre, d’oublier son chagrin et de retomber amoureux fou d’un cœur aussi tendre que le sien 🙂
Je crois que plus on est petit plus on croit que la douleur est insurmontable, en fait.
Pauvre petit bonhomme !
Ca doit être assez déroutant, et pour trouver les mots de réconfort… bon courage !
Une bise au petit Moelleux.