J’en avais fait le deuil, il y a longtemps. Je croyais avoir réglé cette histoire, une fois pour toutes. J’avais dit, c’est fini tout ça, on ne m’y reprendra plus. J’en ai eu ma dose, j’en ai eu assez. Quelle naïveté.
Il aura suffi de trois annonces autour de moi pour semer le doute, et réveiller la tempête dans mes hormones. Je crus même sentir pointer une légère montée de lait, tiens.
Je me suis imaginée le ventre rond à nouveau, la première rencontre, ses yeux dans les miens et ces émotions si fortes, à nulle autre pareilles. La fragilité de cette vie nouvelle dans mes bras, l’amour immense qui étouffe la fatigue, engourdit la raison.
Je regardai Ultime et je la trouvai soudain si grande. A la table de la cuisine, il reste encore de la place ; je crois que dans nos cœurs aussi.
Et puis les jours ont passé, j’ai trié les chaussettes minuscules pour les prêter. Le picotement a cessé, petit à petit. J’ai regardé mes enfants, tous si grands, je me suis demandé de quoi auraient l’air leurs frères et sœurs qui ne viendront pas. Et j’ai trouvé beau de pouvoir les imaginer, sans les désirer réellement. Il y a un temps pour faire des bébés, il y a un temps pour les voir grandir, les aider à devenir. Nous passons à autre chose, il est temps de se mettre en retrait pour les regarder être, vivre, aimer. Il est temps aussi de nous recentrer sur nous, et vivre l’or de l’automne de nos vies.
Il reste de la place à la table de la cuisine, pour accueillir les amis. Il reste de la place dans nos cœurs, pour accueillir ceux qui leur seront chers.
Je n’y suis pas encore, moi, clairement, mais de t’entendre en parler me rassure. Un jour, j’y arriverai à savourer l’automne de ma vie.
J’en suis sûre!
Que c’est beau…. ça me chatouille encore parfois aussi. Mais à bien y réfléchir, nous sommes aussi on complet tous les 4, prêts à profiter et aimer pleinement les autres !
Un jour on finit par se dire que les grands, c’est bien aussi 😉
des fois c’est exactement ce que je me dis. et puis parfois je laisse le doute planer en moi pour plus tard…
Oh mais elle est belle aussi cette période des rêves et des possibles!
Il est beau ce billet… Et si universel…
Désolée si je spoile, je ne sais pas si mon com est passé ou pas 😮
Il est joli ce billet <3 Et si universel…
C’est vrai qu’on passe toutes par cette phase étrange du renoncement…
Ça fait longtemps que je n’ai plus les ovaires qui frétillent lorsque je vois un nourrisson. Pour moi, la décision a été claire il y a longtemps, ce qui ne m’empêche pas de gagatiser gaiement quand je vois un bébé. Le bébé d’autres gens, plus pour moi, par choix.
J’aime beaucoup cette idée de les aider à devenir, c’est, je crois, ce qu’on essaye de faire tout au long de notre vie de parents…
C’est passionnant et pas simple du tout, par contre 😉
Ouiii ! Je me retrouve totalement dans tes mots. Ce picotement de désir m’a carrément fait peur à un moment donné (est-ce que j’aurais la force recommencer toute cette fatigue ?!) mais c’est si bon, tout compte fait, de les voir grandir, de passer à autre chose… Il y a un temps pour tout, comme tu le dis, et je me sens prête pour la phase suivante…
Je crois que c’est le souvenir de l’immense fatigue qui m’a remis les idées en place 😀
Bébé numéro 3 est arrivé et cette envie de bébé s’est bien calmée…:-) Même si 9 mois après cette naissance, parfois je pense avec tristesse que ce sera notre dernier bébé, surtout quand je donne les petits vêtements…Et dans ces moments là, je penserai votre beau texte qui donne envie de profiter à fond de ce bel automne qui s’ouvre à nous… Merci pour ces mots…
Chère petite à peine en été ,
l’automne allons bon ?Même la ménopause c’est encore l’été et tu verras un jour dans longtemps quand tu seras grand-mère tu te diras tiens voilà le printemps..Mon troisième petit enfant s’annonce et bien sûr je revis une grossesse à travers celle de mes filles ou de celle qui n’en a pas encore..Quoi on a mal aux seins ,ils ne sont pas juste gonflés ?Et tu vomis et tu rotes en plus?..Et notre cri du coeur de « mère » »Surtout ne crois pas q’in oublie tout juste après la naissance..Pour ma part j’adore voir évoluer mes filles ,mes neveux et nièces ,les petits enfants etc..Mais j’aime aussi gérer mon entreprise et ce depuis toujours..Alors ok 56 ans ,mais grâce à clairsonic et malgré ménopause précoce ,c’est l’été indien
Comme je ressens ce texte…Moi qui n’ai même pas eu la force nécessaire pour compter jusqu’à 2… Ce qui est important c’est de ne pas avoir de regrets mais c’est difficile d’en être sûre… L’automne de nos vies, que c’est joli et bien trouvé!
Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez, très chère. ;)))
Quel joli prose pour moi qui ait du mal à passer cette étape
Quelle jolie prose pour moi qui ai du mal à passer cette étape (sans faute c’est mieux ça m’apprendra à ne pas me relire)
que tes mots sont beaux…